Vaccins : mythes salvateurs ou dogme scientifique ?

La science repose sur le doute permanent, l’examen critique des données et la remise en question des certitudes. Pourtant, le sujet des vaccins semble souvent échapper à cette règle fondamentale, traité comme un dogme qu’il ne serait plus nécessaire d’interroger. Une analyse approfondie des données historiques, des protocoles d’essais et des études disponibles révèle cependant de nombreuses zones d’ombre.

Les biais méthodologiques dans les essais liés au Covid-19

Les essais cliniques des vaccins contre le Covid-19 ont été conçus de manière à favoriser l’observation d’une efficacité. Les personnes vaccinées étaient testées beaucoup moins fréquemment que les non-vaccinées. Résultat : moins de cas détectés chez les vaccinés, ce qui a permis d’affirmer une protection importante. Cette asymétrie de dépistage a été renforcée par l’obligation légale du pass sanitaire, puis vaccinal, qui imposait davantage de contrôles aux personnes non vaccinées.

Ces biais ont été largement ignorés dans les analyses ultérieures prétendant démontrer l’efficacité de ces produits. Du côté des effets indésirables, le déni a également prévalu. Des travaux menés avec le chercheur belge Patrick Meyer ont toutefois mis en évidence une corrélation significative entre les campagnes de vaccination et la hausse de la mortalité en Europe. Ces études servent aujourd’hui de fondement à certaines victimes cherchant à obtenir justice.

Le Gardasil : un niveau de preuve insuffisant ?

Le vaccin contre les papillomavirus humains (HPV), commercialisé sous le nom de Gardasil, est présenté comme un moyen de prévenir le cancer du col de l’utérus. Pourtant, le lien de causalité entre l’infection au HPV et le cancer reste sujet à débat. Si le virus est associé à certaines lésions, la corrélation n’est pas systématique et la causalité manque d’arguments solides.

Les études d’efficacité reposent sur des marqueurs intermédiaires (infections ou lésions) plutôt que sur la survenue effective de cancers, et s’appuient sur des suivis relativement courts. Les protocoles de sécurité ont souvent comparé le vaccin à un adjuvant ou à un autre vaccin plutôt qu’à un véritable placebo inerte, masquant ainsi les effets indésirables communs. Des analyses suggèrent une incidence accrue d’événements graves. Des cas dramatiques, à l’instar du décès d’un collégien français après un malaise post-vaccinal, ont d’ailleurs été rapportés.

La mortalité infantile : une baisse antérieure aux campagnes de vaccination massives

L’argument le plus fréquemment avancé stipule que les vaccins auraient sauvé des millions de vies en faisant chuter la mortalité infantile. L’examen des courbes historiques invite toutefois à la nuance. En France, la mortalité infantile est passée d’environ 300 décès pour 1 000 naissances au début du XIXe siècle à 150 pour 1 000 au début du XXe siècle, puis à seulement 4 pour 1 000 en 2023.

La plus forte diminution s’est produite avant l’introduction massive des vaccins modernes : entre 1900 et 1945, ce taux est tombé de 150 à 50 pour 1 000. Les vaccins ont été rendus obligatoires de manière progressive : la variole en 1902, la diphtérie en 1938, le tétanos en 1940, le BCG en 1950, la poliomyélite en 1964 et la coqueluche en 1966. La plupart des vaccins figurant au calendrier actuel sont apparus bien plus tard.

Une étude récente, datant de 2025, analyse cette évolution sur plus d’un siècle et met en exergue l’amélioration de l’hygiène, l’accès à l’eau potable, la pasteurisation, la nutrition, l’éducation ainsi que les progrès socio-économiques comme facteurs principaux. La baisse de la mortalité a concerné toutes les tranches d’âge, y compris les adultes de 45 ans, ce qui rend difficile l’attribution de ce phénomène à la seule vaccination des nourrissons.

Rougeole : déclin avant le vaccin et possible transfert de codage

Aux États-Unis, la mortalité liée à la rougeole avait déjà été divisée par 200 avant l’introduction du vaccin en 1963, passant de 10 à 0,2 décès pour 100 000 personnes. L’argument subsistant repose sur la forte diminution du nombre de cas déclarés après cette date.

Cette chute coïncide cependant avec un changement majeur dans les pratiques de déclaration. En 1963, une importante épidémie de rubéole a été observée, bien plus sévère que celles des années précédentes, conduisant le CDC à mettre en place une surveillance spécifique à partir de 1966. Ce phénomène rappelle le « transfert de codage » observé en 2020 et 2021, période durant laquelle les symptômes grippaux ont massivement été enregistrés comme des cas de Covid-19.

De nombreuses autres maladies infantiles provoquent de la fièvre et des éruptions cutanées : scarlatine, rubéole, varicelle, roséole, etc. Le diagnostic médical, particulièrement après le lancement d’une campagne vaccinale massive, a pu être influencé par ce contexte.

Sécurité : l’absence d’études comparatives à long terme

L’avocat Aaron Siri a adressé des questions officielles au CDC concernant les preuves d’efficacité et de sécurité des vaccins infantiles. Les réponses obtenues ont révélé l’absence d’études de cohorte à long terme comparant des enfants vaccinés à des enfants non vaccinés. L’affirmation d’une parfaite innocuité repose donc sur une base scientifique fragile.

Plusieurs travaux ont mis en évidence la présence d’aluminium en quantité importante dans le cerveau de personnes autistes. Or, l’aluminium est largement utilisé comme adjuvant dans de nombreux vaccins. Le médecin et chercheur Michel de Lorgeril a également rappelé une étude de 2011 démontrant, au sein des pays développés, une corrélation surprenante : plus le nombre de vaccins recommandés chez l’enfant est élevé, plus le taux de mortalité infantile tend à l’être également.

La science exige-t-elle le doute ou l’obéissance ?

Des ouvrages tels que Vaccination, la grande désillusion ou Tortues jusqu’en bas soulignent les limites méthodologiques récurrentes des essais vaccinaux : suivis trop courts, absence de placebo neutre et difficulté à isoler l’effet spécifique des vaccins au milieu des multiples améliorations sanitaires du XXe siècle.

Affirmer de manière catégorique que les vaccins ont sauvé des millions de vies sans disposer d’études comparatives rigoureuses à long terme relève davantage de la foi que de la démarche scientifique. Poser des questions, exiger des protocoles transparents, des études indépendantes et des suivis prolongés ne constitue pas une position « antiscience ». C’est, au contraire, l’essence même de la méthode scientifique.

La véritable démarche scientifique accueille le doute comme une composante indispensable, au lieu de le rejeter comme une menace.