Des mails d’Epstein prouvent que tout était prévu depuis 10 ans ! – Franck Zeiger

Le docteur Franck Zeiger, médecin généraliste et coordinateur d’un EHPAD en Seine-Saint-Denis, auteur de Vous savez docteur, cela fait longtemps que je suis vieille et de Covid-19 : résistance virale, les chroniques censurées d’un médecin de terrain, livre une analyse sans concession sur ce qu’il perçoit comme un continuum inquiétant : des mails d’Epstein évoquant la préparation aux pandémies dès 2015, en passant par la gestion controversée du Covid dans les EHPAD, jusqu’à la loi sur l’euthanasie actuellement en discussion. Son témoignage, recueilli par la chaîne Tocsin, met en lumière une logique de renoncement aux soins qu’il juge profondément mortifère.

Des mails d’Epstein qui interrogent

Parmi les documents rendus publics figurent des courriels de Jeffrey Epstein datant de 2015 et 2017. Le premier, adressé à Terje Rod-Larsen, alors directeur général de l’Institut international de la paix, contient un projet d’ordre du jour pour une réunion sur la préparation aux pandémies. Epstein y évoque les prochaines étapes, notamment la manière d’impliquer officiellement l’OMS et la Croix-Rouge, suggérant même un partenariat de type co-branding entre ces organisations.

Le second mail, daté de mars 2017 et destiné à Bill Gates, fait référence à une simulation de pandémie. Pour le docteur Zeiger, ces échanges démontrent qu’une réflexion structurée autour des pandémies existait bien avant l’apparition du Covid-19 et que les événements qui ont suivi n’étaient pas le fruit du hasard.

Du H1N1 au Covid : un processus corrigé et perfectionné

Franck Zeiger établit un parallèle éclairant entre la gestion du H1N1 et celle du Covid. Il se souvient personnellement de l’épisode H1N1 : alors qu’il était en consultation un samedi matin, deux gendarmes étaient venus le chercher pour l’emmener dans un gymnase où il avait fait le pied de grue, faute de volontaires à la vaccination. Le rapport du Sénat sur cette période avait d’ailleurs mis en lumière les dysfonctionnements.

Pour le Covid, le système avait été considérablement amélioré, selon le médecin : au lieu d’envoyer des gendarmes, on a envoyé de l’argent. Rémunérer généreusement les professionnels de santé s’est avéré bien plus efficace que la contrainte physique. Le docteur Zeiger y voit la preuve d’une forme de programmation, où les erreurs du passé ont été méthodiquement corrigées pour obtenir de meilleurs résultats.

Le Rivotril et la culture du renoncement

Au cœur de la critique du docteur Zeiger se trouve ce qu’il appelle l’apprentissage du renoncement. La gestion du Covid, selon lui, n’a pas été guidée par un principe de combat contre la maladie, mais par une logique d’abandon thérapeutique : rester chez soi, prendre du Doliprane, renoncer à chercher des traitements actifs. Et lorsque les patients allaient mal, la réponse proposée était le Rivotril pour abréger les souffrances.

Il rappelle le paradoxe criant de la Haute Autorité de santé qui, pendant le Covid, exigeait des études en double aveugle contre placebo pour des médicaments connus depuis plus de 50 ans comme l’hydroxychloroquine ou l’ivermectine, mais qui est désormais mandatée pour élaborer des protocoles de cocktails létaux dans le cadre de la loi sur l’euthanasie.

Le pharmacien Éric Mercier, également cité dans l’émission, alerte sur l’utilisation du midazolam en sédation profonde. Selon ses observations, cette molécule attaque le parenchyme pulmonaire : les poumons se remplissent de liquide et la personne meurt noyée, en suffoquant pendant des heures, voire des jours entiers. Une réalité bien éloignée de l’image d’une mort douce et paisible que l’on présente au public.

La loi euthanasie : une porte grande ouverte

Le docteur Zeiger déconstruit méthodiquement le récit qui accompagne la loi sur l’euthanasie. On présente cette législation comme une réponse à d’horribles souffrances, mais le texte parle en réalité d’affection grave et incurable, ce qui est fondamentalement différent. Il rappelle que selon la définition de l’OMS, on peut être en bonne santé tout en ayant une maladie grave et incurable. La corrélation automatique entre maladie grave et incurable et euthanasie lui paraît donc profondément choquante.

Fort de son expérience, il témoigne : chaque année, il accompagne entre 15 et 20 personnes en fin de vie. Les cas de souffrances véritablement insupportables et impossibles à soulager, il affirme ne pas les connaître. Lorsque les patients sont correctement accompagnés en soins palliatifs, l’envie de mourir disparaît.

Le mécanisme du suicide appliqué à l’euthanasie

Le médecin propose une démonstration particulièrement percutante en s’appuyant sur la psychologie du suicide. Face à des difficultés, une personne dispose initialement de 10 à 15 choix possibles. Parmi eux figure le suicide, mais celui-ci reste un frein moral puissant car il est reconnu comme inacceptable dans toutes les sociétés et toutes les religions. Les choix se réduisent progressivement : de 10-15 à 4-5, puis à 3, et le suicide n’arrive qu’en dernier recours, précisément parce que la société pose des garde-fous.

En introduisant l’euthanasie comme un choix valorisé et facilité dès le départ, on bouleverse complètement cette mécanique. Le résultat prévisible : une multiplication par trois ou quatre des fins de vie provoquées. Le docteur Zeiger cite l’exemple du Canada, où 5 % des décès sont désormais liés à l’euthanasie, un chiffre qui dépasse la mortalité de nombreuses maladies.

L’euthanasie tue plus que beaucoup de maladies.

La loi, telle qu’elle est rédigée, comporte selon lui très peu de garde-fous. Elle prévoit même que l’assurance décès reste valable en cas d’euthanasie, ce qui crée une incitation perverse : une personne endettée pourrait considérer qu’en se faisant euthanasier, elle rend service à sa famille en faisant disparaître ses dettes. Plus alarmant encore, un jeune de 18 ans pourrait se faire euthanasier sans que ses parents en soient informés, le médecin n’ayant pas le droit de les prévenir, et la décision pouvant être prise en 48 heures.

L’instinct de vie contre la culture de la mort

Face à cette ambiance qu’il qualifie de mortifère, Franck Zeiger revendique un instinct de vie. Son métier quotidien consiste à accueillir des personnes ayant perdu beaucoup de capacités et à travailler sur ce qui reste. Il rappelle qu’un professeur de médecine avait calculé que le cerveau humain compte environ 100 milliards de neurones. Même chez les patients atteints de démence sévère, dont le cerveau pèse jusqu’à 40 % de moins, il reste encore 60 milliards de neurones et donc d’immenses capacités.

Sa conviction est claire : si l’on développe véritablement les soins palliatifs, la question de l’euthanasie ne se pose tout simplement pas. Elle ne concerne que des cas marginaux, et légiférer sur des cas marginaux ne peut mener qu’à des dérives.

La plainte contre le docteur Vardon

Interrogé sur sa plainte contre le docteur Vardon, qui avait déclaré vouloir refuser les patients non vaccinés aux urgences, Franck Zeiger explique que le conseil de l’Ordre a classé l’affaire. L’argument avancé : le nombre de plaignants étant trop important, le dossier a été mis de côté. Le docteur Vardon a été protégé par son statut d’agent administratif, sa déclaration ayant été considérée comme relevant d’une mission de service public. Le recours est désormais porté auprès du ministère de la Santé, dont le médecin attend le retour.

Source : Tocsin