La vĂ©ritĂ© CACHÉE sur la maladie de Lyme – Pr Christian Perronne

La vérité cachée sur la maladie de Lyme selon le professeur Christian Perronne

Des milliers de patients souffrent de fatigue chronique, de douleurs diffuses, de troubles neurologiques ou cardiaques, sans que leurs examens ne rĂ©vèlent d’anomalie. RenvoyĂ©s d’un spĂ©cialiste Ă  l’autre, ils sont souvent diagnostiquĂ©s fibromyalgiques ou accusĂ©s d’inventer leurs symptĂ´mes. Pourtant, cette errance mĂ©dicale pourrait ĂŞtre causĂ©e par une infection persistante largement sous-estimĂ©e : la maladie de Lyme chronique.

Un parcours exceptionnel au service des maladies infectieuses

Ancien chef du service des maladies infectieuses et tropicales Ă  l’hĂ´pital Raymond-PoincarĂ© de Garches, le professeur Christian Perronne a occupĂ© des postes clĂ©s au Haut Conseil de la santĂ© publique et Ă  l’Organisation mondiale de la santĂ©. PrĂ©sident de la commission spĂ©cialisĂ©e des maladies transmissibles et vice-prĂ©sident du groupe consultatif d’experts en vaccination pour l’Europe, il s’est imposĂ© comme l’une des voix les plus engagĂ©es en faveur de la reconnaissance de la maladie de Lyme et des infections chroniques.

Paradoxalement, ce CV exceptionnel, qui le lĂ©gitime pleinement pour parler des maladies infectieuses, lui vaut aujourd’hui une Ă©tiquette de mĂ©decin controversĂ© dans le paysage mĂ©diatique français. Son combat principal reste nĂ©anmoins celui de la reconnaissance de la maladie de Lyme chronique, une bataille qu’il mène depuis plus de vingt ans.

Les origines militaires de l’Ă©pidĂ©mie

Contrairement aux idĂ©es reçues, les borrĂ©lies responsables de la maladie de Lyme existent depuis des millĂ©naires. En effet, une momie retrouvĂ©e dans les Alpes tyroliennes et vieille de 5 000 ans contenait dĂ©jĂ  ces bactĂ©ries. L’Ă©pidĂ©mie actuelle trouve toutefois son origine dans des recherches militaires menĂ©es pendant la Seconde Guerre mondiale.

Entre les deux guerres mondiales, les programmes d’armement biologique se sont en effet dĂ©veloppĂ©s. Les Japonais et les nazis ont Ă©tudiĂ© les borrĂ©lia et leurs vecteurs, les tiques, dans le but de crĂ©er des armes handicapantes plutĂ´t que mortelles. Après avoir constatĂ© que les agents pathogènes trop lĂ©taux contaminaient Ă©galement leurs propres troupes, ils se sont orientĂ©s vers des bactĂ©ries provoquant des maladies chroniques invalidantes.

Pendant la guerre, les nazis ont dissĂ©minĂ© ces tiques militaires sur toute l’Europe par voie aĂ©rienne et terrestre. Dans certaines rĂ©gions d’Alsace et d’autres pays europĂ©ens, le taux de tiques contaminĂ©es peut atteindre 10 Ă  30 %, alors qu’il est normalement de 2 Ă  3 %. Après la guerre, les États-Unis ont rĂ©cupĂ©rĂ© les chercheurs allemands et ont poursuivi ces recherches Ă  Plum Island, une petite Ă®le militaire situĂ©e Ă  moins de 20 kilomètres de la ville de Lyme, dans le Connecticut.

Cette origine militaire, longtemps considĂ©rĂ©e comme une thĂ©orie, est aujourd’hui prouvĂ©e. En 2019, Willy Burgdorfer, le chercheur suisse spĂ©cialiste des borrĂ©lias recrutĂ© par les AmĂ©ricains après-guerre, a confiĂ© ses archives Ă  une documentaliste avant de mourir. Ces documents, publiĂ©s dans le livre Bitten de Chris Newby, ont conduit la Chambre des reprĂ©sentants amĂ©ricaine Ă  voter, en juillet 2019, une motion demandant la crĂ©ation d’une commission d’enquĂŞte sur le Pentagone. Cette enquĂŞte a malheureusement Ă©tĂ© enterrĂ©e par un haut fonctionnaire du Pentagone, puis Ă©clipsĂ©e par la pandĂ©mie de Covid-19.

Des tests diagnostiques volontairement défaillants

Le professeur Perronne dénonce également la fiabilité très limitée des tests sérologiques utilisés pour diagnostiquer la maladie de Lyme. Selon lui, ces tests auraient été volontairement calibrés pour minimiser le nombre de cas détectés. Willy Burgdorfer lui-même a révélé que les seuils de positivité avaient été définis avant même la réalisation des tests, dans le but de maintenir artificiellement la maladie dans la catégorie des pathologies rares.

Les tests Elisa et Western Blot, utilisés en Europe, ciblent principalement la bactérie découverte par Burgdorfer. Cependant, ces tests présentent de nombreuses failles. Un patient pouvait ainsi être négatif à Strasbourg et positif à Paris, car chaque laboratoire calibrait ses machines différemment en fonction de la population locale de donneurs de sang. Les autorités avaient donné pour consigne de ne jamais dépister plus de 5 % de personnes positives dans une population donnée.

De plus, ces tests ne dĂ©tectent que les anticorps dĂ©veloppĂ©s contre la Borrelia, alors que de nombreux patients atteints de la maladie de Lyme chronique ne dĂ©veloppent pas ou plus d’anticorps dĂ©tectables. Le professeur Perronne estime qu’il y a probablement un million de nouveaux cas par an en Europe de l’Ouest, un chiffre largement sous-estimĂ© par les statistiques officielles.

Une maladie aux multiples facettes

La maladie de Lyme ne se limite pas Ă  la seule Borrelia. Les recherches menĂ©es par le Pr Perronne et ses collègues, notamment le Pr Michel Franck de Lyon et Alexis Lacout, ont rĂ©vĂ©lĂ© la prĂ©sence de nombreux autres micro-organismes chez les patients prĂ©sentant des symptĂ´mes de la maladie de Lyme chronique : des rickettsies, des bartonelles, des parasites tels que les babesias et les theileria, ainsi que des microbes jusqu’alors inconnus chez l’ĂŞtre humain.

Ces dĂ©couvertes ont Ă©tĂ© vivement critiquĂ©es par les chercheurs institutionnels, qui considĂ©raient comme hĂ©rĂ©tique le fait de rechercher chez l’homme des microbes jusque-lĂ  identifiĂ©s uniquement chez les animaux. Pourtant, ces travaux ont fini par ĂŞtre publiĂ©s dans des revues scientifiques, après des annĂ©es de censure et de rejets.

La maladie peut toucher tous les organes et se manifester par une grande variété de symptômes : fatigue chronique, douleurs articulaires, troubles neurologiques, problèmes cardiaques ou psychiatriques. Cette diversité clinique explique pourquoi la maladie a longtemps été méconnue et pourquoi tant de patients se voient orienter vers un diagnostic de fibromyalgie, que le professeur Perronne qualifie de « diagnostic poubelle ».

L’errance mĂ©dicale des patients

Le professeur Perronne a reçu dans son service des centaines de patients en errance médicale depuis des années, voire des décennies. Certains étaient paralysés, se déplaçaient en fauteuil roulant, étaient incapables de travailler, avaient été rejetés par leur famille et leur employeur. Beaucoup avaient été orientés vers des services psychiatriques, car leurs symptômes étaient considérés comme imaginaires.

En les Ă©coutant et en leur prescrivant des traitements antibiotiques prolongĂ©s, le professeur Perronne a obtenu des rĂ©sultats remarquables. Environ 20 % d’entre eux guĂ©rissent assez rapidement, en trois Ă  quatre mois. Dans 60 % des cas, une amĂ©lioration significative est observĂ©e, mĂŞme si des rechutes peuvent survenir. Les 20 % restants ne rĂ©pondent pas au traitement, soit parce que le diagnostic Ă©tait erronĂ©, soit en raison d’autres facteurs compliquant la maladie.

Ces succès thĂ©rapeutiques ont attirĂ© l’attention des associations de malades et l’hĂ´pital de Garches est devenu, pendant longtemps, le seul Ă©tablissement en France Ă  prendre en charge ces patients. Progressivement, des mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes et des naturopathes se sont intĂ©ressĂ©s Ă  cette pathologie et ont commencĂ© Ă  soigner des patients avec succès.

Une censure scientifique organisée

Le professeur Perronne dĂ©crit une censure systĂ©matique dans les revues mĂ©dicales concernant la maladie de Lyme. Des reprĂ©sentants de la SociĂ©tĂ© amĂ©ricaine de maladies infectieuses et du CDC d’Atlanta, un institut militaire, siègent en effet dans les comitĂ©s de rĂ©daction des plus grandes revues mĂ©dicales afin de bloquer toute publication allant Ă  l’encontre du discours officiel.

Certains articles ont mis jusqu’Ă  cinq ans Ă  ĂŞtre publiĂ©s, souvent dans des revues moins prestigieuses. Les auteurs se font ensuite critiquer pour avoir publiĂ© dans des « canards de bas Ă©tage », alors que les revues prestigieuses leur sont fermĂ©es. Le professeur Perronne affirme mĂŞme avoir subi des pressions extĂ©rieures pour faire rĂ©tracter certains articles dĂ©jĂ  publiĂ©s.

Cette situation contraste fortement avec la gestion de la pandĂ©mie de Covid-19, au cours de laquelle la PCR, interdite jusque-lĂ  pour le dĂ©pistage de la maladie de Lyme car jugĂ©e « trop sensible », est devenue l’outil de diagnostic de masse, crĂ©ant paradoxalement de nombreux faux positifs chez des personnes en bonne santĂ©.

La reconnaissance du syndrome persistant polymorphe

Face Ă  l’impossibilitĂ© de diagnostiquer tous les cas grâce aux tests sĂ©rologiques, le professeur Perronne a obtenu la reconnaissance du SPPT (syndrome persistant polymorphe après possible piqĂ»re de tique) par le Conseil de la santĂ© publique, puis par la Haute AutoritĂ© de santĂ©. Ce diagnostic permet de prendre en charge les patients prĂ©sentant des symptĂ´mes compatibles avec la maladie de Lyme, mĂŞme en l’absence de test positif.

Cette avancĂ©e a provoquĂ© une levĂ©e de boucliers de la part des infectiologues institutionnels, qui refusent l’utilisation du terme « chronique » et n’acceptent que le terme « persistant », pourtant synonyme. En 2024, le CDC d’Atlanta a franchi une Ă©tape importante en reconnaissant pour la première fois que la maladie de Lyme pouvait ĂŞtre Ă  l’origine de syndromes chroniques, une avancĂ©e majeure pour les patients et les mĂ©decins engagĂ©s dans cette lutte.

Une épidémie en expansion

L’Ă©pidĂ©mie de maladie de Lyme s’Ă©tend gĂ©ographiquement et dans le temps. Autrefois prĂ©sentes principalement en Ă©tĂ©, les tiques sĂ©vissent dĂ©sormais presque toute l’annĂ©e dans certaines rĂ©gions. Elles voyagent avec les animaux et les vĂ©hicules, et colonisent ainsi de nouveaux territoires. Des espèces rĂ©sistantes au froid, importĂ©es accidentellement, survivent dĂ©sormais dans des rĂ©gions oĂą elles ne pouvaient pas s’implanter auparavant.

Les forestiers tĂ©moignent d’une agressivitĂ© croissante de la part des tiques. Il y a quelques dĂ©cennies, les rencontres avec ces parasites restaient occasionnelles ; aujourd’hui, certaines zones sont tellement infestĂ©es qu’une simple marche de vingt mètres en forĂŞt peut entraĂ®ner des dizaines de piqĂ»res. Dans certaines Ă©quipes, jusqu’Ă  20 % des agents sont en arrĂŞt maladie prolongĂ© Ă  cause de cette maladie.

Le statut de maladie professionnelle existe officiellement, mais seuls les patients dont la sérologie est positive peuvent en bénéficier. Les personnes atteintes, malgré des symptômes invalidants, sont rejetées par les organismes officiels, parfois accusées de simulation, et peuvent perdre leur emploi et leur famille.

Que faire en cas de suspicion de maladie de Lyme

Lorsqu’une personne prĂ©sente des symptĂ´mes Ă©vocateurs de la maladie de Lyme, il convient d’abord d’Ă©liminer d’autres pathologies. Le professeur Perronne insiste sur l’importance d’effectuer un bilan complet afin d’Ă©carter la possibilitĂ© d’un cancer, d’une tuberculose ou d’une autre maladie grave.

Si aucun autre diagnostic n’est posĂ©, un test sĂ©rologique peut ĂŞtre effectuĂ©, mĂŞme s’il n’est pas très fiable. En cas de rĂ©sultat nĂ©gatif mais de forte suspicion clinique, un traitement antibiotique d’essai d’un mois peut ĂŞtre proposĂ©. Trois scĂ©narios sont alors possibles : aucun effet (ce n’est probablement pas une infection), une amĂ©lioration (le diagnostic est vraisemblable) ou une aggravation temporaire des symptĂ´mes.

Cette aggravation initiale, loin d’ĂŞtre un effet secondaire, constitue en rĂ©alitĂ© un signe que le traitement est efficace. Il s’agit de la rĂ©action d’Herxheimer, dĂ©jĂ  observĂ©e dans le cas de la syphilis, oĂą la destruction massive de bactĂ©ries provoque une libĂ©ration de toxines qui aggrave temporairement les symptĂ´mes. Or, de nombreux mĂ©decins arrĂŞtent le traitement, ignorant ce phĂ©nomène, et privent ainsi leurs patients d’une guĂ©rison possible.

Le traitement antibiotique doit gĂ©nĂ©ralement ĂŞtre poursuivi pendant au moins trois mois, voire six mois. Dans les formes très anciennes, la bactĂ©rie ne quitte probablement jamais complètement l’organisme et un traitement de fond Ă  vie devient nĂ©cessaire. Pour Ă©viter une antibiothĂ©rapie permanente, le Pr Perronne recommande de restaurer le terrain immunitaire avec des complĂ©ments alimentaires : vitamine D, vitamine C, zinc et sĂ©lĂ©nium. Une alimentation adaptĂ©e, excluant les sucres raffinĂ©s, ainsi que parfois le gluten et le lactose, peut Ă©galement soulager les symptĂ´mes.

Le rôle prometteur de la phytothérapie

Pendant plus de vingt ans, le Pr Perronne a recommandĂ© des traitements Ă  base de plantes qui ont donnĂ© d’excellents rĂ©sultats chez de nombreux patients. Parmi les plus efficaces, on compte le ginkgo biloba, la propolis, les pĂ©pins de pamplemousse, l’origan (un excellent antibiotique naturel), la nigelle (ou cumin noir) et le pycnogĂ©nol (un extrait de pin).

Ces plantes ne fonctionnent pas de la mĂŞme manière chez tous les patients, et il est nĂ©cessaire d’essayer diffĂ©rents produits pour trouver celui qui convient le mieux Ă  chacun. Comme pour les antibiotiques, une exacerbation temporaire des symptĂ´mes indique souvent que le traitement est efficace. Le professeur Perronne souligne que la plupart des mĂ©dicaments modernes dĂ©rivent de plantes, mais que seules les molĂ©cules brevetables intĂ©ressent l’industrie pharmaceutique, car les plantes naturelles reprĂ©sentent une concurrence Ă©conomique.

Une répression médicale inquiétante

De nombreux mĂ©decins qui soignaient la maladie de Lyme ont en effet Ă©tĂ© menacĂ©s, sanctionnĂ©s, voire radiĂ©s de l’Ordre des mĂ©decins. Beaucoup ont cessĂ© cette activitĂ© ou refusent dĂ©sormais de prendre de nouveaux patients, par crainte de reprĂ©sailles. Cette rĂ©pression, qui a commencĂ© en France alors qu’elle touchait Ă  sa fin aux États-Unis, a créé un vide thĂ©rapeutique dramatique pour les patients.

Certains malades se tournent vers des mĂ©decins Ă  l’Ă©tranger, en Suisse, en Allemagne ou en Belgique, mais ces praticiens sont Ă©galement dĂ©bordĂ©s et ont subi des pressions similaires. Partir se faire soigner aux États-Unis reste une option, mais le coĂ»t des consultations, qui se chiffre en milliers de dollars, la rend inaccessible Ă  la plupart des patients.

Des naturopathes, y compris d’anciens mĂ©decins radiĂ©s pendant la crise du Covid-19, proposent dĂ©sormais des accompagnements qui peuvent aider les patients, mĂŞme si ces approches ne suffisent pas toujours. Le professeur Perronne appelle les autoritĂ©s sanitaires Ă  ouvrir les yeux et Ă  reconnaĂ®tre enfin la rĂ©alitĂ© scientifique de cette maladie. Il constate toutefois que le rĂ©gime politique et sanitaire actuel n’est malheureusement pas favorable au bien-ĂŞtre des Français.

L’espoir renaĂ®t nĂ©anmoins avec la nomination de Robert F. Kennedy Jr. au poste de ministre de la SantĂ© aux États-Unis. Le prĂ©sident amĂ©ricain a publiquement reconnu que la maladie de Lyme Ă©tait une bactĂ©rie issue de la guerre biologique, ce qui laisse espĂ©rer une reconnaissance internationale qui pourrait enfin dĂ©bloquer la situation en France et en Europe.

Source : Alternatif Bien-ĂŠtre