« On est en état de choc permanent ! » – Henrion-Caude/Marian

« On est en état de choc permanent ! » – Henrion-Caude/Marian

Les révélations qui secouent actuellement les États-Unis au sujet des vaccins contre le Covid-19 relancent un débat que beaucoup pensaient clos. Entre la publication de courriels internes de la FDA, les auditions au Sénat et la décision américaine de quitter l’OMS, deux voix particulièrement attendues se sont exprimées : celle de la scientifique Alexandra Henrion-Caude et celle de l’avocate Maud Marian.

Le 29 avril 2026, le sénateur républicain Ron Johnson a rendu publics des courriels internes de la Food and Drug Administration. Ces documents montrent que, dès mars 2021, le médecin en chef chargé de la pharmacovigilance, le docteur Annas Farsman, avait alerté à plusieurs reprises au sujet de signaux graves : crises cardiaques, paralysie de Bell et morts subites d’origine cardiaque, particulièrement chez les jeunes. Selon les éléments présentés, ces alertes auraient été minimisées par l’administration Biden.

Le secrétaire américain à la Santé, Robert Kennedy Jr, a quant à lui officialisé le retrait des États-Unis de l’Organisation mondiale de la santé, effectif depuis le 22 janvier 2026, au nom de la souveraineté nationale et du refus de laisser la politique de santé publique être dictée par des instances non élues.

Le point de vue juridique de Maud Marian

Avocate en droit des affaires internationales et en droit pénal des affaires, membre du collectif Les 300, Maud Marian défend depuis plusieurs années des victimes des vaccins et des soignants suspendus. Pour elle, ces éléments venus d’outre-Atlantique, bien qu’officiels, ne constituent pas une surprise pour ceux qui suivent le dossier depuis le début.

Elle rappelle que de nombreuses procédures demeurent en cours en France, tant sur le volet indemnitaire pour les soignants suspendus que sur la responsabilité des laboratoires ou des autorités de santé. Cependant, les magistrats français maintiennent souvent qu’« en l’état de la science de 2021 », les décisions ont été prises de bonne foi. Cette posture rend difficile l’utilisation directe des documents américains devant les tribunaux hexagonaux, d’autant que l’administration Trump et ses alliés font l’objet d’une forte défiance au sein de certains milieux judiciaires français.

Maud Marian insiste sur la nécessité de ne rien lâcher. Les recours indemnitaires contre l’État pour les suspensions abusives, les dossiers des victimes des vaccins et même les non-lieux prononcés devant la Cour de justice de la République peuvent être rouverts si de nouveaux éléments pertinents apparaissent. Elle met en garde contre l’amnésie collective : le sujet n’est pas derrière nous, et la tendance à imposer des vaccins dans des conditions discutables persiste, comme l’ont montré les récents débats autour de la vaccination antigrippale obligatoire pour les soignants.

Aux États-Unis, elle estime probable que ces auditions débouchent sur des mises en examen, notamment à l’encontre des laboratoires et des responsables institutionnels qui les ont soutenus. Un grand procès contre Pfizer et consorts outre-Atlantique aurait, selon elle, des répercussions inévitables en Europe.

Alexandra Henrion-Caude : « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil »

Spécialiste de l’ARN, chercheuse et fondatrice de l’Institut de Recherche SimplissimA, Alexandra Henrion-Caude réaffirme avec force ce qu’elle avance depuis 2020 dans son ouvrage Les Apprentis sorciers : la plupart des informations présentées aujourd’hui comme des révélations étaient déjà accessibles et connues.

Elle cite la page 38 de son livre, qui mentionnait déjà quatorze décès de jeunes âgés de 12 à 17 ans survenus peu après les injections. Elle rappelle avoir alerté très tôt quant aux caractéristiques biologiques du virus, qui ne correspondent pas à une origine purement naturelle, ainsi que sur les recherches de gain de fonction menées à Wuhan, sur les chercheurs du laboratoire tombés malades à l’automne 2019 et sur l’absence de preuves solides d’une origine naturelle en dépit des affirmations officielles.

Pour elle, le véritable tabou qui persiste est celui de l’impact profond de ces injections à ARN messager sur le patrimoine génétique humain. Elle évoque un silence assourdissant entourant la modification de l’espèce, ainsi que les questions de clonage et d’eugénisme liées à certains acteurs tels que Jeffrey Epstein, dont les connexions avec le monde de la recherche n’ont jamais été pleinement explorées.

Alexandra Henrion-Caude critique sévèrement l’échec de l’intelligence scientifique face à ces technologies. Elle regrette que de nombreux collègues aient refusé le dialogue, en dépit de ses appels répétés depuis 2021 pour venir en aide aux patients souffrant d’effets secondaires persistants. Elle pointe également du doigt la poursuite du développement des vaccins à ARN messager aux États-Unis, en Russie et en Chine, et ce, malgré les signaux alarmants.

Identité numérique, données de santé et souveraineté individuelle

Les deux invitées convergent sur un point essentiel : le Covid n’a été qu’une porte d’entrée vers des projets de contrôle plus vastes. L’identité numérique, les carnets de santé dématérialisés et les plateformes telles que Doctolib, qui centralisent des données sensibles, représentent selon elles une menace majeure.

Alexandra Henrion-Caude invite chacun à écrire régulièrement aux organismes concernés pour exiger la suppression de ses données personnelles. Maud Marian abonde dans ce sens : il est urgent de retrouver sa souveraineté sur sa santé, ses choix médicaux et ses informations personnelles.

« On est en état de choc permanent », constate Maud Marian. L’avalanche d’informations contradictoires et les crises successives (guerres, économie, santé) maintiennent la population dans un état de sidération qui empêche toute réflexion sereine et approfondie.

Face à cela, les deux femmes appellent à la vigilance, au devoir de mémoire et à l’action concrète. Que ce soit par le biais de pétitions, d’initiatives scientifiques telles que la référence à la conférence d’Asilomar de 1975 sur les risques liés aux modifications génétiques, ou simplement par le refus de l’oubli, il s’agit de ne pas laisser faire ce qui est en train de se jouer.

Les récentes tribunes de figures scientifiques et politiques qui défendent encore massivement la vaccination, sans apporter d’arguments nouveaux, démontrent selon elles que le camp officiel se trouve de plus en plus sur la défensive.

Source : Tocsin