
Après la publication de son livre Vaccines, Amen, l’avocat Aaron Siri a reçu une lettre du Dr Stanley Plotkin, surnommé le « parrain des vaccins ». C’est la première fois en huit ans, depuis qu’il l’avait soumis à une déposition sous serment, que Plotkin le contactait directement — malgré ses innombrables plaintes publiques et privées concernant cet interrogatoire. La publication de ces échanges, restés sans réponse de la part du Dr Plotkin, offre un éclairage saisissant sur les tensions qui traversent le monde de la vaccinologie.

Les actions du Dr Plotkin après la déposition
Dans les mois et les années qui ont suivi cette déposition, le Dr Plotkin a déployé des efforts considérables pour contrer les révélations qui en avaient découlé. Parmi ses initiatives :
- Faire en sorte que l’OMS déclare les personnes hésitantes face aux vaccins comme une menace mondiale pour la santé.
- Exiger que la FDA modifie les notices des vaccins pour inclure davantage d’informations issues des essais cliniques — ce qui n’a jamais été fait, faute de données existantes.
- Demander au CDC de supprimer certains effets indésirables des fiches d’information sur les vaccins, comme le retrait de la mention « lésions cérébrales » de la fiche du vaccin ROR.
- Organiser une réunion à huis clos à Londres avec des vaccinologues de premier plan pour produire des études destinées à valider — et non à étudier — la sécurité vaccinale.
- De nombreux autres actes visant à soutenir ses croyances préétablies sur les vaccins, dissimuler leurs effets nocifs et déshumaniser quiconque remet en question son orthodoxie.
Malgré tous ces efforts, Aaron Siri souligne que le Dr Plotkin n’a pas réussi à refermer la boîte de Pandore ouverte lors de cette déposition, ni à intimider tout le monde pour que chacun accepte de se faire vacciner sans réfléchir.
La lettre du Dr Plotkin
Dans sa lettre datée du 17 octobre 2025, le Dr Plotkin affirme se souvenir être arrivé à cette déposition bénévolement, sans documents, en s’attendant raisonnablement à un témoignage bref. Il reconnaît avoir commis l’erreur de rester sous contre-interrogatoire pendant dix heures, l’avocate ayant sollicité sa présence n’étant joignable que par téléphone et n’ayant pas limité la portée des questions.

S’il regrette la durée de l’échange et le manque de préparation, il affirme ne pas regretter d’avoir défendu la vaccination. Puis il conclut de manière cinglante :
À la fin de ma vie, on me créditera d’avoir protégé des millions d’enfants de la maladie et même de la mort, alors que vous, M. Siri, serez responsable d’enfants non vaccinés malades et décédés. Ce sera votre héritage honteux, résultant de votre campagne irresponsable contre la vaccination.
Aaron Siri note que la lettre ne porte à aucun moment sur le fond du livre ni sur les questions de sécurité vaccinale soulevées — elle se concentre exclusivement sur les conditions dans lesquelles la déposition s’est déroulée.
La réponse détaillée d’Aaron Siri
Dans sa réponse du 17 décembre 2025, Siri déconstruit méthodiquement les arguments du Dr Plotkin. Il rappelle plusieurs faits essentiels :
- Le Dr Plotkin avait choisi volontairement de comparaître en tant qu’expert pour persuader un tribunal d’ordonner la vaccination complète d’un enfant en bonne santé, contre la volonté de sa mère.
- Il avait disposé de plusieurs mois entre son engagement et son témoignage pour se préparer.
- Son propre ouvrage de référence, Plotkin’s Vaccines, était posé devant lui pendant la déposition et il l’a même consulté — contredisant son affirmation d’être venu « sans documents ».
- Les questions posées étaient simples et directes, portant sur les essais cliniques, la surveillance post-commercialisation et la sécurité vaccinale.
- Après la déposition, une assignation lui avait offert une seconde chance de fournir des documents soutenant la sécurité du calendrier vaccinal. Au lieu de répondre, il avait demandé l’annulation de cette requête sans jamais produire un seul document.
Siri pointe ensuite des exemples concrets de ce qu’il considère comme des manquements graves. Il cite notamment le fait que le Dr Plotkin a été investigateur principal d’un essai clinique pour homologuer un vaccin contre l’hépatite B destiné aux nourrissons et enfants, avec seulement 147 enfants et à peine cinq jours de suivi de sécurité après injection. Il lui reproche également d’avoir affirmé aux parents que les vaccins ne causent pas l’autisme, tout en admettant lors de la déposition qu’aucune étude ne le démontre spécifiquement pour le DTaP administré à 2, 4 et 6 mois de vie.
Les propres admissions du Dr Plotkin
L’un des passages les plus frappants de la réponse de Siri concerne un article publié par le Dr Plotkin lui-même sur le financement de la science de la sécurité vaccinale post-autorisation. Siri cite les propres mots de Plotkin, qui reconnaissait entre autres que :
- L’hésitation vaccinale observée pendant la pandémie de Covid-19 suggère que le public ne se satisfait plus de l’objectif traditionnel de sécurité consistant simplement à détecter et quantifier les risques après l’autorisation d’un vaccin.
- Sur 234 examens de relations entre divers vaccins et problèmes de santé menés entre 1991 et 2012, l’Institut de médecine (IOM) a trouvé des preuves insuffisantes pour prouver ou infirmer un lien de causalité dans 179 cas (76 %).
- Le budget de surveillance de la sécurité vaccinale au CDC est resté stagnant à environ 20 millions de dollars par an, un niveau qualifié d’« insuffisant » par Plotkin lui-même.
- Des études post-autorisation sont nécessaires pour caractériser pleinement le profil de sécurité d’un nouveau vaccin, car les essais cliniques pré-homologation présentent des tailles d’échantillons, des durées de suivi et une hétérogénéité de population limitées.
Siri souligne l’ironie de la situation : ces admissions n’auraient probablement jamais été formulées sans la pression exercée par ce que Plotkin qualifie lui-même de « mouvement anti-vaccination ».
Le défi lancé et les propositions concrètes
Siri propose au Dr Plotkin un « nouveau départ » en lui offrant tous les avantages possibles : Plotkin pourrait prendre autant de temps qu’il le souhaite pour se préparer, venir accompagné de ses collègues les plus éminents (Dr Paul Offit, Dr Walter Orenstein, Dr Peter Hotez), et choisir le format de l’échange. Chaque sujet abordé lors de la déposition originale — conflits d’intérêts financiers, essais cliniques, études comparant vaccinés et non-vaccinés, surveillance post-commercialisation, loi de 1986 et immunité juridique, ingrédients vaccinaux, efficacité et essais CHAT — ferait l’objet d’une heure de discussion.
Au-delà de ce défi, Siri formule quatre propositions concrètes qu’il invite Plotkin à défendre publiquement :
- Fin des obligations vaccinales : aucun vaccin ne devrait être imposé, et le droit au consentement éclairé ne devrait jamais être violé par la coercition.
- Essais cliniques rigoureux : aucun vaccin ne devrait être homologué sans un essai véritablement en aveugle et randomisé, avec un suivi de sécurité d’au moins cinq ans pour les nourrissons et un groupe contrôle recevant un véritable placebo.
- Études post-commercialisation sur les non-vaccinés : selon les données les plus récentes du CDC, environ 650 000 enfants non vaccinés âgés de 2 à 17 ans vivent aux États-Unis et pourraient servir de cohorte de référence.
- Levée de l’immunité juridique de l’industrie pharmaceutique pour les blessures vaccinales, afin de rétablir les forces normales du marché en matière de sécurité.
Dans un courrier électronique antérieur daté du 17 juillet 2024, Siri avait déjà proposé de constituer un panel conjoint pour concevoir et mener des études de sécurité vaccinale objectives, avec des membres choisis à parts égales par les deux parties. Il avait également suggéré une solution simple pour réduire l’essentiel du mouvement dit « anti-vaccin » : mettre fin aux obligations vaccinales. Il faisait remarquer qu’il n’existe pas de mouvement « anti-antibiotiques » précisément parce que les antibiotiques ne sont pas imposés, et que de nombreux pays européens atteignent des taux de vaccination élevés sans recourir aux mandats.
Un silence révélateur
Le Dr Plotkin n’a jamais répondu à aucune de ces propositions — ni au panel conjoint, ni au défi d’un nouvel échange, ni aux recommandations de politique vaccinale. Ce silence, selon Siri, est en lui-même révélateur de l’état de la vaccinologie contemporaine.
Siri conclut sa lettre en implorant Plotkin de reconnaître que les personnes gravement blessées, parfois tuées par les vaccins, comptent aussi. Il l’avertit que son héritage ne sera pas celui qu’il imagine : l’histoire retient les préjudices et les injustices commis envers ceux qui ont été blessés puis ignorés. Puis, mettant de côté leurs profondes divergences, il termine par un geste d’humanité, exprimant ses vœux de paix au Dr Plotkin, dont il a appris qu’il n’était pas en bonne santé.

Source : aaronsiri.substack.com
