Le glutamate monosodique, l’ennemi n° 1 de l’alimentation

MSG-in-Diet

Qu’est-ce que le Glutamate de sodium ?

Il règne une grande confusion à propos du Glutamate (ou glutamate monosodique ou GMS, -MSG en anglais-).

C’est avant tout un acide aminé présent naturellement dans le corps et utilisé surtout par le système nerveux.

Il ne faut pas le confondre avec la glutamate déshydrogénase qui est une enzyme mitochondriale ayant une action hyperglycémiante dans le métabolisme des sucres.

On le trouve à l’état naturel dans les aliments protéinés (végétaux ou animaux).

Depuis plus de 50 ans, le glutamate de sodium fabriqué industriellement, est utilisé dans l’industrie alimentaire comme exhausteur de goût.

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Les Japonais le considèrent même comme la 7ème saveur : Umami (saveur prononcée et attirante du type  bouillons de viande, fromages, champignons…). Les 6 autres saveurs ou « goûts classiques » étant : sucré (sucre); salé (sel, eau de mer); amer (gentiane, chicorée sauvage, quinine); acide (citron); âpre ou astringent (airelle, tanin) et piquant (poivre, gingembre, piment).

Toutefois, cette 7ème saveur ne possède pas de récepteur sur la langue et de ce fait serait plutôt une « sensation », ou comme on dit familièrement un « goût de revenez-y » !

Notre corps a-t-il besoin d’un supplément de Glutamate de sodium ?

Le glutamate (naturel) contenu dans les aliments protéinés végétaux ou animaux (asperge verte, coquille saint jacques, tomate, morue, parmesan, lait, etc.) est largement suffisant pour subvenir aux besoins de notre corps. D’autant qu’en cas de manque le corps est capable de le synthétiser à partir d’autres éléments simples.

Notre corps n’a donc absolument pas besoin d’un apport supplémentaire de glutamate qu’il soit naturel ou artificiel !

Alors dans ce dossier, je vais vous aider à faire le point sur ce produit.

Pourquoi est-il utilisé dans les produits alimentaires ?

L’usage abusif du glutamate de sodium est dangereux !

De l’aveu même des industriels de l’alimentation : « Parce que son emploi est devenu une « nécessité commerciale » (sic) car il permet de rendre les consommateurs dépendants des aliments qui en contiennent. Les consommateurs choisissent donc leurs produits plutôt que ceux des concurrents, et mangent ainsi davantage que si le Glutamate monosodique n’avait pas été ajouté » !

Qu’en est-il de sa toxicité ?

Le conseil européen de l’information sur l’alimentation (EUFIC : European Food Information Council), organisme financé par l’industrie agroalimentaire, considère que « le glutamate monosodique (GMS) est un ingrédient alimentaire qui souffre souvent d’une mauvaise réputation, pourtant infondée ». En se basant sur des études scientifiques publiées entre 1988 et 2000 (ndlr : lesquelles ?), l’organisme public affirme que « le glutamate monosodique peut être utilisé en toute sécurité pour ajouter du goût ou pour réduire le taux du sodium présent dans les aliments (?).

Ben voyons !

Les avis de la JECFA (FAO/OMS) et de la FASEB (Federation of American Societies for Experimental Biology) contredisent eux aussi toutes les études menées depuis plus de cinquante ans.

En effet, dès 1957, D. R. Lucas et J. P. Newhouse ont observé la toxicité du glutamate quand, après avoir nourri des souris nouveau-nées avec du glutamate monosodique, ils ont constaté la destruction de neurones dans la couche interne de leur rétine.

Vers 1969, J. Olney a découvert que ce phénomène n’était pas limité à la rétine, mais concernait tout le cerveau, et il le nomma alors « excitotoxicité ».

L’induction de l’obésité provoquée par le glutamate monosodique a donc été confirmée de fait par les nombreuses études qui ont été menées sur « l’obésité ou le diabète » en utilisant le GMS pour obtenir des rats de laboratoire obèses (!), par exemple :

«Les rats obèses au glutamate monosodique comme modèles pour l’étude d’exercices chez les obèses.» Gobatto CA, Mello MA, Souza CT, Ribeiro IA. Res.Commun Mol Pathol Pharmacol. 2002.

«L’adrénalectomie supprime la sécrétion de sérotonine hypothalamique tant chez les rats normaux que ceux obèses aux GMS.» Guimaraes RB, Tell MM, Coelho VB, Mori C, Nascimento LE CM, Ribeiro. Brain Res. Bull. Août 2002.

«L’obésité provoquée par le traitement néonatale au glutamate monosodique chez des rats spontanément hypertendus : un modèle animal de facteurs de risque multiples.» Iwase M, Yamamoto M, Iino K, Ichikawa K, 5hinohara N, Yoshinari Fujishima. Hypertens Res. Mars 1998.

«Des lésions hypothalamiques provoquées par l’injection de glutamate monosodique durant la période d’allaitement et le développement subséquent de l’obésité.» Tanaka K, Shimada M, Nakao k kusumoki. Exp Neurol. Octobre 1978.

Nota : Selon une récente étude faite pendant 3 ans à Liverpool, lorsqu’un aliment contient du glutamate monosodique et le colorant E 133 (ou bleu brillant), il a été démontré que ce mélange rendait le GMS 7 fois plus nocif pour les cellules du cerveau… Il y a de quoi se faire beaucoup de soucis pour les enfants qui en général aiment les gourmandises, surtout lorsqu’elles sont très « colorées » !

Tant que le glutamate monosodique a été utilisé dans de rares produits et à faible dose, il n’y avait aucun danger pour votre santé.

Mais, il n’en est plus de même aujourd’hui où on retrouve ce glutamate monosodique artificiel dans presque tous les produits alimentaires « préparés » (les plats cuisinés, les concentrés, les sauces, les chips et autres gâteaux apéritifs, bonbons et gourmandises pour enfant, etc.) et même dans certains légumes « naturels » surgelés !

Des doses importantes et/ou répétées de glutamate monosodique, en augmentant artificiellement l’envie de manger (l’appétence, à ne pas confondre avec l’appétit), peuvent donc entrainer un surpoids menant à l’obésité, puis au diabète, et chez une personne sensible (notamment les enfants) provoquer une excitotoxicité avec destruction des neurones !

Pour les Femmes Enceintes !

Le GMS (tout comme l’Aspartame) passe la barrière placentaire (filtre biologique pourtant efficace entre la mère et son enfant). Des quantités importantes de glutamate monosodique peuvent atteindre le cerveau du bébé et provoquer un retard mental.

Les différents noms du Glutamate de sodium

Il faut savoir que le GMS est une sorte de « poison caméléon » qui peut se cacher sous différents noms selon les fabricants d’aliments.

Alors pour « faciliter  » la traque de ce produit, mais sans pour autant devenir paranoïaque, voici la liste des différents noms du Glutamate.

Le glutamate monosodique (additif alimentaire n° E621), communément nommé glutamate ou encore GMS (MSG en anglais), est utilisé principalement comme exhausteur de goût dans l’alimentation « moderne ».

C’est un sel de l’acide glutamique (E620), cependant d’autres sels sont aussi utilisés :

  • Glutamate monopotassique (E622)
  • Diglutamate de calcium (E623)
  • Glutamate d’ammonium (E624)
  • Diglutamate de magnésium (E625)

Les autre noms du glutamate monosodique :

  • GMS,
  • natrum glutamate,
  • gélatine,
  • protéines ou huiles végétales hydrogénées,
  • certaines huiles de mais,
  • extrait de levure
  • levure ajoutée,
  • Assaisonnement (lorsqu’il n’est pas défini),
  • « Arôme » Naturel,
  • Attendrisseur Naturel de Viande.

et en anglais :

  • MSG
  • Accent
  • Natural Meat Tenderizer
  • Ajinomoto (nom de marque japonais de l’Umami)

Quantités à ne pas dépasser

D’après la réglementation Européenne

Les « sels de l’acide glutamique (additifs E620 à E625) sont autorisés dans les denrées alimentaires en général (à l’exception de celles mentionnées à l’article 2 paragraphe 3 de la directive 95/2/CE –ndlr : en gros, les denrées alimentaires non transformées, si toutefois il en existe encore !–) jusqu’à un maximum de 1g pour 100g, seuls ou en mélange. Il n’y a pas de limitation d’usage dans les condiments et assaisonnements (!) ».

En Amérique du nord Le glutamate monosodique est considéré comme un ingrédient nutritif commun, tout comme le sel, la levure ou le poivre ! Il n’est donc soumis à aucune restriction d’usage…

Si les aliments au Glutamate monosodique étaient rares et en contenaient peu, ce n’est plus le cas aujourd’hui à cause de la fameuse « nécessité commerciale ». En effet, elle provoque une véritable compétition entre les différents fabricants qui augmentent les doses de glutamate pour gagner de nouvelles parts de marché !

Aussi, par effet cumulatif, notamment si vous utilisez beaucoup de sauces et de condiments, vous pouvez ingérer des doses relativement importantes de Glutamate dans une même journée…et de façon répétée tout au long de l’année.

Où trouve-t-on le Glutamate monosodique (GMS) ?

Il est plus simple de dire : DANS PRESQUE TOUT !!

Les produits qui en contiennent le plus :

  • les chips,
  • les soupes en sachets,
  • les bâtonnets de crabes (surimi),
  • certaines charcuteries,
  • presque tous les bouillons en cubes (même « BIO » !!),
  • certains mélanges d’épices,
  • de très nombreux plats préparés (dont les risottos),
  • des centaines de desserts, bonbons et autres gourmandises pour enfant,
  • les produits dits de « régime » (où l’on trouve parfois le GMS et l’Aspartame dans le même produit !!),
  • de nombreux produits au soja,
  • etc.

Les aliments qui en cachent souvent :

  • protéines de soja ou de blé,
  • sirop de mais,
  • acide citrique ou concentré,
  • épices,
  • arômes artificiels ou naturels,
  • arômes naturels de poulet, de bœuf ou de porc,
  • arôme « fumé »,
  • « maltodextrine »,
  • sauce au soja,
  • arôme de caramel.

Ceux qui en cachent parfois :

  • protéines de lait, d’avoine ou de riz,
  • carraghénane (algue gélifiante),
  • isolat de protéines de blé ou de soja,
  • sauce au soja,
  • extrait de malt,
  • concentré de protéines.

Remarque importante :

Hélas, on trouve également du glutamate dans certains suppléments de vitamines, dans les capsules de médicaments (ndlr : on trouve bien des sels de mercure dans les…vaccins !) et les compléments alimentaires contenant de lagélatine !

Alors, le Glutamate : ami ou ennemi ?

Posez-vous la bonne question : par quoi (ou par qui) est provoquée l’épidémie d’obésité et de diabète ?

Comparez les effets des produits naturels (ou mieux, bio) avec ceux des produits industrialisés et « chimiqués », ou « trafiqués » si vous préférez.

Observez, réfléchissez et déduisez-en la « marche à suivre » !

L’Homme d’aujourd’hui se retrouve seul face aux grands lobbies incontrôlables (agro-alimentaires, pharmaceutiques, financiers, etc.) qui ne songent qu’à faire des profits par tous les moyens en « oubliant » complètement le service qu’ils étaient sensés rendre au client final, c’est-à-dire à Vous.

Alors, ne vous laissez plus prendre au piège, soyez vigilants, faites fonctionner votre Bon Sens !

Mon conseil

Comme je vous l’ai expliqué dans mon livre  « Les Aliments Spécifiques à l’Homme » , si vous ne mangez que ce dont votre corps a besoin vous ne serez plus jamais malade. Vous éviterez tous les produits alimentaires industriels toxiques qui finissent toujours, à plus ou moins brève échéance, par venir à bout de votre système immunitaire !

Bien sûr, rien ne vous empêche de vous faire plaisir de temps en temps. C’est bon pour le moral !

Alors :

Fuyez les aliments « industriels », avec ou sans glutamate,
avec ou sans additif alimentaire !

Mangez naturel (et même bio) et équilibré.
C’est le seul moyen d’éviter la toxicité engendrée
par les aliments industriels modernes.
Et surtout mangez varié pour éviter des carences éventuelles !

Portez-vous bien !

Michel Matte

Un commentaire

  1. Annie dit :

    Super article! Il aurait aussi été intéressant de mettre les nombreux effets secondaires reliés à une trop grande consommation de ce produit. Depuis des années je croyais être atteinte du côlon irritable. J’ai souvent des migraines, fatigue et diarrhée. Je n’arrivais pas à figurer ce qui causait ça. Ce n’est qu’il y a qq mois que ma mère m’a dit qu’une amie a elle était intolérante aux GMS et qu’elle avait les mêmes réactions que moi. Je me suis mise à observer plus attentivement les informations nutritionnelles sur les emballages et j’ai vite fait le lien. Dès que je consomme un peu de produits contenant du GMS, mon corps réagit. Je dois donc changer mon alimentation complètement, mais je sais que c’est pour le mieux. Je ne peux pas croire à quel point l’industrie se fou de notre santé. L’argent à tout prix! On voit de plus en plus de produits sans gluten, alors j’espère qu’on fera la même chose pour ce qui est des GMS. En plus, je suis une grande consommatrice de mayonnaise et je viens de réaliser qu’il y en a dedans. Je comprends maintenant pourquoi j’étais si souvent malade.

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