Traitements anticancĂ©reux : l’alternative Ă  400 euros que l’industrie ignore

Traitements anticancéreux : l'alternative à 400 euros que l'industrie ignore

Dans un rĂ©cit documentĂ© par Mary Beth Pfeiffer, une rĂ©alitĂ© troublante Ă©merge dans le domaine de l’oncologie. Mike Ridgway, un ancien programmeur informatique du Tennessee, a traitĂ© son lymphome prĂ©coce avec l’Ă©quivalent de deux boĂ®tes Ă  chaussures de mĂ©dicaments en provenance d’Inde. En l’espace de onze mois, ses trois scanners TEP sont passĂ©s d’un pronostic sombre Ă  une normalitĂ© totale.

Son secret ? Des mĂ©dicaments anciens, tombĂ©s dans le domaine public et totalement absents des radars de l’oncologie classique : l’ivermectine, le fenbendazole (un mĂ©dicament vĂ©tĂ©rinaire) et la colchicine. Le coĂ»t total de ce traitement s’est Ă©levĂ© Ă  400 dollars pour six mois. En comparaison, les produits pharmaceutiques standards pour un lymphome prĂ©coce coĂ»tent en moyenne 12 396 dollars par an aux États-Unis.

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Il n’est pas surprenant de constater que les mĂ©dicaments anticancĂ©reux reprĂ©sentent la plus grande source de revenus de l’industrie pharmaceutique, gĂ©nĂ©rant 160 milliards de dollars de ventes annuelles, soit 20 % des revenus mondiaux liĂ©s aux mĂ©dicaments.

Une alternative soutenue par la recherche

Les donnĂ©es cliniques prĂ©liminaires soutiennent de plus en plus l’utilisation de mĂ©dicaments dits non cancĂ©reux dans un cadre hors AMM (autorisation de mise sur le marchĂ©) contre de multiples types de tumeurs, comme le rapportait en 2019 la revue scientifique Frontiers in Pharmacology. Le principal obstacle Ă  la poursuite de ces recherches reste le faible coĂ»t de ces mĂ©dicaments dont le brevet a expirĂ©, rendant les essais cliniques peu rentables sur le plan Ă©conomique.

C’est dans ce contexte qu’intervient le Dr Darrell DeMello, mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste depuis trente-cinq ans, qui a dĂ©veloppĂ© une pratique non traditionnelle depuis son cabinet de tĂ©lĂ©mĂ©decine Ă  Mumbai, en Inde. Bien qu’il admette qu’il reste beaucoup Ă  apprendre, il offre Ă  ses patients une ressource inestimable : du temps. Sur seize patients en phase terminale traitĂ©s avec son cocktail ivermectine-fenbendazole, treize ont survĂ©cu de six Ă  dix mois de plus que prĂ©vu, et un patient atteint d’un cancer du pancrĂ©as a survĂ©cu plus d’un an.

L’espoir fondĂ© sur la science

Cette troisième option thĂ©rapeutique repose sur des bases scientifiques concrètes. De multiples Ă©tudes en laboratoire et sur des animaux ont dĂ©montrĂ© que l’ivermectine et le fenbendazole peuvent tuer les cellules cancĂ©reuses. Une Ă©tude portant sur trois cas de cancer a mĂŞme montrĂ© une rĂ©ponse complète. De plus, une revue scientifique de 2024 a conclu que le fenbendazole Ă©tait sĂ»r et qu’il Ă©tait crucial de mener des essais cliniques pour Ă©valuer ses effets anticancĂ©reux.

Les preuves concernant l’ivermectine soutiennent Ă©galement un passage rapide aux essais cliniques. Actuellement, seulement deux essais cliniques testent l’ivermectine en association avec des mĂ©dicaments anticancĂ©reux traditionnels.

Face Ă  la lenteur de la recherche institutionnelle, des cliniciens vont de l’avant. Le Dr Mollie James, dont la clinique James voit affluer les patients en quĂŞte d’alternatives, utilise l’ivermectine tout en mettant en garde contre les fausses promesses de remèdes miracles vĂ©hiculĂ©es sur les rĂ©seaux sociaux. De son cĂ´tĂ©, le Dr Pierre Kory de la Leading Edge Clinic a traitĂ© environ soixante-quinze cas de cancer. Il utilise notamment le propranolol, un anxiolytique possĂ©dant les preuves cliniques les plus solides qu’il ait vues en oncologie, incluant des essais observationnels.

Il est Ă  noter que le mĂ©bendazole (un cousin du fenbendazole approuvĂ© pour l’usage humain) fait partie d’une Ă©tude prometteuse sur le glioblastome. Une autre Ă©tude teste actuellement neuf autres mĂ©dicaments hors brevet pour ce mĂŞme cancer du cerveau.

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L’avantage majeur : l’absence d’effets secondaires lourds

Le constat du Dr Kory est clair : si les tumeurs ne fondent pas toujours de manière spectaculaire, ces traitements permettent souvent de contrôler la maladie sans provoquer de métastases ni aggraver les symptômes. Surtout, contrairement aux traitements conventionnels, ces médicaments ne rendent pas les patients malades.

La chimiothĂ©rapie et la radiothĂ©rapie infligent presque toujours des dommages collatĂ©raux majeurs : fatigue extrĂŞme, perte de cheveux, nausĂ©es, infections, neuropathie. Selon une vaste Ă©tude, 10 Ă  20 % des patients atteints de cancer sont hospitalisĂ©s en raison des toxicitĂ©s liĂ©es Ă  la chimiothĂ©rapie. Parmi eux, 10 % en meurent, pour un coĂ»t moyen de 19 000 dollars par hospitalisation, comme l’ont rĂ©vĂ©lĂ© deux Ă©tudes distinctes.

Des parcours de patients remarquables

Le Dr DeMello s’Ă©tait dĂ©jĂ  illustrĂ© en 2020 et 2021 en traitant 26 000 cas de Covid-19 avec un protocole centrĂ© sur l’ivermectine, avec un taux de rĂ©ussite exceptionnel (seulement 25 dĂ©cès), et ce, malgrĂ© les campagnes de dĂ©nigrement de la FDA qui avait qualifiĂ© l’ivermectine de pâte pour chevaux, une affirmation qu’elle a finalement rĂ©tractĂ©e suite Ă  des poursuites judiciaires.

C’est cette confiance qui a poussĂ© Mike Ridgway Ă  suivre les conseils du Dr DeMello, refusant une biopsie risquĂ©e au profit d’un diagnostic par scanner TEP. En moins d’un an sous protocole, son cancer avait disparu des Ă©crans de contrĂ´le.

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L’histoire de Rohini Hughes est tout aussi poignante. Ă‚gĂ©e de cinquante-trois ans et atteinte d’un cancer du cĂ´lon avancĂ©, on ne lui donnait que quelques jours Ă  vivre fin 2023. Sans assurance maladie, elle a commencĂ© le protocole du Dr DeMello en mars 2024. Bien qu’elle ne soit pas guĂ©rie et souffre encore, elle est aujourd’hui stabilisĂ©e. Hughes, qui avait livrĂ© un tĂ©moignage devant le Congrès en 2019 sur sa situation familiale difficile, affirme que ces mĂ©dicaments lui ont littĂ©ralement sauvĂ© la vie.

L’approche mĂ©tabolique : affamer le cancer

Les mĂ©decins pionniers dans ce domaine s’accordent sur un point crucial : les mĂ©dicaments seuls ne suffisent pas. Ils soutiennent la thĂ©orie selon laquelle le cancer est une maladie mĂ©tabolique qui se nourrit du glucose issu des glucides.

Pour accompagner les traitements, un changement drastique d’alimentation est souvent prĂ©conisĂ©, privilĂ©giant les protĂ©ines et rĂ©duisant massivement les glucides (rĂ©gime cĂ©togène ou carnivore). Le Dr DeMello adapte ses protocoles en fonction des patients, mais voici les bases de son approche :

Protocole de base :

  • Ivermectine : 1 mg Ă  1,5 mg par kilo de poids corporel par jour, initialement pendant 60 jours.
  • Fenbendazole : 222 mg, deux le matin et deux le soir pendant 60 jours.
  • Colchicine : 0,5 mg par jour.
  • Vitamine C en intraveineuse selon les besoins.

Protocole pour le stade 4 :

  • Colchicine : 0,5 mg (deux le matin, une le soir) pendant 60 jours.
  • Ivermectine : 12 mg (trois le matin, trois le soir Ă  jeun) pendant 60 jours.
  • Fenbendazole : 222 mg (deux après le petit-dĂ©jeuner, deux après le dĂ®ner) pendant 60 jours.
  • Famotidine : 40 mg (une fois par repas) pendant 5 jours pour les problèmes d’aciditĂ©.

Bien que le recul manque encore pour garantir l’absence de rĂ©cidive, les rĂ©sultats cliniques observĂ©s par ces mĂ©decins ouvrent une voie pleine d’espoir. Comme le prouve le cas de Jackie, une patiente de 92 ans dont les tumeurs hĂ©patiques ont commencĂ© Ă  rĂ©trĂ©cir après avoir combinĂ© l’immunothĂ©rapie avec le protocole de la clinique James, ces mĂ©dicaments anciens et bon marchĂ© pourraient bien redĂ©finir notre approche face Ă  la maladie.

Source : trialsitenews.com