Une étude récente a mis en lumière les effets remarquables de la nattokinase sur la réduction des plaques artérielles. Chez les patients prenant 10 800 unités fibrinolytiques (FU) par jour pendant 12 mois, 95,4 % ont présenté une amélioration cardiovasculaire, avec une réduction moyenne de 36 % de la plaque artérielle, confirmée par échographie des artères carotides. Aucune réaction indésirable n’a été signalée.
Ce résultat spectaculaire s’ajoute à une série de recherches cliniques et précliniques explorant les propriétés anti-athérogènes de cette enzyme, extraite de la fermentation de graines de soja dans le natto, un aliment traditionnel japonais. La nattokinase agit principalement par fibrinolyse (dissolution des caillots), réduction de l’oxydation des lipides, activité antioxydante et modulation des voies inflammatoires, contribuant ainsi à limiter l’accumulation de plaques et l’épaississement de l’intima-média dans les artères.
Preuves cliniques et mécanismes d’action
Plusieurs études ont démontré l’efficacité de la nattokinase à différentes doses :
- Éude de Ren et al. (2017) : Un essai randomisé auprès de 82 patients atteints d’athérosclérose carotide et d’hyperlipidémie a montré qu’une dose de 6 500 FU/jour pendant 26 semaines réduisait l’épaisseur intima-média de l’artère carotide commune (CCA-IMT) de 10,6 % (passant de 1,13 mm à 1,01 mm) et la taille des plaques de 36,6 % (de 0,25 cm² à 0,16 cm²). Ces résultats surpassaient ceux de la simvastatine (20 mg/jour), qui n’a atteint qu’une réduction de 11,5 % des plaques.
L’étude complète est disponible ici. - Étude observationnelle de Chen et al. (2022) : Menée sur 1 062 participants âgés de 63 à 85 ans présentant une athérosclérose légère et une hyperlipidémie, cette recherche a révélé qu’une dose élevée de 10 800 FU/jour pendant 12 mois réduisait la surface des plaques de 36 % et l’épaisseur intima-média de 21,7 %, tout en améliorant significativement le profil lipidique (par exemple, une réduction de 18,1 % du LDL-cholestérol). En revanche, les doses plus faibles (3 600 FU/jour) se sont avérées inefficaces.
Plus de détails sur cette étude.
D’autres essais cliniques, comme celui de Hodis et al. (2021), ont en revanche montré des résultats neutres avec des doses plus faibles (2 000 FU/jour pendant 3 ans) chez des participants en bonne santé et à faible risque cardiovasculaire, suggérant que les bénéfices de la nattokinase pourraient être limités aux patients présentant déjà une athérosclérose ou des facteurs de risque élevés.
Les mécanismes sous-jacents incluent :
une action fibrinolytique directe (dégradation de la fibrine, composant majeur des caillots),
une réduction du LDL oxydé (un facteur clé dans la formation des plaques),
une activité antioxydante protégeant les vaisseaux sanguins,
une modulation de l’inflammation, et
une amélioration du profil lipidique (baisse du cholestérol total, des triglycérides et du LDL-C).
Des études précliniques sur des modèles animaux (rats avec lésion vasculaire, lapins hypercholestérolémiques) ont également confirmé que la nattokinase supprime l’épaississement de l’intima et réduit la surface des plaques aortiques.
Une revue de 2018 résume ces mécanismes.
Des essais plus petits, synthétisés par Wei et al., ont par ailleurs montré des réductions modestes (8 à 12 %) du cholestérol total, des triglycérides et du LDL-C avec des doses de 1 500 à 2 000 FU/jour sur 8 à 12 semaines, soutenant ainsi des bénéfices anti-athérogènes indirects via une meilleure gestion des lipides.
Applications pratiques et recommandations
La nattokinase est de plus en plus intégrée dans des protocoles de détoxification, notamment pour ses effets potentiels sur la détoxification de la protéine Spike (liée au COVID-19 ou aux vaccins). Le Dr Peter A. McCullough, cardiologue et chercheur, recommande ainsi son utilisation prolongée dans des formulations comme l’Ultimate Spike Detox ou Spike Support de The Wellness Company, non seulement pour ses bénéfices cardiovasculaires, mais aussi pour son rôle dans la gestion des séquelles du COVID long ou des effets indésirables post-vaccinaux. Après un an ou plus de suivi du protocole McCullough, de nombreux patients voient leurs symptômes s’améliorer, avec des taux d’anticorps anti-Spike inférieurs à 1 000 U/ml.
Toutefois, les experts soulignent la nécessité d’études supplémentaires, notamment des essais randomisés en double aveugle avec placebo, financés par des institutions comme le NIH NHLBI, pour confirmer l’efficacité et la sécurité de la nattokinase, en comparaison ou en complément des thérapies standard de réduction des lipides (comme l’aspirine).
En résumé, la nattokinase se révèle comme une alternative prometteuse pour la prévention et le traitement des maladies cardiovasculaires, en particulier à des doses élevées (6 000 à 10 800 FU/jour) chez les patients à risque. Ses effets, bien que encourageants, nécessitent encore des validations à plus grande échelle.
Source : thefocalpoints.com









