Nanotechnologie auto-assemblable dans les vaccins ?

La nanotechnologie auto-assemblable dans les vaccins ?

Une étude de 2024 réalisée à l’aide d’un microscope extrêmement puissant a examiné le contenu de quatre vaccins Covid différents. Selon les auteurs, des nanostructures artificielles dites « auto-assemblantes » auraient été identifiées, prenant des formes variées allant des cristaux aux filaments, en passant par des spirales et des nanotubes. Ces structures n’auraient été trouvées que dans les flacons contenant de l’ARNm, et leur morphologie aurait évolué au fil du temps, se montrant particulièrement réactive aux champs électromagnétiques externes. Mais avant de tirer des conclusions hâtives, il convient d’examiner cette affirmation avec un regard critique.

Des résultats à prendre avec précaution

Plusieurs problèmes sérieux entourent cette étude. Tout d’abord, il n’existe aucune publication scientifique accessible pour la chercheuse en question, ce qui rend impossible toute vérification de son parcours ou de ses travaux antérieurs. Ensuite, cette personne est gynécologue de formation. Bien que cela ne soit pas rédhibitoire en soi, on souhaiterait idéalement que ce type d’analyse soit mené par des biologistes moléculaires disposant des ressources et des outils adéquats pour garantir la validité des résultats.

Par ailleurs, le laboratoire utilisé ne semble pas être enregistré, ce qui signifie qu’il est impossible de certifier que les manipulations ont été réalisées dans un environnement stérile. Les structures observées pourraient donc simplement être des artefacts, c’est-à-dire des éléments parasites apparus lors de la préparation des échantillons. La prudence s’impose donc quant à l’interprétation de ces résultats.

Des observations récurrentes malgré tout

Cela dit, même si l’on décide d’écarter cette étude particulière, il faut noter qu’elle n’est pas isolée. Plus de quarante à cinquante témoignages individuels de scientifiques et de cliniciens, disposant d’une expertise reconnue dans le domaine, auraient rapporté des observations similaires. Ils affirment avoir trouvé des structures nanométriques tridimensionnelles dans les flacons de vaccins, et certains auteurs ont émis l’hypothèse que ces structures ressembleraient à des nanofibres de carbone, voire à de l’oxyde de graphène.

L’oxyde de graphène ne figurant pas sur la liste officielle des ingrédients des vaccins, la question de sa présence éventuelle et de sa fonction mérite d’être posée. Et c’est ici que le sujet prend une tournure inattendue.

L’oxyde de graphène et les nanorobots

Il s’avère que les scientifiques travaillent avec l’oxyde de graphène depuis très longtemps, notamment dans le domaine des micro et nanorobots. Ces dispositifs sont de minuscules machines, invisibles à l’œil nu, qui peuvent être introduites dans le corps humain par injection, inhalation ou même ingestion. Elles peuvent être programmées pour agir sur des organes, des tissus ou même des cellules spécifiques, que ce soit pour l’administration ciblée de médicaments ou la modification de l’expression génétique.

Ces nanorobots nécessitent une source d’énergie externe pour fonctionner : chaleur corporelle, lumière UV ou, dans la majorité des recherches actuelles, des champs magnétiques externes. Ils peuvent également servir de biocapteurs, capables de recevoir des informations provenant de sources internes ou externes, puis de les retransmettre. On peut les comparer à de minuscules routeurs intracellulaires, capables d’absorber des radiations et de transmettre des données vers l’extérieur. Des chercheurs ont d’ailleurs récemment développé une sonde à contrôle à distance capable de cibler des cellules spécifiques.

Ce champ de recherche, connu sous le nom de nanorobotique, forme la base de ce que l’on appelle désormais l’Internet des nano-objets biologiques (Internet of Bio-Nano Things). Ce concept est envisagé comme un réseau hétérogène de dispositifs à l’échelle nanométrique et de composants biologiques communiquant par des moyens non conventionnels, notamment des communications moléculaires à l’intérieur du corps humain. L’objectif principal serait d’améliorer l’interaction directe et en temps réel avec les systèmes biologiques pour la surveillance et le contrôle de leurs dynamiques.

Les applications militaires de la nanotechnologie

Si cette technologie est présentée comme une avancée médicale révolutionnaire pour le traitement des maladies chroniques, elle suscite également un intérêt considérable dans le domaine militaire. Parmi les principaux financeurs de ces recherches figurent la DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency) et d’autres agences de renseignement militaire.

Dès 2006, un ouvrage intitulé Military Nanotechnology, Potential Applications and Preventive Arms Control abordait déjà ce sujet. Une section entière, titrée « Opérations contre les systèmes biologiques et les humains », décrivait comment les systèmes vivants pouvaient être influencés, endommagés ou éliminés grâce à la nanotechnologie militaire, par une variété de mécanismes. Le texte évoquait notamment l’obstruction des voies respiratoires, le blocage mécanique des articulations, mais aussi, à l’échelle cellulaire, la modification du métabolisme ou de l’ADN. Concernant les cellules nerveuses et le cerveau, il mentionnait explicitement l’interférence avec la perception, la pensée ou l’activité motrice, ainsi que le contrôle de l’humeur, des sensations de douleur et de la pensée.

Plus récemment, un livre blanc publié par un conseiller de l’OTAN, intitulé Cognitive Warfare, approfondit cette nouvelle frontière. L’auteur y explique comment la convergence de la nanotechnologie, de la biotechnologie, des technologies de l’information et des sciences cognitives, y compris les avancées en génomique, offre un potentiel considérable pour le développement de technologies à double usage. Selon ce document, ces technologies pourraient être utilisées pour affecter la mémoire, l’apprentissage, la vitesse cognitive, les cycles veille-sommeil, la fatigue, le contrôle des impulsions, l’humeur, l’anxiété, la prise de décision, la confiance, l’empathie, ainsi que les performances motrices.

De la guerre militaire au contrôle des populations ?

L’auteur de la vidéo soulève une question dérangeante : si ces technologies sont développées dans un contexte militaire contre des adversaires, qu’est-ce qui empêcherait qu’elles soient un jour employées contre des civils considérés comme dissidents ? Il rappelle que les États-Unis ont une longue histoire documentée d’expérimentations biologiques et chimiques menées sur leur propre population, et qu’ils disposent depuis longtemps de technologies de faisceaux électromagnétiques susceptibles d’avoir été utilisées contre des individus.

Selon lui, en croisant toutes ces données, à savoir les nanostructures découvertes dans certains lots de vaccins par de nombreux chercheurs indépendants, l’utilisation connue de l’oxyde de graphène dans la fabrication de nanorobots, et les programmes militaires documentés visant à influencer la cognition et le comportement humain, il devient raisonnable d’envisager la possibilité qu’une forme de nanotechnologie ait été intégrée, au moins expérimentalement, dans certains lots de vaccins.

Dépopulation ou contrôle comportemental ?

L’auteur se distancie cependant de la thèse de la dépopulation. Il note qu’une étude récente estime à environ 32 millions le nombre de décès excédentaires au cours des trois dernières années. Bien que ce chiffre soit terrible, il représente une fraction infime des 7 milliards d’êtres humains sur Terre, ce qui en ferait un outil de dépopulation particulièrement inefficace.

Son hypothèse privilégiée est plutôt celle d’un outil d’influence comportementale. Il suggère que cette nanotechnologie pourrait être utilisée pour influencer la cognition, les émotions, la pensée et la physiologie des personnes, en réponse à des champs électromagnétiques externes. Les individus porteurs de ces implants pourraient ainsi être potentiellement orientés dans leurs réactions face à certains événements, déclenchés d’une certaine manière pour adopter certains comportements, ou amenés à réagir de façon prédéterminée.

Il conclut en reconnaissant que tout cela reste à ce stade de la spéculation, mais que l’accumulation des indices est suffisamment troublante pour mériter attention et vigilance. Le simple fait que de telles recherches existent et soient financées par des complexes militaro-industriels est en soi remarquable, et les prochaines années permettront peut-être d’y voir plus clair.

Source : EONutrition