
La vitamine C (ou ascorbate) est présente dans tous les grands compartiments de la peau humaine. Son rôle biologique est bien établi : elle soutient les processus liés au collagène dans les fibroblastes, aide à neutraliser le stress oxydatif et peut influencer le comportement des kératinocytes. Pourtant, la plupart des discussions grand public se concentrent sur la vitamine C topique, car on suppose souvent que l’absorption des nutriments par la peau via la circulation sanguine est limitée ou irrégulière.
Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Investigative Dermatology aborde directement cette question. Les auteurs ont d’abord cartographié les niveaux de vitamine C dans les différentes couches de la peau humaine, puis mené une intervention pilote simple : des participants présentant un faible taux de vitamine C ont consommé deux kiwis SunGold par jour pendant 8 semaines (soit environ 250 mg de vitamine C par jour), tandis que les chercheurs mesuraient les changements dans les taux de vitamine C cutanée et la fonction de la peau.
Les résultats ont été sans appel : l’apport alimentaire en vitamine C a augmenté les niveaux de vitamine C dans la peau et a été associé à des améliorations mesurables de la densité cutanée et de la prolifération des cellules épidermiques.
La vitamine C des kiwis augmente dans le sang et la peau
Sur le site d’intervention où les prélèvements sanguins et cutanés ont été réalisés (cohorte complète, n=12), les résultats après 8 semaines de consommation de deux kiwis par jour ont montré des augmentations claires :
La vitamine C plasmatique est passée de 62 à 80 μM — soit une augmentation d’environ 29 %.
Cette hausse systémique s’est traduite par des changements mesurables dans l’environnement cutané :
La vitamine C dans le liquide interstitiel de la peau (liquide de phlyctène) est passée de 56 à 79 μM — soit une augmentation d’environ 41 %.
La vitamine C épidermique (tissu du toit de la phlyctène) est passée de 63 à 79 nmol/g — soit une augmentation d’environ 25 %.
En résumé : il ne s’agissait pas simplement d’une modification des taux sanguins. Les chercheurs ont pu démontrer que la vitamine C augmentait bien dans les tissus cutanés et les compartiments liquidiens associés à la peau après une intervention alimentaire basée sur un aliment naturel.
Amélioration des marqueurs de structure et de régénération cutanée
Après l’intervention de 8 semaines, deux indicateurs fonctionnels de la peau ont significativement augmenté dans la cohorte complète :
La densité cutanée, mesurée par échographie, est passée de 0,154 à 0,228 unités — soit une augmentation d’environ 48 %. Les auteurs décrivent cette « densité » ultrasonore comme reflétant la concentration en protéines structurelles au sein du derme.
La régénération/prolifération des cellules épidermiques a augmenté, mesurée par l’intensité de coloration Ki-67 (passant de 21,06 à 27,42) — soit une augmentation d’environ 30 %.
Ces deux changements — l’un structurel et l’autre cellulaire — évoluent dans un sens cohérent avec le rôle connu de la vitamine C dans la biologie des fibroblastes et de l’épiderme.
Conclusion
Après seulement 8 semaines de consommation de deux kiwis SunGold par jour, les participants ont observé :
- Une augmentation d’environ 29 % de la vitamine C plasmatique
- Une augmentation d’environ 41 % de la vitamine C interstitielle cutanée
- Une augmentation d’environ 25 % de la vitamine C épidermique
- Une augmentation d’environ 48 % de la densité cutanée mesurée par échographie
- Une augmentation d’environ 30 % du signal de prolifération épidermique (Ki-67)
Cette étude apporte la preuve que le statut en vitamine C n’est pas qu’un simple argument marketing en soins de la peau. La vitamine C alimentaire pénètre bel et bien dans la peau humaine, et cette augmentation est corrélée à des modifications des marqueurs structurels et de renouvellement cutané en un temps relativement court.
Source : thefocalpoints.com








