Des scientifiques ont découvert un supplément qui rajeunit les mitochondries vieillissantes

Des scientifiques ont découvert un supplément qui rajeunit les mitochondries vieillissantes

Lors d’une récente intervention dans un podcast, la chercheuse Dr Rhonda Patrick a partagé en détail sa routine de suppléments, en mettant particulièrement l’accent sur la santé de nos centrales énergétiques cellulaires : les mitochondries. Au-delà des vitamines de base, elle s’intéresse de près à des molécules capables de lutter contre le vieillissement cellulaire, d’optimiser l’énergie et de stimuler les mécanismes d’autodéfense de l’organisme.

L’ubiquinol : un bouclier indispensable pour les mitochondries (et les utilisateurs de statines)

Parmi les suppléments essentiels à la fonction mitochondriale, le Dr Patrick met en avant l’ubiquinol, la forme réduite et nettement plus biodisponible du coenzyme Q10 (CoQ10). Avec l’âge, la capacité de notre corps à convertir le CoQ10 en ubiquinol diminue naturellement, ce qui peut affecter l’énergie cellulaire et augmenter le risque de maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson.

L’intégration de l’ubiquinol est d’autant plus cruciale pour les personnes sous statines. En effet, ces médicaments prescrits contre le cholestérol bloquent la voie du mévalonate. Si ce mécanisme permet de réduire le cholestérol en inhibant l’enzyme HMG-CoA réductase, il bloque également la voie métabolique qui produit naturellement le CoQ10 dans notre organisme. Une supplémentation en ubiquinol devient alors indispensable pour compenser cette perte et protéger la fonction mitochondriale.

Le sulforaphane : le roi de la détoxification cellulaire

Le second composé incontournable de sa routine est le sulforaphane. Cette molécule étant particulièrement instable, elle consomme un précurseur appelé glucoraphanine, associé à l’enzyme (la myrosinase) nécessaire à sa conversion active. Le Dr Patrick utilise une formulation cliniquement étudiée (Avmacol) pour s’assurer de l’efficacité du produit.

Le sulforaphane se distingue comme le plus puissant activateur alimentaire de la voie NRF2. Ce facteur de transcription régule de nombreux gènes liés à l’inflammation, à l’oxydation et à la détoxification de phase II. Des études cliniques humaines ont démontré que l’activation de cette voie permet d’accélérer l’élimination de toxines environnementales courantes (comme le bisphénol A ou le benzène issu de la pollution atmosphérique, des incendies de forêt et de la fumée de cigarette) de l’ordre de 60 % en seulement 24 heures.

De plus, le sulforaphane stimule la production de glutathione dans le plasma et le cerveau, renforçant ainsi le principal antioxydant cérébral contre les effets du vieillissement.

L’urolithine A : la révolution de la mitophagie

La grande nouveauté dans les expérimentations du Dr Patrick est l’urolithine A, un métabolite produit par le microbiote intestinal à partir des polyphénols de la grenade. Bien qu’elle soit longtemps restée sceptique quant à son efficacité, de nouvelles données scientifiques l’ont poussée à tester cette molécule.

L’urolithine A se distingue par sa capacité unique à déclencher la mitophagie. Alors que l’autophagie désigne le nettoyage général des déchets cellulaires, la mitophagie cible spécifiquement les mitochondries endommagées. Contrairement à notre ADN cellulaire, l’ADN mitochondrial ne dispose pas de mécanismes de réparation robustes. Pour maintenir un réseau énergétique sain, la cellule doit donc éliminer les parties défectueuses des mitochondries, voire détruire entièrement les centrales trop endommagées pour faire place à de nouvelles structures saines.

Ce processus de nettoyage en profondeur, habituellement stimulé par le jeûne prolongé ou l’exercice de haute intensité, est activé de manière très robuste par l’urolithine A. Des recherches récentes ont d’ailleurs mis en lumière ses effets sur l’endurance physique. Dans une étude, des participants consommant environ 240 ml de jus de grenade par jour (riche en précurseurs d’urolithine A) parallèlement à leur entraînement ont vu leur VO2 max s’améliorer de 17 % de plus que le groupe effectuant uniquement de l’exercice.

Puisque la capacité à convertir les polyphénols de grenade en urolithine A varie considérablement d’une personne à l’autre en fonction de la composition de son microbiote intestinal, une supplémentation directe s’avère être une stratégie particulièrement prometteuse pour garantir ces bienfaits sur la longévité et la performance physique.

Source : FoundMyFitness Clips