Le débat sur l’utilisation de l’ivermectine dans le traitement du cancer refait surface avec force, porté notamment par les travaux du docteur William Makis, médecin canadien spécialisé en radiologie, oncologie et médecine nucléaire. Ce praticien, qui a publié plus de 100 articles scientifiques et réalisé plus de 10 000 diagnostics de cancer, dirige aujourd’hui ce qu’il présente comme la plus grande clinique mondiale dédiée à l’usage de l’ivermectine contre le cancer.
Un soutien politique inédit en Floride
L’annonce du gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a marqué un tournant : plus de 60 millions de dollars seront investis dans la recherche sur les antiparasitaires comme traitement du cancer, avec un budget global de près de 300 millions de dollars pour la recherche oncologique. Cette initiative, menée en collaboration avec le chirurgien général de Floride, le docteur Joseph Ladapo, représente une première aux États-Unis.
Selon le docteur Makis, ce type de recherche devrait être mené depuis longtemps par les grands centres de cancérologie américains comme le MD Anderson, le Memorial Sloan Kettering ou la Mayo Clinic. L’ivermectine fait l’objet de plus de 400 études précliniques publiées à ce jour, dont beaucoup concluent à la nécessité de mener des essais sur l’homme.
Le poids de l’industrie pharmaceutique
Le médecin canadien explique que les grands centres anticancéreux fonctionnent selon des directives fournies par des institutions comme l’American Cancer Society, elles-mêmes financées par l’industrie pharmaceutique. Ces directives privilégient des médicaments coûteux comme le Keytruda, le Kisqali ou l’Opdivo, qui peuvent atteindre des centaines de milliers de dollars par an.
Les oncologues, contraints de suivre ces protocoles stricts sous peine de sanctions de leur ordre professionnel, ne pratiqueraient plus véritablement la médecine selon une approche scientifique individualisée, mais deviendraient essentiellement des prescripteurs de traitements standardisés. Cette situation serait directement liée aux intérêts financiers des laboratoires pharmaceutiques, qui privilégient les médicaments brevetés et onéreux.
L’ivermectine : un médicament aux multiples facettes
L’ivermectine, qui a valu un prix Nobel à ses découvreurs en 2015 et figure sur la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé, a été administrée à plus de 4 milliards de personnes dans le monde. Le docteur Makis insiste sur le fait qu’il s’agit d’un médicament humain, et non d’un simple vermifuge pour animaux comme certains l’ont présenté.
Le médecin utilise également deux autres antiparasitaires dans ses protocoles : le mébendazole et le fenbendazole, tous deux appartenant à une classe similaire mais possédant des mécanismes d’action légèrement différents. Le mébendazole figure également sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS.
Des mécanismes d’action prometteurs
L’ivermectine agirait sur le cancer selon plusieurs mécanismes distincts. Elle bloquerait notamment la voie PAC-1, impliquée dans la prolifération tumorale, ce qui permettrait de stopper la croissance non seulement des cancers, mais aussi de tumeurs bénignes comme les fibromes, les lipomes ou les méningiomes.
Plus remarquable encore, l’ivermectine ciblerait les cellules souches cancéreuses, ces cellules qui ne se divisent pas rapidement et échappent donc à la chimiothérapie classique. Ces cellules souches représentent la principale cause des récidives cancéreuses, car elles peuvent rester dormantes pendant des années avant de proliférer à nouveau et de provoquer des métastases.
Le médicament possèderait également d’autres propriétés anticancéreuses : il inverserait la résistance des cellules cancéreuses aux traitements, sensibiliserait les tumeurs à la radiothérapie, inhiberait la formation de nouveaux vaisseaux sanguins alimentant la tumeur, et bloquerait les enzymes permettant aux cellules cancéreuses de se détacher et de métastaser.
Des résultats cliniques encourageants
Le docteur Makis rapporte avoir suivi plus de 6 500 patients au cours des 14 derniers mois. Il décrit des cas où les oncologues, stupéfaits, affirment n’avoir jamais vu de tels résultats en 30 ans de carrière, avec des cancers disparaissant après seulement deux à quatre cycles de chimiothérapie combinée à l’ivermectine.
Le médecin ne préconise pas nécessairement l’abandon de la chimiothérapie, mais plutôt l’ajout des antiparasitaires aux traitements conventionnels pour en améliorer l’efficacité. Certains patients choisissent toutefois de suivre uniquement un protocole à base d’antiparasitaires, notamment ceux qui ne supportent pas les effets secondaires de la chimiothérapie.
Les résultats seraient particulièrement impressionnants lorsque le traitement est entrepris précocement. Des patients atteints de cancer de la prostate au stade 1 auraient été guéris après quelques mois d’ivermectine et de fenbendazole, sans chirurgie ni radiothérapie. Des patientes avec un cancer du sein auraient vu leurs tumeurs réduire considérablement avant l’opération, permettant un déclassement du stade et évitant des traitements plus lourds.
L’artemisia annua, autre piste négligée
Le docteur Makis mentionne également l’artemisia annua, plante médicinale ayant également valu un prix Nobel et utilisée par l’OMS pour traiter le paludisme à grande échelle. Cette plante possèderait des propriétés anticancéreuses, mais reste interdite comme médicament en Europe, où seul l’artémisinine, un de ses composés isolés, est autorisée dans certains traitements.
D’autres substances courantes comme la vitamine C, la vitamine D, la metformine ou l’aspirine feraient également partie des protocoles recommandés et présenteraient une activité anticancéreuse démontrée.
Le problème des brevets et du financement
Le brevet de l’ivermectine, détenu initialement par le laboratoire Merck, a expiré en 1996. Ce statut de médicament générique bon marché explique, selon le docteur Makis, l’absence totale d’essais cliniques à grande échelle chez l’homme. Sans perspective de profit, l’industrie pharmaceutique ne financerait pas ces recherches, malgré les centaines d’études précliniques prometteuses.
Les seules données humaines disponibles se limitent à quelques rapports de cas, dont une série portant sur trois patients atteints de leucémie, dont deux ont obtenu une forme de rémission. L’absence d’essais contrôlés randomisés à grande échelle constitue une lacune majeure dans la démonstration de l’efficacité de ces traitements.
Un appel à consulter plus tôt
Le docteur Makis déplore que les patients viennent le consulter très tardivement, après avoir épuisé les quatre ou cinq lignes de traitement proposées par les oncologues conventionnels. À ce stade avancé, souvent avec des métastases aux os, au foie ou au cerveau, le traitement devient beaucoup plus difficile.
Son message est clair : ne pas attendre que l’oncologue annonce qu’il ne reste que quelques mois à vivre, mais essayer ces médicaments repositionnés plus tôt dans la prise en charge. Les résultats semblent d’autant meilleurs que le cancer est diagnostiqué à un stade précoce.
Des questions en suspens
Malgré l’enthousiasme du docteur Makis et l’initiative floridienne, de nombreuses questions demeurent sans réponse. L’absence d’essais cliniques rigoureux empêche de connaître précisément l’efficacité réelle de ces traitements, leurs limites, les dosages optimaux et leur capacité à prévenir les récidives sur le long terme.
Le suivi des milliers de patients traités par le docteur Makis permettra peut-être d’apporter des éléments de réponse, mais seules des études méthodologiquement solides, comme celles qui devraient être financées en Floride, pourront établir scientifiquement la place de ces antiparasitaires dans l’arsenal thérapeutique contre le cancer.
Pour conclure sur les travaux du Dr William Makis, ardent défenseur de l’usage de l’ivermectine et d’autres traitements prometteurs tels que le fenbendazole ou le mébendazole dans la lutte contre le cancer, je vous invite à consulter son blog : makisw.substack.com. Oncologue chevronné et voix critique en santé publique, il y partage des analyses approfondies, des études de cas et des mises à jour exclusives sur ces approches alternatives. Abonnez-vous dès aujourd’hui pour ne rien manquer de ses analyses percutantes !
Source : Vivre sainement
