
Cinq ans après l’autorisation d’urgence des premiers vaccins à ARNm contre la Covid-19, le débat sur la gestion de la crise sanitaire par l’Union européenne est loin d’être clos. Alors que les campagnes de vaccination de masse ont marqué l’histoire récente, des voix discordantes continuent de s’élever au sein même des institutions pour demander des comptes. C’est le cas de Gérald Hauser, député européen autrichien membre du groupe des Patriotes pour l’Europe, qui livre un témoignage accablant sur les coulisses des négociations entre Bruxelles et les laboratoires pharmaceutiques.
Dans un entretien exclusif et sans concession, l’élu dresse un bilan sombre de la stratégie vaccinale européenne. Il pointe du doigt une série de dysfonctionnements majeurs : des contrats gardés secrets, une autorisation de mise sur le marché qu’il juge politique plutôt que scientifique, ainsi qu’une gestion des effets indésirables qu’il qualifie de désastreuse. Selon lui, la Commission européenne a failli à sa mission première de protection des citoyens, transformant 450 millions d’Européens en sujets d’une expérimentation à grande échelle.
Une autorisation sous haute pression politique
Le 21 décembre 2020 marque une date charnière : l’autorisation conditionnelle du vaccin Pfizer/BioNTech par la Commission européenne. Selon Gérald Hauser, cette décision ne reposait pas sur des certitudes scientifiques absolues, mais sur un impératif politique. L’eurodéputé rapporte des faits troublants issus de la commission autrichienne sur le coronavirus, qui se sont produits le 17 décembre 2020. À cette époque, il aurait été ouvertement déclaré que l’Agence européenne des médicaments (EMA) subissait une pression considérable de la part de l’exécutif européen.
L’objectif était clair : accélérer la procédure pour permettre une mise en scène médiatique des premières injections dès la fin décembre. Gérald Hauser affirme que, dans une réponse écrite, la Commission a admis qu’au moment de l’autorisation, les données complètes sur la sécurité et les effets à long terme n’existaient pas. Cette précipitation aurait conduit à valider un produit sans les garanties habituellement exigées pour la santé publique.
« La Commission européenne ne doit plus jamais jouer à la roulette russe avec la vie et la santé des citoyens européens. »
L’opacité des contrats et la question de la responsabilité
L’un des points les plus critiques soulevés par l’eurodéputé concerne la nature des contrats signés entre l’Union européenne et le laboratoire Pfizer. Gérald Hauser dénonce une volonté délibérée de dissimulation. Selon lui, les clauses de confidentialité strictes n’avaient qu’un seul but : empêcher le public de découvrir les conditions réelles de ces accords. Ces documents n’ont d’ailleurs été connus que grâce à des fuites, malgré les demandes répétées de transparence.
L’analyse de l’élu autrichien révèle que ces contrats sont stupéfiants :
- exonération totale des laboratoires : les fabricants de vaccins sont dégagés de toute responsabilité financière en cas de dommages ;
- Transfert de la charge aux États : ce sont les États membres, et donc les contribuables, qui doivent assumer les coûts liés aux indemnisations des victimes, et non Pfizer ou l’UE.
- Acceptation de l’inconnu : les signataires (la Commission et les gouvernements) auraient accepté contractuellement que l’efficacité, la sécurité et les effets secondaires à long terme soient inconnus au moment de la signature.
Le mythe du consentement éclairé brisé
La question éthique est au cœur de l’argumentaire de Gérald Hauser. Selon lui, le consentement des citoyens a été vicié dès le départ. Le discours officiel, martelé par les gouvernements et les institutions, affirmait que les vaccins étaient « parfaitement testés, sûrs et efficaces ». Or, l’eurodéputé souligne la contradiction flagrante entre ce discours public et les contrats signés en coulisses, qui reconnaissaient explicitement le manque de données.
Selon lui, qualifier cette campagne de « plus grand essai clinique de l’histoire de l’humanité » n’est pas une exagération, compte tenu des 4,6 milliards d’injections administrées dans le monde. Selon lui, les populations ont été laissées dans l’ignorance des risques réels, ce qui rend les consentements nuls et non avenus. Si les citoyens avaient été informés des incertitudes réelles, la campagne de vaccination de masse aurait probablement rencontré une résistance bien plus forte, laissant des stocks immenses inutilisés.
Sous-déclaration massive des effets secondaires
Cinq ans plus tard, le bilan sanitaire est lourdement contesté par l’eurodéputé. Il met en lumière les défaillances systémiques de la pharmacovigilance. S’appuyant sur des études, il rappelle que seuls 6 % environ des effets secondaires sont réellement signalés aux autorités, ce qui fausse considérablement les statistiques officielles.
Malgré cette sous-déclaration chronique, les chiffres disponibles dans la base de données EudraVigilance sont vertigineux : plus de 2 millions de signalements d’effets indésirables et près de 30 000 décès sont recensés après la vaccination. Gérald Hauser insiste sur le fait qu’il s’agissait souvent de personnes en bonne santé avant l’injection. Il cite également l’aveu récent de la ministre autrichienne de la Santé, qui reconnaît que les effets secondaires n’ont pratiquement pas été enregistrés dans son pays, ce qui illustre une volonté politique de minimiser l’impact sanitaire.
Des mécanismes biologiques inquiétants
Au-delà des statistiques, l’entretien aborde des aspects médicaux et techniques préoccupants. Gérald Hauser fait référence aux travaux présentés lors d’une session du Comité consultatif américain sur les pratiques de vaccination (ACIP) en septembre 2025. Quatre mécanismes principaux de dommages potentiels liés aux vaccins à ARNm ont été mis en avant :
- le déclenchement d’anticorps IgG4 bloquants pouvant altérer la réponse immunitaire ;
- la propagation incontrôlée du produit vaccinal dans l’organisme ;
- La production de protéines erronées due à la technologie de la pseudouridine.
- Des risques de modifications génétiques potentiels liés à la contamination par de l’ADN et du SV40 (virus simien 40) dans les flacons.
Ces éléments auraient conduit l’ACIP aux États-Unis à abandonner les recommandations générales de vaccination contre le Covid-19, pour désormais privilégier une décision individuelle. Il regrette que l’Europe ne suive pas encore cette voie, l’Autriche recommandant toujours la vaccination dès l’âge de six mois.
Appel à la démission et exigences de réformes
Face à ce qu’il qualifie de catastrophe ayant ruiné la confiance du public envers la science et la médecine, Gérald Hauser ne mâche pas ses mots. Il exige la création immédiate d’un comité d’enquête spécial et demande la démission ou la destitution de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Selon lui, l’actuelle gouvernance tenterait d’étouffer le débat et d’empêcher toute évaluation honnête de la politique sanitaire menée.
Pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise, l’eurodéputé propose une feuille de route claire pour l’avenir :
- Transparence totale : obligation de divulguer tous les contrats et toutes les données des études cliniques ;
- Indépendance des agences : interdiction stricte du financement des agences de régulation (comme l’EMA) par l’industrie pharmaceutique pour éviter les conflits d’intérêts ;
- Retour au principe de précaution : application stricte du serment d’Hippocrate « D’abord, ne pas nuire ». Aucune autorisation ne devrait être délivrée tant que la sécurité à long terme n’est pas prouvée.
- Arrêt de la promotion : fin immédiate de toute publicité pour les vaccins contre le Covid-19 et arrêt des recommandations généralisées.
Il conclut en affirmant que seule une transparence radicale et une reconnaissance des erreurs commises permettront, avec le temps, de restaurer la confiance brisée des citoyens européens envers leurs institutions de santé.
Source : francesoir.fr
