L’inquiétante disparition des abeilles cache des gros sous !

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Il est indéniable que l’homme est au sommet de la chaîne alimentaire ; nous dominons toute autre espèce sur Terre, modelons le monde à notre guise, et exploitons toutes les ressources de notre planète. 
Pourtant, la chaîne alimentaire est en passe d’être brisée, certains anneaux disparaissent, certains sont rongés…

En l’espace de 40 ans, le nombre d’animaux terrestres et marins a diminué de 39 %, selon la WWF. Les espèces d’eau douce ont déserté nos fleuves et nos cours d’eau… 76 % de chute de population. Un constat dramatique qui s’explique par le défrichement, la déforestation, l’extension et l’intensification de la pêche, l’aménagement urbain ou encore la pollution qui ravage sol et eau.

Première victimes de l’exploitation et de la course au profit : les abeilles

Ces dernières sont responsables de la pollinisation, ce sont les ouvrières de la nature, celles qui lui permettent de se renouveler année après année. En effet, les abeilles pollinisent plus de 80 % de l’environnement végétal. Sans abeilles, pas de récolte ; sans récolte, plus de vie. Depuis 1998, un terme est employé pour qualifier ce phénomène de disparition systématique des abeilles : le syndrome d’effondrement des colonies. L’hiver 2006 a tué 25 % des colonies nord-américaines et l’hiver 2012 en a tué 45 %… des chiffres qui ne devraient pas dépasser les 10 %. Les abeilles disparaissent et nous avec.

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Un homme en chine qui fait le travail des abeilles manuellement car elles sont devenues trop rares

Selon la citation apocryphe d’Einstein :

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Si les abeilles disparaissaient de la surface du globe, l’Homme n’aurait plus que quatre années à vivre.

Les scientifiques (non commandités par les lobbies de l’agroalimentaire, bien entendu) sont unanimes et s’accordent sur un verdict sans appel : nous marchons sur le fil du rasoir. Il s’agit de durcir la législation et de renforcer les contrôles sur les effets dévastateurs des produits chimiques utilisés. Ségolène Royale a fait un pas dans cette direction en demandant l’interdiction du Roundup, un pesticide de Monsanto. Plus tard, elle s’est en prise au Nutella, avant de s’excuser platement… Que fera-t-elle face à cette grande multinationale ? Qui vivra verra…

Les États-Unis ont lancé un programme d’urgence dont le but est le maintien et la protection des colonies d’abeilles. Obama, dans son second et ultime mandat, semble prendre conscience de l’impératif écologique. Mais il s’agit aussi d’une préoccupation pécuniaire et de la recherche d’un équilibre. Aux États-Unis les abeilles permettent plus de 90 types de cultures et génèrent ainsi 25 milliards de dollars. 
Nous savons tous que Monsanto et l’agroalimentaire rapportent plus d’argent que les abeilles. Nous savons bien également que la destruction de la nature est plus lucrative que sa protection.

Abeilles

Rayons de supermarché avec abeilles (en haut) et sans (en bas).

L’Afrique est à genoux ; elle dispose de semences génétiquement modifiées et stériles, et n’est donc pas autonome. L’Union Européenne dépense chaque année des millions d’euros dans la Politique agricole commune (PAC), qui subventionne principalement l’agriculture intensive (60 % des bénéficiaires de la PAC se partagent 20 % du budget) et donc les laboratoires chimiques de l’agroalimentaire. Pendant ce temps, lobbies et gouvernements cherchent à ratifier et à signer le traité transatlantique de commerce et d’investissement, libérant le bœuf aux hormones américain sur le vieux continent et mettant à disposition d’entreprises déjà surpuissantes un marché qui pèse 45,5 % du PIB mondial.

L’humanité avance à reculons et marche sur la tête ; détruire pour reconstruire, jusqu’au jour où la première étape marquera la fin de la seconde.

Source

2 commentaires à “L’inquiétante disparition des abeilles cache des gros sous !”

  1. Ambre dit :

    C’est très grave ce qu’il se passe dans le monde : l’homme court tout droit à sa perte ! C’est malheureux à dire mais c’est le sort qu’on mérite !

  2. Lelo-M dit :

    prendre conscience est la chose qui reste à faire, sinon, catastrophe

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