
Dans une interview réalisée à l’Université d’Été Rassemblante 2025 à Castres, le Dr Denis Agret s’entretient avec Stéphanie Reynaud pour Tribune Libre. Médecin généraliste formé en santé publique, ancien urgentiste et spécialiste des bases de données hospitalières, le praticien défend une approche qu’il qualifie de légitime défense face aux informations qu’il juge incomplètes sur les vaccins.
Son combat principal consiste à informer les parents et les professionnels de santé sur les risques associés aux vaccins, en particulier les vaccins pédiatriques rendus obligatoires. Selon lui, les vaccins contre le Covid ont permis de révéler des effets indésirables graves et une protection limitée, l’amenant à examiner de près le calendrier vaccinal infantile.
Le rapport de l’ANSM sur les vaccins obligatoires
Le Dr Agret s’appuie sur un rapport officiel de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) consacré à la pharmacovigilance des vaccins pédiatriques. Ce document recense des effets secondaires graves, dont deux décès d’enfants : l’un après l’administration concomitante d’un vaccin hexavalent et d’un vaccin antipneumococcique, l’autre lié à une maladie de Kawasaki survenue après un vaccin rougeole-oreillons-rubéole.
La maladie de Kawasaki, une vascularite inflammatoire touchant notamment les artères coronaires, est mentionnée dans les notices de certains vaccins, dont celui contre le méningocoque. Elle peut entraîner des anévrismes, des infarctus et des décès. Le médecin souligne que ces événements, bien que qualifiés de rares par les autorités, sont probablement sous-déclarés.
En septembre 2023, l’ANSM a classé la quasi-totalité des vaccins sur la liste des substances vénéneuses, ce qui inclut selon le code de la santé publique les produits très toxiques, potentiellement mutagènes, cancérogènes ou toxiques pour la reproduction. Le Dr Agret y voit une tentative des laboratoires et de l’agence de limiter leur responsabilité pénale en la transférant aux prescripteurs et aux médecins qui administrent les injections.
Absence d’études indépendantes et effets cumulatifs
Aucune étude indépendante ne démontre à la fois l’efficacité réelle et l’innocuité complète des vaccins pédiatriques, selon le médecin. Il insiste particulièrement sur l’absence de données concernant les effets cumulatifs lorsqu’on administre plusieurs vaccins le même jour ou sur une courte période.
Il établit un parallèle avec les vaccins Covid, où une étude de la Société française de cardiologie avait révélé un risque de myocardite atteignant 5 % chez les soignants ayant reçu trois doses. Or le vaccin DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) et les combinaisons hexavalentes contiennent plusieurs antigènes dans une même seringue, avec trois doses administrées aux enfants.
Le rapport de l’ANSM mentionne également des échecs vaccinaux, dont cinq cas de méningites à Haemophilus influenzae chez des enfants pourtant vaccinés contre cette bactérie. Pour le Dr Agret, ces données montrent que les vaccins ne protègent pas toujours et peuvent même provoquer les maladies qu’ils sont censés prévenir.
Manipulations statistiques et sous-déclaration
Le rapport initial fait état de 538 signalements dans la base de pharmacovigilance, mais 402 cas sont exclus car ils concernent des enfants de plus de 23 mois ou des périodes hors 2021. Seuls 133 cas d’enfants de 0 à 2 ans sont retenus pour l’année 2021. Parmi les effets indésirables graves figurent neuf cas de convulsions, parfois associés à une épilepsie fébrile.
Le médecin dénonce une forme de désinformation méthodologique : les cas exclus ne sont pas présentés dans le détail, alors qu’ils pourraient inclure d’autres maladies de Kawasaki, méningites, paralysies ou décès. Il rappelle que la sous-déclaration est également liée au fait que parents et médecins ne font pas toujours le lien entre les symptômes et la vaccination récente.
Les statistiques de rougeole : un contre-exemple parlant
Le Dr Agret cite les données de Santé publique France sur la rougeole. En 2017, avant l’extension de l’obligation vaccinale à 11 vaccins décidée par le président Macron et Agnès Buzyn, on comptait 519 cas en France. En 2018, après l’obligation, ce chiffre a bondi à 2 900 cas, soit une multiplication par 5,6, avec trois décès.
En 2019, on recensait encore 2 600 cas. En revanche, durant les années 2020 à 2022, avec la fermeture des cabinets médicaux, des PMI et des pédiatres pendant le confinement, les vaccinations ont fortement diminué. Le nombre de cas de rougeole est alors tombé à une dizaine par an. Le médecin en conclut que les « échecs vaccinaux » sont en réalité des rougeoles vaccinales et que moins on vaccine, moins les enfants tombent malades.
Cette tendance s’observerait également pour d’autres pathologies. Les vascularites et inflammations vasculaires provoquées par les vaccins pourraient expliquer une partie des cas d’épilepsie (environ 400 nouveaux cas par an chez les moins de 15 ans selon la Fondation Rothschild) et de myocardites.
Liberté vaccinale et responsabilité des médecins
Le Dr Agret plaide pour la liberté vaccinale. Les parents qui le souhaitent pourraient continuer à faire vacciner leurs enfants, tandis que les autres ne devraient pas être discriminés. La scolarité doit rester un droit indépendant de l’état vaccinal, selon lui. Il rappelle que de nombreux rappels après l’âge de deux ans ne sont que recommandés, et non obligatoires, même si beaucoup de parents confondent les deux notions.
Il encourage les médecins à désobéir à l’obligation lorsqu’ils estiment que les risques l’emportent. Il cite plusieurs affaires judiciaires où des confrères ont été poursuivis pour homicide involontaire après des décès liés à une maladie de Kawasaki post-vaccination (un médecin placé en garde à vue en 2023, un autre condamné à six mois avec sursis à Périgueux, un troisième à 16 mois avec sursis à Marseille).
Une infirmière a par ailleurs obtenu 240 000 euros d’indemnisation pour une sclérose en plaques apparue après un vaccin contre l’hépatite B. Le médecin met en garde ses collègues : leur responsabilité civile pourrait les conduire à devoir vendre leurs biens si des familles les assignent en justice pour des handicaps graves.
Les incitations financières et la pression sur les praticiens
Les médecins généralistes et pédiatres font face à des objectifs chiffrés via la ROSP (rémunération sur objectifs de santé publique). Ils perçoivent une prime en fin d’année s’ils atteignent un taux élevé de couverture vaccinale. Le Dr Agret qualifie ce système de pernicieux.
Il rappelle également les rémunérations importantes versées pendant la campagne Covid : 420 euros la demi-journée en semaine et 460 euros le week-end, permettant à certains de gagner plusieurs milliers d’euros rapidement.
Hygiène, histoire et perspectives
Le praticien remet en cause le mythe fondateur de la vaccination en évoquant les carnets de Pasteur, consultables à la Bibliothèque nationale de France, où ce dernier reconnaissait certaines erreurs. Il souligne que de nombreux progrès de santé publique sont davantage liés à l’amélioration de l’hygiène, à l’accès à l’eau potable et à de meilleures conditions de vie qu’aux vaccins eux-mêmes.
Les courbes épidémiques en cloche montrent souvent que les vaccins sont arrivés en phase descendante des épidémies. Face aux maladies infectieuses, il rappelle que l’on dispose aujourd’hui de désinfectants, d’antibiotiques et d’antiparasitaires efficaces.
Le Dr Agret appelle à une plus grande sincérité des autorités, à un accès équitable aux médias pour les voix dissidentes et à des études de cohortes indépendantes suivant des populations vaccinées et non vaccinées sur le long terme. Il considère que le rapport de l’ANSM suffit à démontrer que les vaccins peuvent causer des maladies graves et des décès.
Il conclut en faveur d’une désobéissance médicale raisonnée pour protéger les enfants, estimant que moins de vaccinations conduira à moins de maladies et à une population globalement en meilleure santé, avec moins d’hospitalisations en cardiologie, néphrologie, neurologie ou maladies infectieuses.
Pour consulter les rapports de l’ANSM mentionnés : Rapport pharmacovigilance vaccination obligatoire et Données de sécurité des vaccins obligatoires.
Source : TRIBUNE LIBRE
