
Le Dr Daniel Amen, psychiatre et spécialiste du cerveau depuis plus de 40 ans, tire la sonnette d’alarme sur les effets dévastateurs de la marijuana sur le cerveau, en particulier chez les jeunes. Ses recherches, basées sur près de 300 000 images cérébrales, révèlent une réalité bien différente de celle du discours officiel, qui présente la marijuana comme une médecine naturelle et inoffensive.
Les effets mesurables du cannabis sur le cerveau
Le Dr Amen a publié une étude portant sur mille consommateurs de marijuana, comparés à un groupe témoin en bonne santé. Les résultats sont sans appel : le débit sanguin et l’activité de chaque zone de leur cerveau étaient réduits. L’imagerie par tomographie par émission de photons uniques qu’il utilise permet d’observer le flux sanguin, mais aussi la fonction mitochondriale, c’est-à-dire les centrales énergétiques des cellules.
Une faible activité mitochondriale et un flux sanguin diminué peuvent entraîner de la fatigue, un manque de motivation, de la dépression et de l’anxiété. Chez les personnes vulnérables, cela peut également déclencher des épisodes psychotiques.
Le lien inquiétant entre cannabis et psychose
Le lien entre la consommation intensive de marijuana et la psychose est aujourd’hui scientifiquement établi. Les personnes présentant une anomalie génétique spécifique ont un risque multiplié par sept de développer une psychose si elles consomment régulièrement du cannabis. Pour l’ensemble de la population, ce risque est multiplié par deux à quatre, surtout si la consommation commence tôt.
Les adolescents qui consomment du cannabis présentent un risque accru d’anxiété, de dépression, de suicide et de psychose dans la vingtaine. En altérant le développement du cerveau en formation, le cannabis modifie la trajectoire de ces jeunes vies.
Une crise de santé mentale sans précédent
Les chiffres sont alarmants : selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies américains, 57 % des adolescents déclarent être constamment tristes, 32 % ont déjà pensé au suicide, 24 % ont envisagé de se suicider et 13 % ont déjà fait une tentative. Cette situation catastrophique s’inscrit dans un contexte plus large de mensonges sociétaux.
Depuis les années 1980, le Dr Amen a observé une succession de tendances présentées comme inoffensives, voire bénéfiques, mais qui se sont révélées néfastes : les jeux vidéo lancés sans aucune étude neuroscientifique préalable, l’alcool présenté comme bon pour la santé cardiaque dans les années 1990, alors qu’il est désormais associé à huit types de cancers différents, et enfin la légalisation de la marijuana sans qu’aucune recherche approfondie n’ait été menée.
Des cerveaux toxiques chez les adolescents
Dans sa pratique, le Dr Amen examine régulièrement des adolescents de 16 ou 17 ans dont les parents pensent qu’ils souffrent de trouble déficitaire de l’attention. Mais l’imagerie révèle souvent un cerveau dont l’apparence est toxique, ce qui n’est pas normal à cet âge. Confrontés à ces images, ces jeunes finissent par avouer leur consommation de drogues, qu’ils avaient initialement niée.
Le cerveau est impliqué dans tout ce que nous faisons : notre façon de penser, de ressentir, d’agir et d’interagir avec les autres. Lorsqu’il fonctionne correctement, nous fonctionnons correctement. Dans le cas contraire, nous dysfonctionnons.
L’industrie du cannabis, un lobby puissant
L’industrie du cannabis dépense trois milliards de dollars par an en marketing. Lorsque le Dr Amen publie des informations sur les dangers de la marijuana sur les réseaux sociaux, il est systématiquement attaqué par cette industrie, qui le traite de charlatan et demande le retrait de sa licence médicale.
Cette situation rappelle l’affaire des opioïdes dans l’industrie pharmaceutique : mentir au public sur les effets d’une substance dont on tire profit. Le parallèle avec les mensonges de l’industrie du tabac sur le cancer est également frappant.
Le cervelet, victime négligée
Le cervelet, cette petite structure située à l’arrière inférieur du cerveau, représente 10 % du volume cérébral, mais contient 50 % de ses neurones. L’alcool et la marijuana sont directement toxiques pour cette région, ce qui explique l’interdiction de conduire sous l’emprise de ces substances. Le cervelet coordonne non seulement les mouvements physiques, mais aussi la rapidité de traitement de l’information. Le cannabis ralentit ses fonctions, ce qui rend les pensées plus lentes et la coordination moins efficace.
Les risques cachés de la marijuana médicale
Si le cannabis peut avoir quelques applications médicales limitées, comme stimuler l’appétit des patients atteints d’un cancer en phase terminale ou traiter certains cas de glaucome, ces usages ne justifient pas pour autant sa légalisation généralisée. Des versions pharmaceutiques isolant les composés utiles existent d’ailleurs depuis longtemps.
Utiliser le cannabis pour traiter l’anxiété peut paradoxalement l’aggraver à long terme. En ce qui concerne la douleur chronique, il masque simplement les symptômes sans traiter la cause sous-jacente, créant ainsi une dépendance sans résoudre le problème de fond.
Impact sur les couples et la vie sociale
Le Dr Amen cite l’exemple de Julius Randle, joueur de basket-ball professionnel en NBA, dont la consommation de cannabis ruinait son mariage. Sa femme se plaignait qu’il n’était plus présent, qu’il était même absent mentalement, même lorsqu’il était physiquement là. Après avoir arrêté et appris à gérer son esprit différemment, Julius a redécouvert ce qui comptait vraiment pour lui : son mariage, être un père présent et exceller dans sa profession.
Il est révélateur que la NBA ne teste plus ses joueurs pour le cannabis, le considérant comme une substance légale. Pourtant, Julius pensait jouer mieux sous l’influence du cannabis, alors que ses performances se sont en réalité améliorées après l’arrêt de sa consommation.
Cannabis et démence : un risque sous-estimé
Des études récentes montrent que la consommation de marijuana augmente le risque de démence. Or, sa consommation explose chez les personnes âgées. Au Canada, le taux de consommation chez les plus de 50 ans est ainsi passé de 5 % il y a quinze ans à 21 % aujourd’hui. Or, sachant que 50 % des personnes de 85 ans et plus développeront une forme de démence, encourager la consommation de cannabis chez les personnes âgées est particulièrement irresponsable.
Une étude récente révèle également que les personnes de moins de 50 ans qui consomment du cannabis ont six fois plus de risques de faire une crise cardiaque.
Les autres menaces : champignons, kratom et intelligence artificielle
Le Dr Amen s’inquiète de la banalisation de la psilocybine (champignons hallucinogènes), qui suit la même trajectoire que le cannabis. Les visites aux urgences pour psychose liée à la psilocybine sont en forte hausse. Si des recherches sont en cours pour traiter le stress post-traumatique et la dépression, cela ne justifie pas pour autant une consommation récréative généralisée.
Le kratom, un opioïde légal aux États-Unis, est clairement addictif et provoque des dommages visibles au cerveau sur les images d’IRM. Quant à l’intelligence artificielle, une étude du MIT a révélé que les étudiants brillants qui l’utilisent pour rédiger leurs travaux présentent une activité cérébrale significativement réduite pendant la tâche, comme s’ils cessaient d’utiliser leur cerveau.
Comment protéger son cerveau : le programme Bright Minds
Le Dr Amen propose un programme de santé cérébrale basé sur onze facteurs de risque majeurs, résumés par l’acronyme Bright Minds :
- B (Blood flow) : maintenir un bon flux sanguin par l’exercice, éviter l’hypertension, l’alcool, la marijuana et l’excès de caféine
- R (Retirement and aging) : continuer d’apprendre tout au long de sa vie, faire contrôler son taux de ferritine
- I (Inflammation) : consommer des oméga-3, éviter les aliments ultra-transformés, utiliser le fil dentaire quotidiennement
- G (Genetics) : connaître ses antécédents familiaux et adopter un programme de prévention adapté
- H (Head trauma) : éviter les traumatismes crâniens qui endommagent le lobe frontal
- T (Toxins) : éviter les drogues, l’alcool, les moisissures, lire les étiquettes des produits de soins personnels
- M (Mental health) : traiter la dépression qui double le risque d’Alzheimer chez les femmes et le quadruple chez les hommes
- I (Immunity/Infections) : optimiser son taux de vitamine D, consommer ail, champignons et oignons
- N (Neurohormones) : maintenir des niveaux hormonaux équilibrés, notamment la testostérone
- D (Diabesity) : éviter le surpoids et le diabète, désastreux pour le cerveau
- S (Sleep) : traiter l’apnée du sommeil qui triple le risque d’Alzheimer
L’obésité rétrécit le cerveau
Une étude de l’université de Pittsburgh révèle que les personnes en surpoids ont 4 % de volume cérébral en moins et que leur cerveau paraît huit ans plus vieux. Chez les personnes obèses, ce déficit atteint 8 % et le cerveau semble avoir seize ans de plus. L’excès de graisse abdominale entraîne une augmentation des cytokines inflammatoires, une diminution du flux sanguin, un vieillissement prématuré du cerveau et une transformation de la testostérone saine en formes cancérigènes d’œstrogène.
Gérer son esprit : ne pas croire toutes ses pensées
À l’âge de 28 ans, alors qu’il effectuait sa résidence en psychiatrie, le Dr Amen a appris une leçon fondamentale : il faut apprendre aux patients à ne pas croire chaque pensée négative qui leur traverse l’esprit. Cette technique de questionnement des pensées automatiques négatives s’inspire du travail de Byron Katie.
La méthode consiste à écrire une pensée négative, puis à se poser cinq questions : « Est-ce vrai ? » Est-ce absolument vrai ? Comment cette pensée me fait-elle me sentir et agir ? Comment me sentirais-je sans cette pensée ? » Quelle est l’opposé de cette pensée ? Ce processus permet de tuer la pensée toxique au lieu de simplement la repousser.
Tout le monde a des pensées étranges, violentes ou sexuelles. Avoir une pensée ne signifie pas qu’elle est vraie ou utile. L’objectif n’est pas d’adopter une pensée positive aveugle, mais une pensée exacte, formulée de manière positive.
Le cerveau peut se réparer
L’histoire de Nancy illustre le potentiel de guérison du cerveau. Diagnostiquée atteinte de démence fronto-temporale, les médecins avaient conseillé à son mari de la placer en institution, car elle ne reconnaîtrait plus son nom dans l’année. Après dix semaines d’interventions ciblées sur la santé cérébrale, incluant l’arrêt de la consommation d’alcool, l’optimisation hormonale et l’utilisation d’une chambre hyperbare, son cerveau s’était nettement amélioré. Cinq ans plus tard, elle était toujours chez elle.
Pourquoi les autorités restent silencieuses
Les autorités sanitaires ne tirent pas la sonnette d’alarme sur le cannabis pour des raisons financières et politiques. La Californie, par exemple, est le plus grand État producteur de marijuana du pays, ce qui représente une part importante de son économie. Le lobby du cannabis exerce une pression considérable pour empêcher toute communication négative sur les dangers de cette substance.
C’est exactement la même dynamique que celle des parlementaires du Kentucky qui refusaient d’admettre que le tabac provoquait le cancer, ou que celle de l’industrie pharmaceutique avec les opioïdes.
Une question simple pour transformer sa vie
Le Dr Amen milite pour une révolution nationale de la santé cérébrale, basée sur une question que chacun devrait se poser en permanence : « Ce que je fais en ce moment est-il bon ou mauvais pour mon cerveau ? » Cette question simple s’applique à tout : l’alimentation, l’heure du coucher, les interactions sociales, la consommation de substances.
Aimer son cerveau d’abord est essentiel avant de dire à quelqu’un qu’une substance est mauvaise pour lui. En effet, dès qu’on interdit quelque chose, les gens ont envie de le faire, comme dans le jardin d’Éden. Il faut donc leur enseigner l’importance de leur cerveau et les conséquences de leurs choix.
Le cerveau est le seul organe pour lequel la taille compte vraiment, car il contrôle tout. L’alcool, la marijuana et le surpoids diminuent tous la taille du cerveau. Pourquoi adopter des comportements qui ne nous aiment pas en retour ?
Source : Tucker Carlson
