
Depuis les campagnes massives de vaccination initiées fin 2020, une ombre planait sur les accords conclus entre la Commission européenne et les laboratoires pharmaceutiques. L’opacité des négociations, symbolisée par les fameux SMS échangés entre Ursula von der Leyen et Albert Bourla, le PDG de Pfizer, a longtemps nourri les interrogations. Aujourd’hui, le voile se lève enfin. Grâce à une procédure judiciaire menée en Belgique, les contrats non caviardés liant l’Union européenne à Pfizer ont pu être consultés et analysés, révélant des clauses qui soulèvent de profondes questions sur la gestion de la crise sanitaire.
Une brèche juridique inespérée
Pendant des années, les parlementaires européens eux-mêmes se sont heurtés à un mur de silence, n’ayant accès qu’à des documents lourdement biffés, consultables uniquement dans des salles sécurisées et sans possibilité d’en conserver une copie. La situation s’est débloquée grâce à l’opiniâtreté de citoyens et à un concours de circonstances judiciaires.
Frédéric Beltra, restaurateur et président de l’association Verity France, engagé dans une quête de vérité suite au décès brutal de son fils Maxime peu après une injection, s’est porté partie civile dans une procédure à Liège. Dans le cadre d’un litige commercial opposant la Hongrie et la Pologne au laboratoire, les juges ont exigé la production des contrats originaux non censurés. C’est par ce biais que l’intégralité des documents, un pavé de plus de 180 pages, a pu être versée au dossier d’instruction et consultée par les parties civiles.
L’article 4 : l’aveu des incertitudes
L’analyse de ces documents met en lumière un décalage saisissant entre le discours politique de l’époque, qui martelait « tous vaccinés, tous protégés », et la réalité juridique des accords signés. Les clauses contractuelles, rédigées par les juristes du laboratoire, démontrent une volonté farouche de se prémunir contre toute responsabilité future.
Le fameux « Article 4 », récurrent dans les contrats de novembre 2020, février 2021 et mai 2021 (ce dernier actant l’achat de 1,8 milliard de doses), est particulièrement explicite. Selon les révélations de Frédéric Beltra, les États membres signataires reconnaissaient officiellement plusieurs points critiques :
- Un développement précipité : Le contrat stipule que le vaccin est en cours de développement rapide en raison de l’urgence pandémique et que les études se poursuivront après la fourniture du produit aux États.
- Une efficacité et des effets à long terme inconnus : Il est écrit noir sur blanc que « les effets à long terme et l’efficacité du vaccin ne sont pas connus à l’heure actuelle ».
- Des effets indésirables potentiels : L’accord mentionne qu’il peut y avoir des effets indésirables qui ne sont pas encore identifiés.
- Une absence de traçabilité : Le document précise que le vaccin ne doit pas être « sérialisé ». L’absence de numéro de série individuel rend extrêmement complexe le suivi des lots défectueux ou l’identification précise des causes en cas de problème de pharmacovigilance.
Ces clauses confirment ce qui était déjà esquissé dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) dès décembre 2020 : des données manquantes sur l’immunité, la sécurité chez les femmes enceintes, les enfants, ou encore les interactions médicamenteuses.
Le changement de procédé de fabrication
Un autre élément troublant ressort de l’analyse de ces contrats, corroboré par les travaux de la biostatisticienne Christine Cotton. Lors du passage de la phase d’essai clinique (phase 3) à la production industrielle massive, le laboratoire a dû modifier son procédé de fabrication. Le « procédé 1 » utilisé pour valider le vaccin a été remplacé par un « procédé 2 » pour la commercialisation.
Cependant, les tableaux détaillant les caractéristiques et la composition du produit, annexés aux contrats signés jusqu’en mai 2021, n’ont pas été mis à jour pour refléter ce changement industriel. Cette anomalie soulève un problème juridique majeur : les États ont acheté des milliards de doses sur la base de spécifications techniques qui ne correspondaient plus au produit réellement injecté à la population.
L’éclairage scientifique : l’instabilité inhérente de l’ARN
Pour le professeur Didier Raoult, microbiologiste et infectiologue, ces précautions contractuelles ne sont pas surprenantes, elles reflètent une réalité biologique et chimique que les décideurs politiques ont ignorée. Il rappelle que la technologie de l’ARN messager n’avait jamais abouti à un produit commercialisé avant la crise du Covid-19.
Contrairement à un médicament chimique classique (comme l’aspirine ou la pénicilline) qui peut être parfaitement purifié et dont la composition est immuable, l’ARN est instable par nature. « À chaque fois que vous faites de l’ARN, vous faites des erreurs, c’est mécanique », explique le professeur. Lors du processus de duplication en usine, des mutations se produisent inévitablement. Il est donc scientifiquement impossible de garantir que chaque lot contient une séquence d’ARN strictement identique et chimiquement pure. On injecte ce que le scientifique qualifie de « soupe » dont la composition exacte varie, justifiant ainsi l’impossibilité pour le fabricant de garantir l’innocuité absolue de chaque dose.
Enjeux financiers et obsolescence médicale
Au-delà de la technologie, le professeur Raoult pointe du doigt un système fondé sur l’innovation à tout prix et la rentabilité. L’industrie pharmaceutique moderne repose sur le système des brevets. Pour générer des profits massifs, il faut constamment imposer de nouvelles molécules brevetées et écarter les traitements anciens, tombés dans le domaine public et devenus très peu coûteux.
Cette logique expliquerait, selon lui, la diabolisation immédiate des molécules anciennes repositionnables, qui auraient pu constituer une entrave réglementaire et financière au déploiement des vaccins expérimentaux. Aux États-Unis, la législation permet en effet d’accorder une autorisation d’urgence à un vaccin expérimental uniquement s’il n’existe aucun traitement alternatif efficace disponible.
Des fonds d’investissement gigantesques, dont le budget dépasse parfois celui de certains États, détiennent des participations croisées dans l’industrie pharmaceutique, les grandes revues scientifiques et les médias, créant un écosystème où les intérêts financiers priment largement sur le débat scientifique contradictoire.
Vers une transparence totale ?
Face à ces découvertes, les associations de victimes et les lanceurs d’alerte refusent de baisser les bras. Marc Doyer, porte-parole de Verity France, dont l’épouse est décédée de la maladie de Creutzfeldt-Jakob peu après sa vaccination, réclame l’ouverture d’une véritable commission d’enquête parlementaire en France, à l’instar de ce qui se fait dans d’autres pays.
Pour mettre les décideurs et les professionnels de santé face à leurs responsabilités, Frédéric Beltra a publié l’intégralité des contrats non caviardés en libre accès sur les réseaux sociaux (via le compte X @contratcovid). Parallèlement, des procédures judiciaires suivent leur cours, notamment devant le tribunal administratif contre l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM), pour demander le retrait de ces produits tant que la lumière totale n’aura pas été faite sur leurs effets réels.
L’histoire de cette crise sanitaire semble encore loin d’avoir livré tous ses secrets, mais la fin de l’opacité contractuelle marque un tournant décisif dans la quête de vérité des citoyens européens.
- Compte officiel des contrats : https://x.com/contratcovid
- Compte Verity France : https://x.com/verity_france
Source : BERCOFF sur le vif ! — TOCSIN







