La mammographie peut provoquer le cancer du sein

La mammographie provoque le cancer du sein | NaturalHealth365

La mammographie, cet examen radiographique du sein, est largement prĂ©sentĂ©e par la mĂ©decine conventionnelle comme le principal outil de dĂ©pistage du cancer du sein. L’American Cancer Society et le National Comprehensive Cancer Network recommandent un dĂ©pistage annuel dès l’âge de 40 ans, tandis que le groupe de travail amĂ©ricain sur les services prĂ©ventifs (USPSTF) prĂ©conise un examen tous les deux ans Ă  partir de 50 ans.

Si les recommandations varient d’un organisme Ă  l’autre, tous reconnaissent que cet examen soulève des prĂ©occupations. Des dĂ©saccords persistent parmi les experts quant Ă  la capacitĂ© rĂ©elle de la mammographie Ă  dĂ©tecter le cancer du sein invasif. La question fondamentale demeure : les bĂ©nĂ©fices surpassent-ils vĂ©ritablement les risques ?

En rĂ©alitĂ©, un nombre croissant d’Ă©tudes dĂ©montrent que le dĂ©pistage mammographique prĂ©sente des dĂ©fauts majeurs, exposant les femmes Ă  de sĂ©rieux risques pour leur santĂ© et augmentant mĂŞme le risque de cancer.

Le carcinome canalaire in situ : un « cancer de stade zéro » traité de manière agressive

Le carcinome canalaire in situ (CCIS) dĂ©signe une croissance anormale de cellules formant une lĂ©sion de 1 Ă  1,5 centimètre de diamètre. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un cancer Ă  proprement parler, environ 25 % des nouveaux diagnostics de cancer du sein (soit 60 000 cas par an) entrent dans cette catĂ©gorie.

Les donnĂ©es scientifiques indiquent que moins de la moitiĂ© des cas de CCIS Ă©voluent vers un cancer invasif. Certains experts estiment donc qu’il devrait ĂŞtre reclassĂ© comme une affection non cancĂ©reuse et recommandent une simple surveillance attentive plutĂ´t qu’un traitement agressif. Pourquoi en effet soumettre une patiente qui n’a pas de cancer Ă  une chimiothĂ©rapie ou une radiothĂ©rapie, des traitements qui fragilisent durablement le système immunitaire ?

Les partisans de la mammographie affirment pourtant sauver des vies grâce Ă  la dĂ©tection et au traitement prĂ©coces du CCIS. Ils le considèrent comme un Ă©tat prĂ©cancĂ©reux, un « cancer de stade zĂ©ro », potentiellement dangereux s’il n’est pas traitĂ©, et prĂ©conisent donc les mĂŞmes protocoles que pour un cancer invasif.

Comme le soulignait Time Magazine : « Le cancer a un problème de langage. Une femme de 57 ans atteinte d’un CCIS de bas grade qui ne deviendra presque certainement jamais invasif entend le mĂŞme mot qu’une femme de 34 ans prĂ©sentant des mĂ©tastases qui la tueront. C’est dĂ©routant pour des patientes conditionnĂ©es Ă  traiter chaque diagnostic de cancer comme une urgence, dans un monde qui rĂ©agit encore au cancer comme s’il s’agissait du dĂ©but de la fin. »

La dernière vague de controverse autour du traitement du CCIS a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par une Ă©tude publiĂ©e dans JAMA Oncology. Après une analyse sur 20 ans portant sur 100 000 femmes diagnostiquĂ©es avec un CCIS, le taux de mortalitĂ© par cancer du sein de ces patientes s’est avĂ©rĂ© identique Ă  celui de la population gĂ©nĂ©rale, soit 3,3 %.

Les radiations ionisantes de la mammographie : un facteur de risque avéré

Alors que plusieurs organisations, comme la fondation Susan G. Komen for the Cure, font activement la promotion du dĂ©pistage mammographique, il est paradoxal de constater que les appareils de mammographie exposent chaque femme au risque mĂŞme qu’elles cherchent Ă  prĂ©venir. Les radiations ionisantes utilisĂ©es pour dĂ©tecter les tumeurs constituent un facteur de risque reconnu de dĂ©veloppement du cancer du sein. De surcroĂ®t, la compression mĂ©canique intense exercĂ©e sur le tissu mammaire lors de l’examen pourrait potentiellement favoriser la dissĂ©mination de cellules cancĂ©reuses dĂ©jĂ  prĂ©sentes.

Après plusieurs Ă©tudes, l’UniversitĂ© Cornell a Ă©tabli que les personnes exposĂ©es aux radiations ionisantes Ă©mises par des appareils comme le mammographe s’exposent Ă  un risque accru de cancer du sein. Les chercheurs ont prĂ©cisĂ© que « le tissu mammaire fĂ©minin est extrĂŞmement sensible aux effets des radiations » et qu’il reprĂ©sente « l’un des tissus les plus sensibles Ă  l’action cancĂ©rigène des radiations ionisantes ». Ils ont Ă©galement rĂ©vĂ©lĂ© qu’un dĂ©lai minimal de cinq Ă  dix ans est nĂ©cessaire pour que se dĂ©veloppe un cancer du sein induit par les radiations.

Leur conclusion est sans Ă©quivoque : plus le niveau d’exposition aux radiations est Ă©levĂ©, plus le risque de cancer du sein augmente. Chaque examen mammographique accroĂ®t ce risque, en particulier lorsque le dĂ©pistage est rĂ©alisĂ© durant les phases de stimulation Ĺ“strogĂ©nique et de prolifĂ©ration tissulaire qui surviennent au cours des cycles menstruels.

La prévention reste préférable à la détection

Si la dĂ©tection prĂ©coce du cancer du sein peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e par mammographie, elle ne constitue en aucun cas une « prĂ©vention ». Ce sont les choix de mode de vie qui permettent vĂ©ritablement de prĂ©venir le cancer et les maladies chroniques en gĂ©nĂ©ral. Il est essentiel de privilĂ©gier une alimentation composĂ©e d’aliments complets et biologiques, de boire suffisamment d’eau pure, de pratiquer une activitĂ© physique rĂ©gulière, de dormir correctement et de gĂ©rer son niveau de stress.

Source : naturalhealth365.com