
Avec les fortes chaleurs qui s’installent en France, la question de l’hydratation devient une préoccupation majeure pour réguler la température de notre corps. Faut-il systématiquement augmenter sa consommation d’eau ? Dans sa chronique santé sur RTL, le Dr Jimmy Mohamed a répondu aux interrogations des auditeurs sur l’hydratation, mais a également abordé d’autres sujets médicaux du quotidien, comme le rythme cardiaque et les inflammations oculaires.
Hydratation en période de chaleur : la règle n’est pas universelle
Contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de volume d’eau standard à ingérer quotidiennement, même en cas de canicule. La quantité idéale dépend de plusieurs paramètres : votre âge, votre poids, la température extérieure et, surtout, votre niveau d’activité physique.
Si vous êtes sédentaire et que vous passez votre journée dans un espace fermé et bien ventilé, boire entre 1 et 1,5 litre d’eau par jour est amplement suffisant. En revanche, si vous exercez une activité en extérieur ou que vous faites du sport (comme les joueurs de tennis lors d’un tournoi intense), vos besoins peuvent grimper à 2, 3, voire 4 litres d’eau.
Le test infaillible : la couleur de l’urine
Pour savoir si vous êtes correctement hydraté, le meilleur indicateur reste vos toilettes. Plus vos urines sont foncées, plus vos reins doivent travailler pour concentrer les déchets : c’est le signe qu’il faut boire davantage. À l’inverse, des urines claires ou translucides indiquent une bonne hydratation.
Le Dr Jimmy Mohamed partage une astuce simple pour vérifier l’hydratation des enfants, souvent difficile à évaluer : demandez-leur de ne pas tirer la chasse d’eau immédiatement afin de pouvoir contrôler la couleur de leur urine. Si l’urine du matin est très concentrée, cela indique qu’il faudra augmenter les apports en eau tout au long de la journée.
Attention à l’excès d’eau
S’il est crucial de s’hydrater, se forcer à boire des quantités astronomiques sans en ressentir le besoin n’est pas recommandé. Certaines personnes souffrent de potomanie, un trouble caractérisé par le besoin compulsif de boire de l’eau. Cette surhydratation fait chuter le taux de sel dans le sang, ce qui peut entraîner de graves troubles neurologiques. La règle d’or ? Faites-vous confiance. La sensation de soif est le signal d’alarme de votre corps indiquant qu’il commence à se déshydrater.
Rythme cardiaque lent : faut-il s’inquiéter de la bradycardie ?
Un cœur en bonne santé bat généralement entre 50 et 100 battements par minute au repos. Au-delà de 100, on parle de tachycardie. En dessous de 50, il s’agit de bradycardie. Mais un rythme cardiaque autour de 45 battements par minute, particulièrement pendant le sommeil, doit-il alerter ?
La réponse dépend entièrement de votre profil :
- Si vous êtes sportif : Un cœur lent est souvent le signe d’un muscle cardiaque très efficace. À chaque contraction, il propulse une grande quantité de sang, ce qui lui permet de battre moins vite. Aucune inquiétude n’est à avoir.
- Si vous êtes sédentaire : Un rythme inférieur à 50 battements par minute nécessite une consultation chez un cardiologue. C’est d’autant plus urgent si vous ressentez une fatigue intense, des vertiges ou si vous faites des malaises inexpliqués.
En cas de doute, le spécialiste réalisera un électrocardiogramme. Il pourra également prescrire un enregistrement de l’activité cardiaque sur 24 heures (Holter) pour dépister d’éventuels troubles du rythme.
Chalazion ou orgelet : comment faire la différence ?
Les inflammations de la paupière sont fréquentes, mais elles sont souvent confondues. Dans 90 % des cas, la petite boule rouge et douloureuse qui apparaît sur votre paupière n’est pas un orgelet, mais un chalazion.
L’orgelet est une infection bactérienne, comparable à un petit furoncle. Il est centré sur la base d’un cil et contient généralement du pus. Cette affection reste relativement rare.
Le chalazion, en revanche, est une inflammation (et non une infection) d’une glande située dans la paupière. Lorsque cette glande se bouche, elle ne peut plus évacuer le liquide lacrymal. Elle gonfle, rougit et devient douloureuse. Contrairement à certaines croyances, le chalazion n’est absolument pas contagieux.
Les causes et les traitements du chalazion
Les chalazions à répétition sont souvent liés à une blépharite chronique (une inflammation des paupières), à une sécheresse oculaire, ou encore à l’utilisation de certains maquillages, comme le mascara, qui peuvent obstruer les pores des glandes.
Pour soigner un chalazion, voici la marche à suivre :
- Appliquez des compresses d’eau chaude sur l’œil fermé, 1 à 2 fois par jour pendant 5 à 10 minutes.
- Massez délicatement la zone pour aider la glande à se vider.
- Nettoyez soigneusement le bord libre des paupières.
- Utilisez des larmes artificielles si vous souffrez de sécheresse oculaire.
Si l’inflammation persiste au-delà de 4 à 5 jours malgré ces soins, il est conseillé de consulter un ophtalmologue. Ce dernier pourra prescrire une pommade à base de cortisone ou, dans les cas les plus tenaces, procéder à une petite intervention chirurgicale pour retirer le chalazion.
Source : RTL






