En finir avec Pasteur ?

Depuis plus d’un siècle, la médecine moderne repose sur les préceptes de Louis Pasteur. Pourtant, de nombreux chercheurs et médecins ont remis en cause cette vision, estimant qu’elle a entravé la compréhension de la santé en transformant le microbe en un ennemi à abattre. Le docteur Éric Ancelet, dans son ouvrage paru en 1998, déconstruit minutieusement ce qu’il nomme le « mythe pastorien » et invite à adopter une approche radicalement différente de la maladie.

Les quatre dogmes erronés de Pasteur

Quatre concepts fondamentaux introduits par Pasteur ont profondément influencé la bactériologie et la médecine : la panspermie atmosphérique, l’asepsie des organismes vivants, la contagion obligatoire et le monomorphisme microbien. Selon ces principes, tous les germes proviendraient de l’extérieur, un organisme sain serait stérile, tout microbe pénétrant dans le corps déclencherait inéluctablement une maladie, et chaque espèce microbienne demeurerait fixe et immuable.

Ces affirmations, érigées en vérités absolues, se sont révélées incomplètes, voire erronées. Les travaux d’Antoine Béchamp, puis de Jules Tissot et, plus tard, de Gaston Naessens, ont démontré que la vie microscopique est polymorphe. Les micro-organismes peuvent ainsi changer de forme selon le contexte, devenant tour à tour virus, bactérie ou champignon. Ces transformations réversibles dépendent de l’état du terrain de l’organisme, c’est-à-dire de son équilibre psychobiologique.

Le microbe n’est pas l’ennemi

L’idée selon laquelle le microbe serait systématiquement pathogène constitue sans doute le dogme le plus profondément ancré dans l’inconscient collectif. Or, les recherches contemporaines, notamment celles de la microbiologiste Lynn Margulis, révèlent un monde infiniment plus complexe. Les procaryotes (microbes dépourvus de noyau) constituent les fondements mêmes de la vie sur Terre. Sans eux, ni les plantes, ni les animaux, ni l’être humain n’existeraient.

Les virus eux-mêmes ne seraient pas de simples agresseurs. Ils font office de messagerie sophistiquée, permettant aux êtres vivants d’échanger des informations génétiques et de coordonner leur évolution. Ils pénètrent au cœur des cellules pour y délivrer un message précis, souvent en réponse à un stress ou à un conflit. Loin d’être des tueurs aveugles, ils participent à la reprogrammation des acides nucléiques lors des processus de guérison.

Le système immunitaire ne s’apparente pas non plus à une armée en guerre permanente. Il fonctionne davantage comme un réseau de communication et d’apprentissage. Il s’instruit au contact des informations émanant de l’environnement, plutôt que de les détruire systématiquement.

La peur, véritable agent pathogène

Selon Rudolf Steiner, le matérialisme moderne puise ses racines dans la peur. Cette angoisse, bien plus contagieuse que n’importe quel microbe, a profondément façonné notre rapport à la maladie. La médecine académique entretient d’ailleurs souvent cette anxiété en présentant la pathologie comme un ennemi extérieur contre lequel il conviendrait de lutter par tous les moyens : antibiotiques, désinfection, vaccination.

Cette approche guerrière occulte le fait que la maladie s’avère souvent le symptôme d’un conflit intérieur, un signal d’alarme indiquant qu’un dysfonctionnement perturbe notre existence. Dès lors, faire la guerre aux virus ou aux bactéries revient à abattre le messager plutôt qu’à écouter son message.

L’histoire de la vaccination : un modèle contestable

L’histoire débute avec Edward Jenner et la variole. Ayant observé que les trayeurs atteints du cow-pox semblaient protégés contre la variole humaine, Jenner mit au point la première vaccination. Ce succès, obtenu dans un contexte épidémiologique bien particulier, fut hâtivement érigé en loi universelle. Pasteur s’en inspira d’ailleurs pour concevoir son vaccin contre la rage, et ce, en dépit de résultats controversés et d’accidents graves, parfois sciemment dissimulés.

Plusieurs exemples tragiques illustrent ces risques : en Inde, des milliers d’enfants ont développé une poliomyélite paralytique à la suite de l’administration du vaccin DTC, un phénomène particulièrement observé chez les sujets dénutris ou déjà porteurs d’autres infections. La vaccination contre l’hépatite B, qui marque la première utilisation massive d’un vaccin recombinant contre une maladie chronique, fait également l’objet de vives critiques.

Pourtant, des alternatives existaient déjà au XIXe siècle. En 1870, le docteur Collet, ne disposant que d’une dose infime de vaccin contre la variole, eut recours à une dilution homéopathique. Les résultats s’avérèrent excellents : une guérison totale, sans aucune contagion. Cette approche holistique, centrée sur le terrain plutôt que sur le germe, n’a malheureusement pas été retenue par la médecine conventionnelle.

En finir avec Pasteur 6e édition – Plus d’un siècle de mystification scientifique Broché – Grand livre, 13 juin 2022

La maladie comme processus évolutif

La santé ne se résume pas à la simple absence de maladie ; elle réside plutôt en une manière d’être au monde qui intègre la pathologie comme une composante à part entière de la biographie humaine. Celle-ci revêt d’ailleurs un sens profond, tant sur le plan individuel que collectif.

Des médecins tels que Michel Moirot et Ryke Geerd Hamer ont longuement exploré cette dimension. Selon eux, le cancer, notamment, est souvent lié à un choc émotionnel intense, un véritable conflit biologique que le cerveau tente de résoudre en somatisant le problème dans un organe spécifique. Dès lors que ce conflit est dénoué grâce à une prise de conscience, le processus de guérison peut s’enclencher naturellement.

Le docteur Hamer a ainsi observé que chaque maladie obéit à des lois biologiques précises, identifiables par scanner au niveau cérébral. Le symptôme devient alors un symbole. La prolifération cellulaire n’est donc ni anarchique ni incontrôlée : elle répond, au contraire, à une implacable logique de survie.

Vers une médecine holistique et une nouvelle conscience

Aujourd’hui, de plus en plus de praticiens renouent avec une vision tripartite de l’être humain (corps, âme, esprit) et privilégient des approches thérapeutiques non iatrogènes telles que la diététique, l’homéopathie, l’acupuncture ou l’ostéopathie. Samuel Hahnemann, le fondateur de l’homéopathie, ainsi que Rudolf Steiner, à travers l’anthroposophie, avaient d’ailleurs déjà posé les jalons d’une médecine plus humaine, profondément respectueuse de la dimension spirituelle de l’individu.

L’éducation à la santé doit désormais dépasser la simple peur des microbes afin de favoriser un véritable éveil des consciences. Comprendre que le micro-organisme n’est pas un ennemi, mais un partenaire de notre évolution, permet de s’affranchir de cette logique de guerre perpétuelle qui profite avant tout à l’industrie pharmaceutique.

La véritable santé rend l’individu plus autonome et, par conséquent, beaucoup moins manipulable. Elle exige de se réapproprier la responsabilité de son propre terrain biologique : alimentation, allaitement maternel, gestion du stress, résolution des conflits émotionnels et respect des processus naturels du corps.

En définitive, la véritable révolution ne viendra pas de l’élaboration de nouveaux vaccins ou de thérapies géniques, mais bien d’une transformation intérieure. Celle-ci replacera l’être humain au cœur d’un univers interconnecté où chaque élément, du microbe à la planète, participe à un même équilibre vivant.