
Êtes-vous fatigué de vous sentir léthargique, de lutter contre vos symptômes de neuropathie et d’avoir l’impression d’avoir l’esprit embrumé ? Le secret pour éliminer tout cela pourrait bien se trouver dans votre cuisine.
Plutôt que de couvrir les aliments anti-inflammatoires les plus connus comme le curcuma, le gingembre ou le saumon sauvage, explorons les héros méconnus qui se cachent dans votre réfrigérateur et qui ont le pouvoir d’éteindre les flammes de l’inflammation.
Les avocats : des alliés insoupçonnés
Ces fruits à peau épaisse, mieux connus pour leur association avec la cuisine mexicaine, sont de véritables centrales anti-inflammatoires. Les avocats contiennent des acides gras monoinsaturés bons pour le cœur, ainsi que de nombreux antioxydants, des fibres, du magnésium, du potassium, de la lutéine et des vitamines B, C, A et E.
Ce qui rend les avocats particulièrement efficaces contre l’inflammation, ce sont les polyphénols qu’ils contiennent. Ces agents puissants ont la capacité de réduire les enzymes responsables de la production de prostaglandines pro-inflammatoires.
Les champignons : une surprise nutritionnelle
Les champignons regorgent de composants anti-inflammatoires tels que les polysaccharides, qui inhibent les composés inflammatoires dans le corps. Ils contiennent également des composés phénoliques et indoliques qui peuvent neutraliser les espèces réactives de l’oxygène, responsables de dommages significatifs aux nerfs et autres cellules.
Fait surprenant : les champignons sont la seule source non animale de vitamine D. Bien que tous les champignons aient des propriétés anti-inflammatoires bénéfiques, les composés les plus riches se trouvent dans les reishi et les queue de dinde. Pour maintenir leur valeur nutritionnelle, cuisez-les à feu moyen ou doux.
Le thé vert : une boisson thérapeutique
Le thé vert contient des composés antioxydants appelés catéchines, dont la plus active est l’EGCG (épigallocatéchine-3-gallate). Cette substance réduit significativement l’oxydation et l’inflammation en diminuant les cytokines pro-inflammatoires et le stress oxydatif.
Pour une efficacité maximale, optez pour le thé matcha, qui est de la poudre de feuilles de thé vert. Boire la feuille entière délivre une puissance plus forte d’EGCG.
Quelques conseils importants pour le thé vert : choisissez toujours du thé biologique, ne portez jamais l’eau à ébullition complète (160 à 180°F ou 71 à 80°C suffisent), attention au taux de caféine du matcha qui est plus élevé que celui du café, et surtout, ne mélangez jamais de lait à votre thé vert car cela diminue significativement les niveaux d’EGCG.
Les baies : des protectrices neurologiques
Les baies sont riches en anthocyanes, acide caféique, catéchines, quercétine et tanins, tous des composés anti-inflammatoires puissants. Ces super-aliments non seulement éteignent l’inflammation, mais offrent également un effet neuroprotecteur significatif sur les nerfs périphériques et les neurones du système nerveux central.
La recherche a montré qu’elles peuvent protéger contre les maladies neurodégénératives comme Alzheimer, la SLA, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson et l’ataxie cérébelleuse.
Les oignons rouges : champions de la quercétine
Tous les oignons contiennent un flavonoïde anti-inflammatoire puissant appelé quercétine, mais les oignons rouges ont la plus forte concentration. Un petit oignon rouge contient entre 45 et 50 milligrammes de quercétine.
La quercétine est si efficace parce qu’elle limite les leucotriènes, les prostaglandines et les histamines qui peuvent faire exploser l’inflammation. Important : la quercétine peut être considérablement réduite pendant la cuisson. Il est préférable de consommer les oignons rouges crus ou de les ajouter en fin de cuisson.
Les câpres : des concentrés de quercétine
Ces petits boutons floraux non mûris du câprier méditerranéen sont de véritables super-aliments. Préparez-vous à être surpris : 100 grammes de câpres contiennent 365 milligrammes de quercétine, soit six fois plus qu’un petit oignon rouge pour un poids moindre.
Les câpres peuvent être ajoutées aux salades, sur le poisson ou la viande, ou utilisées dans les plats italiens. Elles sont également approuvées pour le régime cétogène.
Le romarin : protecteur neuronal
Cette herbe incroyable a des effets antimicrobiens, anti-inflammatoires et antioxydants sur le système nerveux. Les études cliniques ont montré que le romarin joue un rôle important dans l’inversion de l’inflammation, diminue la douleur et protège les neurones.
Au-delà de la réduction de l’inflammation dans le système nerveux périphérique, le romarin peut également diminuer l’inflammation cérébrale et améliorer la cognition chez les personnes âgées. Il excelle aussi dans la protection du foie, qui joue un rôle significatif dans la modulation de la douleur.
Les épinards : régénérateurs nerveux
Ce légume est une source riche de folate, vitamines B1, B2, B6 et d’acide alpha-lipoïque, ce qui le rend excellent pour la régénération et le fonctionnement des nerfs. Les épinards contiennent de la lutéine, qui protège les nerves des dommages oxydatifs et de l’ischémie.
Bien que communément associée à la santé oculaire, la lutéine protège les nerfs de l’inflammation chronique en diminuant l’interleukine-6, une cytokine pro-inflammatoire.
Toniques anti-inflammatoires favoris
Limonade verte
Cette boisson se consomme à raison de 120 à 180 ml chaque matin à jeun. Vous aurez besoin d’un extracteur de jus et des ingrédients suivants : 5 à 8 pommes rouges biologiques, 2 citrons verts pelés, 2 citrons pelés et épépinés, deux morceaux de 15 cm de gingembre frais pelé, 5 feuilles de chou frisé avec tiges, un bouquet d’épinards biologiques avec tiges, un bouquet de coriandre avec tiges, un bouquet de persil italien et un grand concombre anglais.
Découpez tous les produits, retirez le cœur et les pépins des pommes, puis passez le tout à l’extracteur. Cette recette donne environ deux bouteilles de 950 ml. Conservez ce jus dans un récipient hermétique en verre et consommez-le dans les 24 heures.
Thé au curcuma et citron
Vous aurez besoin d’une cuillère à soupe de curcuma frais râpé, une cuillère à soupe de gingembre frais râpé, le jus d’un citron et son zeste, 3 tasses d’eau filtrée, et optionnellement 1 à 2 cuillères à café de sirop d’érable ou miel cru et une pincée de poivre de Cayenne.
Portez à frémissement à feu moyen sans atteindre l’ébullition complète pour préserver les antioxydants. Laissez mijoter 15 minutes, éteignez le feu, filtrez le liquide et servez. Le reste se conserve 2 à 3 jours au réfrigérateur.
Les nerfs périphériques sont les tissus qui guérissent le plus lentement dans le corps, il vaut donc la peine d’utiliser votre alimentation pour vous aider dans cette bataille et possiblement accélérer le processus de guérison. Plus vous apporterez de changements à votre alimentation, meilleure sera votre récupération.
