
Et si certains traitements anciens, peu coûteux et apparemment efficaces, étaient tout simplement ignorés — voire interdits — par la médecine officielle ? C’est le constat provocateur que dresse le docteur Vincent Reliquet, médecin généraliste exerçant depuis plus de vingt ans à Tourcoing, dans le nord de la France. À travers ses Chroniques de médecine contestataire, il passe en revue une série de pratiques médicales oubliées ou marginalisées, et pose des questions dérangeantes sur les raisons de leur mise à l’écart.
Un médecin sous pression
Le Dr Reliquet n’est pas un inconnu des instances médicales françaises. Membre du comité médical de l’Association internationale de médecine scientifique indépendante et bienveillante (IMSIB), il pratique notamment l’hydrotomie percutanée — une technique d’injection de sérum marin utilisée depuis plus de 120 ans — et milite activement pour la déprescription médicamenteuse. Des positions qui lui valent un harcèlement administratif et judiciaire de la part de l’Ordre des médecins : il est actuellement sous le coup d’une interdiction d’exercice de trois ans et d’une menace d’amende avoisinant les 200 000 euros.
Pourtant, aucun de ses patients ne s’est jamais plaint de lui. Beaucoup viennent de l’autre bout de la France, voire de l’étranger, pour bénéficier de ses soins. Lui-même est venu à l’hydrotomie par nécessité personnelle : souffrant de lombalgies sévères au point d’envisager la chirurgie, il a guéri en six semaines grâce aux sérums marins, après avoir rencontré le Dr François Épineuze, un phllébologue parisien qui avait connu un parcours similaire — passant de la morphine quotidienne à la guérison complète.
L’hypothyroïdie : quand la norme biologique remplace le patient
Le premier chapitre du tome 3 s’attaque à un sujet qui concerne des millions de personnes : l’hypothyroïdie. Le Dr Reliquet explique que les traitements anciens donnaient parfois de meilleurs résultats que les molécules actuelles, et que la médecine moderne a commis une erreur fondamentale en réduisant le diagnostic thyroïdien à un simple chiffre : la TSH (thyréostimuline).
Selon la norme actuelle, une TSH comprise entre 0,4 et 4 signifie que tout va bien. En dessous, on parle d’hyperthyroïdie ; au-dessus, d’hypothyroïdie. Le problème, selon le médecin, c’est que de nombreux patients présentant une TSH dans les normes se sentent très mal, tandis que d’autres affichant des valeurs très élevées se portent parfaitement bien. Il cite le cas d’un patient avec une TSH à 250 qui se déclarait en pleine forme.
Avant l’existence de ce dosage sanguin, les médecins étaient contraints de pratiquer un véritable examen clinique, d’écouter leurs patients, de les interroger en profondeur. Aujourd’hui, déplore-t-il, l’interrogatoire médical a quasiment disparu. Et les femmes en sont les premières victimes : lorsqu’elles expriment un mal-être malgré une TSH normale, on leur répond trop souvent que c’est dans leur tête. L’affaire du changement de formule du Levothyrox, qui a provoqué des centaines de milliers de plaintes, illustre parfaitement cette faillite du système.
Maux de ventre et anti-ulcéreux : l’outrance industrielle
Le deuxième chapitre aborde les douleurs d’estomac à travers une perspective historique passionnante. Le Dr Reliquet retrace l’évolution de la conservation alimentaire — du sel au sucre, de l’alcool au froid, puis aux conserves — et ses conséquences sur le système digestif humain. Puis il s’attaque aux médicaments anti-ulcéreux, parmi les plus vendus au monde, dont les indications ont été élargies bien au-delà de leur cible initiale pour des raisons purement commerciales. Des médicaments efficaces dans des cas précis, mais prescrits massivement à des doses inadaptées et pour des pathologies qui ne les justifient pas.
Soigner par le froid : des bains glacés à la chirurgie cérébrale
Le livre explore ensuite les vertus thérapeutiques du froid. Le Dr Reliquet rappelle que la France a été pionnière en matière d’hibernothérapie : on refroidissait les patients à 15 degrés pour réaliser des opérations cérébrales, avec un électrocardiogramme et un électroencéphalogramme totalement plats pendant 30 à 50 minutes, avant de les réchauffer progressivement.
Il évoque aussi le cas fascinant de Wim Hof, l’Iceman néerlandais capable de rester près de deux heures dans une eau à moins 5 degrés — alors que les passagers du Titanic mouraient en vingt minutes dans une eau entre 0 et 5 degrés. La différence réside dans la maîtrise du nerf vague, de la fréquence cardiaque et de la vasoconstriction cutanée, un entraînement progressif accessible à tous. Le médecin recommande de commencer simplement par 10 secondes d’eau froide sur le visage et la nuque en fin de douche, en augmentant très graduellement.
La chaleur contre le cancer : efficace mais interdite en France
Le volet consacré à la chaleur est peut-être le plus explosif du livre. Le Dr Reliquet y détaille les travaux d’Alexandre Salmanov, un scientifique russe émigré en France, qui utilisait des bains de térébenthine à 40-41 degrés avec des résultats thérapeutiques remarquables. Ces techniques, qui ont fait fureur jusqu’aux années 1960, ont ensuite mystérieusement disparu.
Plus frappant encore : en Allemagne, des cliniques proposent aujourd’hui des traitements mixtes associant vitamine C en intraveineuse et hyperthermie pour traiter des cancers graves, avec des résultats tangibles sur la rétrocession tumorale. Ces deux approches — vitamine C en intraveineuse et thérapie par la chaleur — sont toutes deux interdites en France. Le médecin s’interroge : pourquoi accepte-t-on des chimiothérapies hors de prix tout en refusant des traitements moins coûteux, potentiellement plus efficaces et moins toxiques ?
Et le plus simple reste la bouillotte de nos grands-mères : posée sur le ventre après un repas, suivie d’une sieste d’une demi-heure, elle accélère considérablement la digestion et soulage le foie.
Le cholestérol : une arnaque à grande échelle ?
Le chapitre sur le cholestérol est tout aussi percutant. Le Dr Reliquet affirme que la communauté médicale mondiale s’est laissée berner depuis l’après-guerre par un discours alarmiste sur le cholestérol, dont la supercherie a été démontrée dans les années 2015-2020. Pourtant, les prescriptions n’ont pas diminué. Les médicaments anticholestérol, qui pèsent des milliards d’euros sur les comptes sociaux, provoquent selon lui du diabète, des démences, des insuffisances rénales, des atteintes hépatiques, des ruptures tendineuses et des crampes invalidantes qui empêchent les patients de faire du sport — précisément ce qui les sauverait.
La question centrale qu’il pose est simple : quand on prend un médicament anticholestérol, vit-on plus longtemps ? Il présente dans son livre une trentaine d’études internationales, initialement compilées par le cardiologue Michel de Lorgeril, qui apportent une réponse sans ambiguïté.
Musique, protéodies et expériences de mort imminente
Le tome 3 s’aventure également sur des terrains inattendus. Un chapitre entier est consacré aux effets thérapeutiques de la musique. Mozart revient systématiquement dans les études : les humains comme les animaux — vaches, éléphants, oiseaux, chiens — réagissent positivement à ses compositions. Plus stupéfiant, la société Genodics utilise des protéodies (séquences sonores ciblées) pour moduler la croissance des végétaux, réduire le besoin en pesticides et même couper le gène de la soif chez des plants de tomates en Afrique, leur permettant de survivre malgré le manque d’eau.
Enfin, un chapitre sur les expériences de mort imminente (EMI) clôt l’ouvrage. Le Dr Reliquet y présente une littérature scientifique abondante, publiée dans des revues internationales avec comité de lecture, documentant des témoignages cohérents depuis le 12e siècle. La question qu’il soulève est vertigineuse : si le cerveau est en arrêt complet — électroencéphalogramme plat — comment peut-il produire ces expériences ? Et si ce n’est pas le cerveau, d’où viennent-elles ?
Source : Editions MarcoPietteur
