
C’est une révélation qui pourrait bouleverser la chronologie officielle de la pandémie de COVID-19. L’analyse croisée de documents internes, rendus publics suite à des décisions de justice, suggère que le travail sur les vaccins à ARNm de Pfizer et Moderna aurait commencé bien avant l’apparition officielle du virus à Wuhan. Une pièce du puzzle en particulier attire l’attention : un bon de commande datant de mai 2019.
Une transparence obtenue de haute lutte
La lumière sur ces documents n’a pas été faite de plein gré par les laboratoires pharmaceutiques. Il a fallu une ordonnance du juge Mark P. Pittman, au Texas, le 2 février 2022, pour contraindre la FDA (Food and Drug Administration) à déclassifier les données soumises par Pfizer pour l’homologation de son vaccin. Initialement, l’agence de régulation américaine demandait un délai de 75 ans pour livrer ces centaines de milliers de pages.
Cette victoire juridique, obtenue par le groupe Public Health and Medical Professionals for Transparency, a permis aux chercheurs indépendants de se plonger dans les détails techniques de la conception des injections. Ce travail de fouille a mis en évidence des incohérences temporelles troublantes, non seulement pour Pfizer, mais également pour Moderna.
Des indices précurseurs chez Moderna et BioNTech
Avant même d’aborder la découverte concernant mai 2019, plusieurs éléments avaient déjà semé le doute sur la chronologie officielle. Des documents ont révélé que des candidats vaccins contre le coronavirus avaient été transférés par Moderna à l’Université de Caroline du Nord dès le 12 décembre 2019, soit près de trois semaines avant que l’OMS ne soit informée des premiers cas de pneumonie à Wuhan.
Du côté de BioNTech (partenaire de Pfizer), le récit officiel présenté par ses fondateurs dans leur livre The Vaccine situe le début des travaux au 27 janvier 2020. Pourtant, le rapport d’étude R&D n° R-20-0072 indique que les tests précliniques ont débuté le 14 janvier 2020. Bien que cette date soit techniquement possible (le génome du virus ayant été publié la veille), elle contredit la version publique et suggère une réactivité quasi instantanée, voire anticipée.
La preuve technique : le croisement de deux documents clés
C’est cependant la mise en relation de deux documents distincts qui apporte l’élément le plus surprenant. Le premier document est un rapport d’évaluation non clinique produit par le régulateur australien, la TGA (Therapeutic Goods Administration). À la page 40 de ce rapport, on découvre que la société Acuitas a formulé l’ARNm codant (référencé ARN-EH190611-01c) en utilisant des nanoparticules lipidiques spécifiques.
![TGA. Rapport d'évaluation non clinique du vaccin BNT162b2 [ARNm] contre la COVID-19 (COMIRNATYTM). Janvier 2021. p. 40.](https://www.sante-nutrition.org/wp-content/uploads/2026/02/le-developpement-du-vaccin-pfizer-a-debute-en-img-2-1769963146-7250.jpg)

Les spécifications sont identiques : référence du produit, numéro de lot, taux d’encapsulation et diamètre des particules. Il ne fait aucun doute que les deux rapports parlent du même matériel biologique.
La date fatidique : mai 2019
Si la formulation en décembre 2019 est déjà problématique pour la narration officielle, une autre page du rapport BioNTech enfonce le clou. La page 31 révèle la date de la commande de ces matériaux spécifiques.
Contrairement à ce que la logique de la pandémie voudrait, cette commande n’a pas été passée en janvier 2020, ni même en décembre 2019. Le document indique noir sur blanc que la commande date de mai 2019. Plus précisément, le processus administratif semble avoir été acté au plus tard le 27 mai 2019.

Cette découverte soulève une question vertigineuse : comment et pourquoi la production de matériaux destinés à un vaccin contre un virus qui n’existait pas encore officiellement a-t-elle pu être lancée six mois avant l’apparition du patient zéro ? Ces documents déclassifiés, purement techniques et factuels, continuent d’alimenter le débat sur les origines réelles de la pandémie et la préparation des laboratoires pharmaceutiques.
Source : lepointcritique.fr

