7 aliments à éviter en cas de sclérose en plaques

Adopter une alimentation adaptée peut jouer un rôle important dans la gestion de la sclérose en plaques (SEP). Certains aliments, en particulier ceux riches en gras trans, en sucres ajoutés ou en sodium, peuvent aggraver les symptômes ou augmenter les risques de complications. Voici un tour d’horizon des principaux aliments à limiter ou à éviter lorsqu’on vit avec la SEP.

Les acides gras trans

Il est conseillé d’éviter les aliments contenant des acides gras trans, notamment les biscuits, crackers et tartes industriels, ainsi que divers produits emballés. Selon Amy Jamieson-Petonic, diététicienne et administratrice à l’University Hospitals Primary Care Institute à Cleveland, « Nous savons que les acides gras trans augmentent l’inflammation à l’intérieur des vaisseaux sanguins, ce qui peut entraîner des problèmes cardiovasculaires. » Pour repérer ces ingrédients, vérifiez les étiquettes à la recherche des termes « huile partiellement hydrogénée » ou « graisse végétale ».

Le lait de vache

Le lait de vache contient non seulement des graisses saturées, mais aussi des protéines susceptibles d’avoir un impact négatif chez certaines personnes atteintes de SEP, d’après des recherches. Toutefois, les données restent partagées.

  • Des questionnaires menés auprès de patients montrent que les personnes atteintes de SEP qui déclarent ne pas consommer de produits laitiers présentent moins d’activité récente de la maladie et moins de handicap lié à la SEP.
  • D’autres travaux soulignent un lien inverse, associant une consommation plus élevée de produits laitiers à une réduction du handicap lié à la SEP.

Si vous souhaitez tester l’éviction du lait de vache, veillez à compenser vos apports en calcium, protéines et vitamine D avec d’autres aliments. Les boissons végétales comme le lait d’amande ou de noix de cajou apportent souvent plus de calcium que le lait de vache et représentent de bonnes alternatives, en particulier si vous soupçonnez une intolérance au lactose.

Le sucre

Consommer trop de sucre, surtout sous forme de friandises, favorise la prise de poids. « Il vaut mieux éviter de prendre du poids, car cela complique la mobilité et la réalisation des activités du quotidien », indique Amy Jamieson-Petonic. Un excès de poids augmente également la fatigue, un symptôme fréquent de la SEP.

De plus, une surconsommation de sucre suivie d’un « crash » favorise non seulement la fatigue, mais peut aussi entraîner des épisodes de brouillard mental ou des sautes d’humeur, selon Costello.

Le sodium

Bien qu’on ne sache pas encore précisément si le sodium a un effet direct sur la SEP, il est recommandé de surveiller sa consommation de sel. Un excès de sodium peut entraîner une hausse de la pression artérielle, et les problèmes vasculaires sont associés à une espérance de vie réduite chez les personnes atteintes de SEP, comme le souligne Costello.

Les recommandations conseillent de ne pas dépasser 2 300 milligrammes de sodium par jour pour une personne en bonne santé, et moins de 1 500 milligrammes en cas de problèmes cardiovasculaires, selon l’American Heart Association.

Les glucides raffinés

Il est préférable d’éviter le riz blanc, le pain blanc ainsi que de nombreux céréales du petit-déjeuner industriels. Ces glucides raffinés provoquent des pics de glycémie et nuisent à la santé cardiovasculaire.

Optez plutôt pour des alternatives complètes telles que le pain complet, le riz complet, l’orge ou les pâtes complètes. D’après Costello, « Les observations issues de plusieurs études, principalement auto-déclaratives, suggèrent que les personnes atteintes de SEP qui consomment plus de céréales complètes, de fruits et de légumes signalent moins de difficultés à marcher et moins de handicap global. »

Autre avantage : les céréales complètes sont riches en fibres, ce qui aide à prévenir la constipation (un symptôme courant de la SEP) et contribue à la sensation de satiété, facilitant ainsi le maintien du poids.

Le gluten

Le gluten est une protéine présente dans certains grains, comme le blé, l’orge et le seigle. Chez les personnes atteintes de maladie cœliaque, l’éviction totale du gluten est nécessaire pour éviter des dommages intestinaux. En revanche, d’autres personnes, sans maladie cœliaque, rapportent un mieux-être en supprimant le gluten.

Il n’existe cependant aucune preuve que l’éviction du gluten soit bénéfique chez les personnes atteintes de SEP sans maladie cœliaque. Selon Jamieson-Petonic : « Réduire le gluten peut être une option si vous ne trouvez pas de soulagement avec d’autres mesures. » Privilégiez toutefois les aliments complets et peu transformés, car de nombreux produits sans gluten sont très industrialisés. Comme le rappelle Costello, il existe des alternatives à base de céréales complètes naturellement sans gluten.

Source : everydayhealth.com