Produits naturels interdits par les autorités : un programme mondial inquiétant

De nombreuses victimes d’un arbitraire administratif ou judiciaire contactent régulièrement Kla.TV pour témoigner de situations où les institutions publiques semblent agir sans réelle transparence. Un cas récent illustre particulièrement bien cette tendance : celui d’une entreprise familiale suisse spécialisée dans les produits naturels.

L’entreprise Kräuter Lötsch commercialise depuis plus de huit ans des préparations biologiques exclusives. En 2025, elle a reçu une décision de vingt pages de l’Office des denrées alimentaires l’obligeant à retirer plusieurs de ses produits du marché, alors même que son mode de fabrication respectait la législation en vigueur. Cette interdiction a placé l’entreprise dans une situation économique critique. Loin d’être un incident isolé, ce cas s’inscrit dans un mouvement plus large : à l’échelle mondiale, les producteurs de plantes médicinales font face à des poursuites de plus en plus fréquentes, comme s’ils étaient traités en criminels.

Une émission précédente de Kla.TV, intitulée Artemisia, Ciste & Co. : Pourquoi les plantes médicinales éprouvées sont de plus en plus interdites, avait déjà mis en lumière cette criminalisation progressive des remèdes naturels utilisés depuis des siècles.

Des racines historiques profondes

Ce phénomène ne semble pas fortuit. Il renvoie à une stratégie mise en place il y a plus d’un siècle par la famille Rockefeller. Vers 1880, John D. Rockefeller contrôlait près de 90 % du marché pétrolier américain. Lorsque les chimistes ont découvert comment synthétiser des principes actifs à partir du pétrole, imitant ainsi les molécules végétales pour obtenir des composés brevetables, une opportunité économique majeure est apparue.

Les Américains de l’époque privilégiaient largement les remèdes naturels et à base de plantes. Pour créer un marché captif destiné aux médicaments chimiques, Rockefeller et ses alliés ont entrepris de transformer radicalement l’enseignement de la médecine. Comme le détaille un article approfondi, la pratique médicale a progressivement cédé face aux intérêts financiers.

Toutes les écoles de médecine qui refusaient d’enseigner exclusivement la « médecine pharmaco-chimique », présentée comme la seule approche scientifique, ont perdu leur agrément et leurs financements. Le célèbre Flexner Report a joué un rôle central dans cette standardisation qui a durablement marginalisé la médecine naturelle.

100 millions de dollars pour réorienter la formation médicale

Les Rockefeller ont investi environ 100 millions de dollars dans le General Education Board, dans le but explicite d’éliminer l’enseignement de la médecine naturelle des cursus officiels. Le slogan « une pilule pour chaque maladie » s’est alors imposé, tandis que les préparations végétales étaient systématiquement discréditées et associées à l’obscurantisme.

Cette réforme a également touché l’Europe dès 1937, entraînant des conséquences similaires sur la formation des médecins et sur la recherche. Des documents historiques, dont une analyse détaillée de l’évolution de la formation médicale, permettent de mieux comprendre l’ampleur de cette transition.

Parallèlement, la famille a créé ou financé des institutions influentes. L’International Education Board, actif entre 1923 et 1938, a joué un rôle majeur dans cette internationalisation du modèle, comme le retrace l’archive de la Fondation Rockefeller elle-même.

La création d’un écosystème médical verrouillé

Parmi les institutions emblématiques figurent le Rockefeller Institute for Medical Research, devenu par la suite la Rockefeller University, ainsi que son hôpital universitaire dédié à la recherche clinique. Ces structures ont durablement orienté la recherche biomédicale vers les molécules synthétiques brevetables.

Le modèle privilégiant les études cliniques sur des substances brevetées a progressivement marginalisé les approches naturelles, par essence non brevetables. Ce système, mis en place il y a plus d’un siècle, continue d’influencer fortement les réglementations actuelles concernant les compléments alimentaires et les plantes médicinales.

Le cas de Kräuter Lötsch apparaît ainsi comme l’exemple concret d’un dessein plus vaste. L’entreprise n’est d’ailleurs pas la seule à subir ce type de mesures restrictives. De nombreux producteurs indépendants de remèdes naturels à travers le monde font face à des interdictions similaires.

Si vous-même ou une personne de votre entourage avez été confrontés à l’arbitraire des autorités dans le domaine de la santé naturelle, des plantes médicinales ou des compléments alimentaires, Kla.TV vous invite à partager vos témoignages. Ces derniers permettent de mieux cerner les mécanismes à l’œuvre et les intérêts qui les sous-tendent.

Source : kla.tv