Covid et grippe : les masques en papier contiennent de nombreuses toxines

Masques jetables : les toxines cachées qui menacent votre santé

Les masques chirurgicaux, largement utilisés pendant la pandémie de Covid-19 pour se protéger contre les virus et les bactéries, posent désormais un problème majeur. En se dégradant, ils libèrent des substances nocives pour la santé humaine et l’environnement. Des scientifiques de l’université de Coventry, au Royaume-Uni, ont mis en lumière cette réalité dans une étude parue en mars 2024 dans la revue Environmental Pollution, relayée par le journal britannique The Guardian en septembre 2025.

Pour fabriquer ces protections, les industriels intègrent du polypropylène et d’autres plastiques afin de bloquer efficacement les agents pathogènes. Selon une recherche portugaise datant de 2020, plus de 129 milliards de masques jetables étaient consommés chaque mois à l’échelle mondiale, et une grande partie d’entre eux terminait dans la nature, avec des conséquences dévastatrices pour les écosystèmes terrestres et aquatiques.

Une libération massive de microplastiques dans l’environnement

Les experts britanniques ont évalué la quantité de microplastiques émis par ces masques en les immergeant dans 150 ml d’eau purifiée pendant 24 heures, avant de filtrer le mélange obtenu. Les résultats montrent que tous les types testés diffusent ces particules, avec des variations notables. Les modèles FFP2 et FFP3, souvent employés dans les milieux hospitaliers, en rejettent quatre à six fois plus que les masques chirurgicaux standards.

Même ces derniers, les plus courants, ne sont pas sans risque : un seul exemplaire libère en moyenne 255 particules. D’après les calculs des chercheurs, l’utilisation quotidienne des seuls masques chirurgicaux pourrait disperser environ 867 milliards de microplastiques dans l’environnement chaque jour.

Les dimensions de ces particules varient de 10 µm à 2 082 µm, mais celles inférieures à 100 µm dominent dans les liquides filtrés, comme l’indique le rapport de l’étude disponible sur ScienceDirect.

Le bisphénol B, une menace pour les hormones

L’enquête révèle également la présence de bisphénol B, un composé classé parmi les perturbateurs endocriniens. L’usage intensif des masques chirurgicaux entraînerait une libération quotidienne estimée entre 128 et 214 kg de cette substance. Ces molécules, qui interfèrent avec les hormones naturelles en les imitant ou en les bloquant, sont déjà courantes dans les plastiques, les pesticides et les équipements médicaux. Elles augmentent les risques de cancers, de déséquilibres hormonaux et d’infertilité.

Anna Bogush, une des auteures de l’étude, met en garde contre ce bilan écologique : il est impératif de reconsidérer la fabrication, l’utilisation et le recyclage des masques jetables, car les microplastiques et les composés chimiques qu’ils émettent menacent les populations et les écosystèmes.

Source : medisite.fr