Les révélations chocs de Gilles Lartigot sur le scandale des croquettes pour animaux !

Les révélations chocs de Gilles Lartigot sur le scandale des croquettes pour animaux !

Si vous possédez un chien ou un chat, il y a de fortes chances pour que vous le nourrissiez quotidiennement avec des croquettes. Pratiques, économiques et présentées comme des aliments complets, ces petites friandises sèches sont devenues la norme pour huit propriétaires sur dix. Pourtant, une enquête explosive menée par Gilles Lartigot et Valérie Baccon remet en cause tout ce que nous pensions savoir sur l’alimentation de nos compagnons à quatre pattes. Dans leur nouvel ouvrage intitulé Croqueat – l’Empire des croquettes, ils lèvent le voile sur une industrie opaque de 6 milliards d’euros, rongée par les conflits d’intérêts et responsable, selon eux, de l’épidémie de maladies chroniques qui touche nos animaux de compagnie.

Une industrie de la « malbouffe » pour animaux

Le constat de Gilles Lartigot est sans appel : nos animaux de compagnie sont malades. Obésité, diabète, insuffisance rénale, troubles urinaires, problèmes de peau, etc. Autrefois rares, ces pathologies explosent littéralement. Selon l’auteur, la cause principale est à chercher directement dans leur gamelle. Il n’hésite pas à comparer les croquettes à la « junk food » humaine.

L’industrie de la « pet food » fonctionne selon les mêmes mécanismes que l’agroalimentaire classique. Les croquettes sont des aliments ultra-transformés fabriqués à partir de déchets de l’industrie humaine. On y retrouve des surplus céréaliers et des sous-produits d’abattoirs. Il souligne un paradoxe inquiétant : alors que l’alimentation des animaux d’élevage (bovins, porcs) est strictement réglementée depuis la crise de la vache folle, celle de nos chiens et chats reste un déversoir pour des ingrédients de piètre qualité nutritionnelle.

Le procédé de l’extrusion : une aberration nutritionnelle

Le problème vient du mode de fabrication même de la croquette : l’extrusion. Ce procédé industriel consiste à cuire les ingrédients à très haute température et sous haute pression. Cette méthode présente deux inconvénients majeurs pour la santé animale :

  • la destruction des nutriments ; La chaleur intense détruit la quasi-totalité des vitamines et des micronutriments naturellement présents dans les ingrédients.
  • L’ajout d’additifs chimiques : pour compenser cette perte et rendre ce biscuit insipide attrayant pour l’animal, les industriels « piratent » l’odorat des chiens et des chats en les aspergeant d’exhausteurs de goût et d’arômes artificiels puissants.

L’animal se retrouve ainsi « drogué » à une nourriture qui ne correspond pas à ses besoins physiologiques, exactement comme un humain peut devenir accro à la nourriture industrielle transformée.

Le scandale des glucides cachés

L’une des révélations les plus frappantes de l’enquête porte sur la composition analytique des croquettes. En observant un paquet, on peut voir les taux de protéines, de graisses (lipides), de fibres (cellulose) et de cendres (minéraux). Mais une information cruciale est systématiquement absente : le taux de glucides (sucre).

Pourquoi cette omission ? Parce qu’elle n’est pas obligatoire, tout simplement. Les organismes de régulation, comme la FEDIAF en Europe ou l’AAFCO aux États-Unis, n’imposent pas cette indication. Pourtant, l’amidon (et donc les glucides) est indispensable pour faire tenir une croquette et lui donner sa consistance. Il s’agit d’une contrainte purement industrielle.

Le résultat est alarmant : la plupart des croquettes contiennent plus de 40 % de glucides. Or, le chien et le chat sont des carnivores. Or, le chat est un carnivore strict qui n’a absolument pas besoin de glucides dans son régime. Or, cette surcharge en sucres est directement liée à l’explosion des cas d’obésité et de diabète chez nos animaux de compagnie.

« C’est une trahison. On ajoute des glucides non pas pour le bien-être de l’animal, mais pour que la croquette se tienne et puisse être vendue. »

Déshydratation chronique et problèmes rénaux

Outre la composition, la texture même de la croquette pose problème. Une proie naturelle, comme une souris pour un chat, contient environ 70 % d’eau. Une croquette en contient à peine 7 à 8 %. L’animal se retrouve donc en état de déshydratation chronique.

Contrairement aux idées reçues, le chat ne compense pas naturellement ce manque en buvant davantage. Sur le plan physiologique, il est programmé pour s’hydrater via sa nourriture. Cette carence hydrique constante est la cause première des troubles urinaires et des insuffisances rénales qui déciment les populations félines âgées.

Conflits d’intérêts et formation des vétérinaires

Comment en sommes-nous arrivés là ? Gilles Lartigot pointe du doigt un système verrouillé par des conflits d’intérêts massifs. Le marché est dominé par cinq géants mondiaux, parmi lesquels on retrouve des noms bien connus de l’industrie humaine comme Nestlé (propriétaire de Purina) ou Mars (propriétaire de Royal Canin), mais aussi Colgate-Palmolive (propriétaire de Hill’s).

Ces conglomérats ne se contentent pas de fabriquer la nourriture :

  • Ils siègent dans les organismes privés qui définissent les normes nutritionnelles (être juge et partie).
  • Ils financent et assurent la formation en nutrition dans les écoles vétérinaires.

Un vétérinaire, au cours de ses six années d’études, ne reçoit qu’entre 25 et 50 heures de formation sur l’alimentation, souvent dispensées par ces mêmes industriels. Une fois en clinique, la vente de croquettes et de produits dérivés (comme les antiparasitaires) représente une part substantielle de leur chiffre d’affaires. Gilles Lartigot ne blâme pas individuellement les vétérinaires, qu’il juge souvent sincères mais « ignorants » ou « naïfs » face à un système qui les dépasse, où ils deviennent malgré eux des VRP pour des marques multinationales.

Quelles solutions pour nos animaux ?

Loin de vouloir seulement alarmer, cet ouvrage se veut un guide pratique pour les propriétaires soucieux. Gilles Lartigot et Valérie Baccon, naturopathe certifiée, proposent de reprendre le contrôle de la gamelle.

1. Apprendre à décrypter les étiquettes
Il est possible de calculer soi-même le taux de glucides par une simple règle de soustraction : prenez 100 et retirez tous les autres pourcentages indiqués (protéines, graisses, cendres, fibres, humidité). Le reste, c’est le sucre.

2. Revenir à une alimentation humide ou ménagère
L’idéal reste de cuisiner pour son animal (la ration ménagère) ou de privilégier des aliments humides de haute qualité. Pour ceux qui ne peuvent pas se passer de croquettes pour des raisons pratiques ou financières, le livre propose des astuces pour « enrichir » la gamelle et compenser les carences de l’alimentation industrielle.

En somme, il s’agit de traiter nos animaux comme des membres de la famille à part entière, en leur offrant une nourriture adaptée à leur biologie de carnivore, loin des diktats du marketing qui, depuis l’invention du biscuit pour chien en 1890, privilégie la rentabilité à la santé.

Source : Tocsin