La consommation fréquente de nourriture épicée est liée à une plus longue vie

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La consommation très régulière de nourriture pimentée serait « associée » à une plus grande longévité et à un risque moindre de cancers, maladies coronariennes et respiratoires, selon une étude chinoise publiée le 4 août.

« Notre analyse a montré une corrélation inverse entre la consommation de nourriture épicée et la mortalité globale ainsi qu’avec certaines cause de décès (cancers, maladies coronariennes et maladies respiratoires) », soulignent le groupe de chercheurs dans un article publié par la revue britannique BMJ.

En pratique, sur un échantillon de près d’un demi-million de Chinois suivis sur plusieurs années, l’étude montre que « ceux qui consomment une nourriture épicée presque tous les jours ont 14% de chance en moins de décéder comparé à ceux qui mangent épicé moins d’une fois par semaine ».

Cette association vaut aussi bien pour les hommes que pour les femmes et s’avère plus forte pour ceux qui mangent épicés et qui ne boivent pas d’alcool.

De même, la consommation fréquente de nourriture épicée est spécifiquement associée à un risque moindre de décès par cancer, maladie coronarienne et maladie respiratoire.

« Ces résultats vont dans le sens de précédents travaux montrant de potentiels effets protecteurs sur la santé humaine des aliments épicés », indique l’équipe internationale dirigée par des chercheurs de l’Académie chinoise des sciences médicales, qui signe l’article.

Le principal composant du piment -de très loin l’épice la plus consommée en Chine- est la capsaïcine qui, d’après les chercheurs, pourrait avoir des effets anti-obésité, anti-inflammatoire, antioxydant et anti-cancer. Ainsi, ces travaux font directement écho à une autre étude publiée en mai 2014 dans la revue Cell et qui mettait en évidence un mécanisme propre à allonger l’espérance de vie de souris. En supprimant chez ces rongeurs un récepteur à la douleur (le TRPV1), les scientifiques avaient constaté une longévité supérieure de 14% en moyenne par rapport à des souris « normales ». Or, ce récepteur à la douleur notamment présent dans la peau et dans les nerfs est justement détruit par… la capsaïcine.

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Sources:
www.bmj.com
hsph.harvard.edu
AFP

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