Nous savons enfin comment stimuler la production d’oxyde nitrique pour mettre fin à l’inflammation et inverser le vieillissement !

Nous savons enfin comment stimuler la production d'oxyde nitrique pour mettre fin à l'inflammation et inverser le vieillissement !

La plupart des gens pensent que le vieillissement commence dans le miroir, avec les rides, les cheveux gris et le relâchement de la peau. Pourtant, l’un des changements les plus importants liés à l’âge se produit hors de notre vue, à l’intérieur des vaisseaux sanguins.

Ces vaisseaux influencent chaque partie du corps et son fonctionnement quotidien. Avec l’âge, le système vasculaire peut perdre sa capacité à s’adapter, à se dilater et à réduire la pression exercée sur la circulation et le cœur. Cette diminution de la résilience vasculaire contribue au manque d’énergie, au ralentissement de la récupération, à la faiblesse musculaire et au brouillard cérébral.

La bonne nouvelle, selon le Dr William Li, est qu’il est possible de protéger cette résilience et de réparer les dommages en utilisant l’alimentation comme médecine, en complément du suivi assuré par un médecin ou un cardiologue.

La résilience des vaisseaux sanguins

Les vaisseaux sanguins s’ajustent continuellement aux besoins de l’organisme. Pendant une activité physique, ils s’élargissent afin d’augmenter l’afflux de sang vers les muscles. Après un repas, ils contribuent à diriger les nutriments vers les endroits où ils sont nécessaires. Lorsque le cerveau travaille, son réseau d’environ 644 kilomètres de vaisseaux concentre le débit sanguin vers les régions mobilisées par la tâche en cours.

Cette capacité d’adaptation repose notamment sur l’endothélium, une fine couche de cellules qui tapisse l’intérieur des vaisseaux, à la manière d’un film protecteur. Les cellules endothéliales produisent plusieurs signaux biologiques, dont l’oxyde nitrique. Il ne faut pas le confondre avec le protoxyde d’azote, aussi appelé gaz hilarant.

L’oxyde nitrique indique aux vaisseaux qu’ils doivent se détendre et s’élargir. Cette dilatation améliore la circulation, diminue la pression artérielle et réduit la contrainte exercée sur les parois vasculaires ainsi que la charge supportée par le cœur.

Avec le vieillissement, l’organisme produit moins d’oxyde nitrique. Les vaisseaux perdent alors de leur souplesse et leur endothélium devient plus vulnérable. Des déchets peuvent s’accumuler, tandis qu’une inflammation s’installe dans les parois. Au fil des années, celles-ci répondent moins efficacement aux variations des besoins circulatoires.

Le sang parvient alors plus difficilement aux organes, au cerveau et aux muscles, ce qui favorise la fatigue, la perte de force et le manque de concentration. Certains aliments riches en polyphénols, en nitrates ou en fibres peuvent toutefois relancer la production d’oxyde nitrique, réduire l’inflammation et soutenir les mécanismes naturels de réparation.

Les myrtilles activent la production d’oxyde nitrique

Les myrtilles contiennent des anthocyanes, des polyphénols qui leur donnent leur couleur bleu foncé. Après leur absorption, ces composés circulent dans le sang et activent, au niveau de l’endothélium, une enzyme appelée oxyde nitrique synthase endothéliale, ou eNOS.

Cette enzyme augmente la production d’oxyde nitrique. Les vaisseaux peuvent alors se relâcher, se dilater et laisser passer davantage de sang. Des études menées chez l’être humain ont observé une amélioration de la dilatation médiée par le flux, un indicateur qui permet d’évaluer la résilience vasculaire et le bon fonctionnement de l’endothélium.

Une tasse de myrtilles par jour suffit pour obtenir cet effet bénéfique. Elles peuvent être consommées fraîches ou surgelées, car la congélation préserve les anthocyanes responsables de cette action.

Le chocolat noir mobilise les cellules souches

Le chocolat provient des graines contenues dans les cabosses du cacaoyer. Ces graines sont fermentées, séchées puis torréfiées avant d’être transformées en poudre de cacao. Plus le pourcentage de cacao indiqué sur l’emballage est élevé, plus le chocolat renferme de matière végétale et de polyphénols.

Les proanthocyanidines du cacao exercent plusieurs effets importants sur les vaisseaux sanguins. Elles favorisent la production d’oxyde nitrique par l’endothélium, améliorent la dilatation et contribuent à faire baisser la pression artérielle, un élément essentiel pour prévenir les maladies cardiovasculaires, notamment l’accident vasculaire cérébral.

Ces polyphénols stimulent également les cellules souches présentes dans la moelle osseuse. Une fois activées, celles-ci rejoignent la circulation, comme des abeilles quittant leur ruche, puis participent à la réparation des vaisseaux endommagés et à la régénération de leur paroi endothéliale.

Deux ou trois petits carrés de chocolat noir contenant au moins 70 % de cacao permettent de profiter de ces flavanols. Si son amertume semble trop prononcée, le Dr William Li conseille de le déguster avec une tasse de café noir. Le café soutient lui aussi les vaisseaux, tandis que l’association du café et du chocolat rappelle naturellement le goût du moka.

Les betteraves transforment les nitrates en oxyde nitrique

Les betteraves poussent près du sol et concentrent naturellement des nitrates alimentaires. Dès qu’elles sont mâchées, les bactéries présentes sur la langue commencent à transformer ces nitrates. Le processus se poursuit après la déglutition, permettant à l’organisme de disposer d’oxyde nitrique et d’améliorer la dilatation des vaisseaux.

Le microbiote buccal joue donc un rôle direct dans ce mécanisme. Une bonne hygiène de la bouche reste nécessaire, mais les bains de bouche prescrits contenant de la chlorhexidine sont suffisamment puissants pour éliminer les bactéries bénéfiques capables d’assurer cette conversion. Les bains de bouche ordinaires n’ont pas le même effet, et le microbiote finit par se reconstituer après un traitement antiseptique puissant.

Les essais cliniques montrent que la betterave peut réduire la pression artérielle, soutenir le cerveau et les muscles, et améliorer les performances physiques. En dilatant les vaisseaux, l’oxyde nitrique augmente l’arrivée du sang vers les muscles pendant l’effort.

Une tasse de betteraves rôties ou une tasse de jus de betterave peut fournir jusqu’à 500 milligrammes de nitrates alimentaires, une quantité associée aux effets bénéfiques sur la pression artérielle.

L’orge réduit l’inflammation et nourrit le microbiote

L’orge contient du bêta-D-glucane, une fibre soluble capable d’activer le système immunitaire et de diminuer l’inflammation. Cette fibre contribue également à réduire le cholestérol sanguin, protégeant ainsi les vaisseaux contre l’accumulation de cholestérol LDL sur leurs parois.

Lorsque ces dépôts s’épaississent, ils forment des plaques qui rétrécissent les artères et perturbent la circulation. Une obstruction peut conduire à une crise cardiaque ou à un accident vasculaire cérébral. Dans les jambes, une mauvaise irrigation peut aussi provoquer des tissus froids, des lésions et des plaies. En diminuant le cholestérol LDL, le bêta-D-glucane aide à préserver le passage du sang.

Cette fibre nourrit par ailleurs les bactéries bénéfiques du microbiote intestinal. En la métabolisant, celles-ci produisent des acides gras à chaîne courte, dotés d’une puissante action anti-inflammatoire dans l’ensemble de l’organisme. L’orge agit ainsi simultanément sur le microbiote, l’inflammation et la protection des parois vasculaires.

Le bêta-D-glucane aide aussi l’organisme à produire le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire, ou VEGF. Cette protéine naturelle participe à la croissance musculaire et au maintien d’un endothélium sain. Une tasse d’orge cuite apporte environ les 3 grammes de bêta-D-glucane recherchés quotidiennement.

Les pommes protègent et régénèrent les vaisseaux

Les pommes fournissent notamment de l’acide ursolique, concentré dans leur peau, et de la quercétine, présente dans leur chair. Ces polyphénols réduisent l’inflammation et le stress oxydatif, deux phénomènes capables d’endommager les cellules et les vaisseaux sanguins.

L’acide ursolique stimule également l’angiogenèse, c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux. Ce processus devient indispensable lors de la cicatrisation d’une blessure, après une opération ou un traumatisme, mais aussi pendant le développement musculaire associé à l’exercice. Après une obstruction cardiaque ou cérébrale, la croissance de nouveaux vaisseaux contribue également à réparer et à préserver les tissus.

Les polyphénols de la pomme favorisent eux aussi la production d’oxyde nitrique. Les vaisseaux se relâchent, la circulation s’améliore et les cellules souches sont davantage stimulées pour participer aux réparations vasculaires.

Pour profiter de l’acide ursolique, il faut manger la pomme avec sa peau. Le Dr William Li recommande alors de privilégier une pomme biologique lorsque cela est possible. Dans une pomme cultivée de façon conventionnelle, certains produits chimiques peuvent pénétrer jusqu’à environ 20 % de l’épaisseur de la peau et ne disparaissent pas au lavage.

La peau contient en outre des fibres alimentaires qui nourrissent le microbiote. Les bactéries intestinales produisent alors davantage d’acides gras à chaîne courte, ce qui renforce encore l’effet anti-inflammatoire.

Des habitudes simples pour soutenir la circulation

Ces aliments peuvent facilement trouver leur place dans la vie quotidienne. Pour entretenir la production d’oxyde nitrique et la résilience vasculaire, les habitudes proposées sont les suivantes :

  • Consommez une tasse de myrtilles fraîches ou surgelées chaque jour.
  • Dégustez deux ou trois petits carrés de chocolat noir contenant au moins 70 % de cacao.
  • Ajoutez des betteraves rôties ou du jus de betterave à votre alimentation.
  • Incorporez une tasse d’orge cuite dans des soupes, des ragoûts ou des bols de céréales.
  • Mangez les pommes avec leur peau, en les choisissant biologiques lorsque cela est possible.
  • Nourrissez votre microbiote intestinal avec des aliments riches en fibres.
  • Restez physiquement actif afin de stimuler la circulation.

Aucun aliment ne peut, à lui seul, prévenir une maladie ou inverser le vieillissement. Cependant, les choix alimentaires répétés influencent profondément la santé vasculaire à long terme. Les polyphénols, les nitrates et les fibres activent les défenses naturelles du corps, soutiennent le microbiote, limitent l’inflammation et favorisent la réparation des vaisseaux.

Le vieillissement en bonne santé commence donc bien avant que ses signes apparaissent dans le miroir. Il commence dans les vaisseaux sanguins. Lorsqu’ils restent souples et accomplissent correctement leur travail, les cellules, les muscles, le cerveau, le cœur et les autres organes reçoivent le sang, l’oxygène, les nutriments et les signaux biologiques dont ils ont besoin.

Source : Dr. William Li