Depuis sa cellule, Reiner Fuellmich lance : « Les monstres ne m’ont pas eu… et ils vont payer ! »

Depuis sa cellule, Reiner Fuellmich lance : « Les monstres ne m'ont pas eu… et ils vont payer ! » | FranceSoir

Depuis sa cellule de prison en Allemagne, l’avocat Reiner Fuellmich a fait parvenir une déclaration particulièrement virulente à ses dizaines de milliers d’abonnés. Datée du 19 avril 2026, cette prise de parole conserve une ligne offensive inchangée, et ce, malgré plus de deux années d’incarcération.

L’ancien animateur du Comité Corona y affirme que ni son procès ni ses conditions de détention n’ont entamé sa détermination. Il évoque même des « monstres » qui ne sont pas parvenus à le briser et qui, selon lui, devront rendre des comptes.

Un parcours marqué par la controverse

Reiner Fuellmich, avocat spécialisé dans les actions collectives, s’était illustré pendant la pandémie de Covid-19 en fondant, avec d’autres, le Corona Investigative Committee. Cette initiative visait à rassembler des preuves en vue d’engager des poursuites internationales contre les responsables politiques, scientifiques et économiques de ce qu’il considérait comme la plus grande fraude de l’histoire.

Des dons conséquents ont été récoltés pour financer ces travaux. En Allemagne, la justice lui reproche toutefois d’avoir détourné une partie de ces fonds par le biais de contrats de prêt fictifs, accordés à lui-même ainsi qu’à des proches. En avril 2025, un juge l’a condamné à une peine de prison ferme. Reiner Fuellmich a toujours contesté ces accusations, y voyant un procès politique destiné à le réduire au silence.

Deux éléments qui, selon lui, font basculer l’affaire

Dans sa nouvelle déclaration, l’avocat affirme que deux faits récents renforcent considérablement sa position et lui permettent de préparer une action civile en dommages et intérêts qu’il qualifie d’indestructible.

Le premier a trait à son ancienne collègue, Viviane Fischer. Fin décembre 2025, cette dernière a publié un article dans lequel elle indique explicitement que les fameux contrats de prêt étaient « des contrats fictifs ». Or, lors du procès, les témoignages de Viviane Fischer, de Justus Hoffman et d’Antonia Fischer s’étaient révélés plus ambigus. Pour Reiner Fuellmich, cette déclaration tardive constitue la preuve que plusieurs personnes ont menti sous serment. Il accuse le juge Schindler d’avoir fondé sa décision sur un « accord secret implicite » qui n’aurait jamais existé, ni par écrit ni à l’oral. Il réclame ainsi l’ouverture d’enquêtes pour faux témoignage et entrave à la bonne marche de la justice.

Le second élément renvoie à une ordonnance du tribunal de Göttingen. Reiner Fuellmich y voit la confirmation que ses persécuteurs, notamment ceux qui ont orchestré son extradition du Mexique en 2023, appartiennent à un réseau lié à l’affaire Jeffrey Epstein, ou le protègent. Il évoque des abus rituels sur enfants, des investissements massifs des ultra-riches durant la pandémie, et cite nommément les fichiers Epstein ainsi que le rôle présumé de Bill Gates. Il promet que tout cela fera l’objet d’investigations et sera exposé dans les moindres détails, en dehors des systèmes judiciaires qu’il juge corrompus.

« Tout cela va être investigué et exposé dans les moindres détails. »

La « torture blanche » et la résistance

Reiner Fuellmich décrit ses conditions de détention comme sadiques et sataniques : isolement prolongé, privations sensorielles et pressions psychologiques permanentes, ce qu’il qualifie de white torture. Malgré cela, il martèle n’avoir jamais été brisé.

« Pour rassurer tout le monde, je suis toujours debout. Rien de ce que les monstres ont fait pour me briser et me faire taire n’a fonctionné. »

Ces épreuves l’ont même convaincu, affirme-t-il, que l’incarcération n’est pas la solution. Les « monstres » seront, selon lui, éliminés autrement. Il conclut sur une vision optimiste :

« Nous allons vivre dans un monde humain, propre… notre monde, sans aucun monstre. »

Une affaire qui continue de diviser

Pour ses nombreux soutiens, cette déclaration confirme que l’affaire dépasse le simple cadre d’un litige financier. Ils y voient la persécution d’un lanceur d’alerte par ce qu’ils appellent le deep state, déterminé à punir celui qui souhaitait traduire en justice les responsables de la gestion de la pandémie.

Ses détracteurs estiment, au contraire, que ces propos relèvent de la théorie du complot, mêlant un dossier judiciaire concret à des accusations plus vastes et infondées (rituels, « mangeurs de bébés », affaire Epstein). Les autorités allemandes maintiennent, quant à elles, qu’il s’agit d’une affaire de droit commun portant sur des détournements de dons.

Quoi qu’il en soit, même derrière les barreaux, Reiner Fuellmich continue de mobiliser une partie de l’opinion publique. Son action civile révisée et sa volonté de contourner les juridictions traditionnelles pourraient relancer les débats dans les mois à venir.

Sa ténacité, reconnue y compris par ceux qui ne partagent pas ses analyses, retient l’attention. Reste à savoir si les nouveaux éléments qu’il avance résisteront à l’épreuve des faits et à une justice qu’il accuse d’être compromise.

Source : francesoir.fr