
Lors d’une intervention dans la matinale de Tocsin, le professeur Perronne et Louis Fouché ont tiré la sonnette d’alarme sur plusieurs dangers majeurs menaçant la santé publique en France et en Europe. Leur diagnostic est sans appel : corruption institutionnelle, manipulation scientifique et dégradation de l’alimentation forment un cocktail toxique qui met en péril la santé des citoyens.
Le nettoyage des agences américaines : un exemple à suivre
Le professeur Perronne salue le travail entrepris par Robert F. Kennedy Jr aux États-Unis, souvent qualifié d’antivax par ses détracteurs. Selon lui, Kennedy mène en réalité un combat pour restaurer une évaluation scientifique rigoureuse des médicaments et des vaccins, qui depuis des années ne sont plus évalués dans des conditions scientifiques acceptables.
Les deux médecins applaudissent la décision de l’administration Trump de retirer des postes les responsables corrompus dans les agences de régulation américaines. Perronne précise que ces personnes causaient un tort considérable à la santé publique américaine et mondiale. Il salut également l’arrêt du financement de recherches dangereuses sur les gains de fonction, visant à augmenter la virulence de bactéries ou de virus pour en faire des armes biologiques.
La guerre contre le sucre : une révolution culturelle nécessaire
Kennedy s’attaque également à un problème de santé publique majeur : la consommation excessive de sucre. Aux États-Unis, il œuvre pour interdire la distribution de boissons sucrées et de barres chocolatées dans les écoles. Le professeur Perronne rappelle que le lobby du sucre a délibérément diabolisé les graisses depuis plusieurs décennies, alors que les bonnes graisses sont indispensables à l’organisme.
Cette stratégie a eu des conséquences désastreuses. Sans graisses pour atteindre la satiété, les Anglo-Saxons grignotent toute la journée, consommant des quantités astronomiques de sucre. Perronne témoigne avoir vu ses collègues internationaux manger constamment des bonbons et boire des sodas pendant les réunions à l’OMS. Cette addiction au sucre favorise le cancer, les maladies métaboliques et l’obésité.
L’épidémie d’obésité, longtemps considérée comme un problème américain, gagne désormais l’Europe et le monde entier. Au Mexique, certaines familles boivent plusieurs litres de cola par jour. Cette situation dramatique résulte d’une stratégie délibérée des lobbies du sucre.
Les scandales pharmaceutiques qui persistent
Le professeur Perronne dénonce la corruption généralisée dans les élites médicales et les agences de régulation. Il cite l’exemple de Pfizer qui a versé une somme astronomique à la FDA pour obtenir l’autorisation de son vaccin contre le Covid en seulement 10 jours. Il évoque également le scandale du remdesivir, médicament coûteux promu par Emmanuel Macron dès la première réunion du conseil scientifique.
Anthony Fauci aurait modifié les critères d’évaluation de ce médicament en cours d’étude, ce qui est totalement interdit en science. Voyant que le remdesivir ne fonctionnait pas sur la mortalité, il a changé les critères pour évaluer plutôt le nombre de jours d’hospitalisation. Malgré son inefficacité prouvée et sa dangerosité, ce médicament continue d’être administré dans certains hôpitaux français, provoquant des insuffisances rénales graves.
Perronne raconte l’histoire récente d’un ami hospitalisé à l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris pour un problème cardiaque. Après un pic de fièvre isolé, on lui a diagnostiqué un nouveau variant de Covid et voulu lui administrer du remdesivir, alors que ce traitement n’est même plus recommandé en première intention en France. Heureusement, le patient a refusé.
La fraude scientifique institutionnalisée
Le professeur Perronne et ses collègues ont travaillé pour démontrer la fraude dans les publications scientifiques. Ils ont notamment obtenu la rétractation d’un article international, sous influence française, qui affirmait que la chloroquine avait tué beaucoup de personnes. L’article était totalement frauduleux.
Le comble de l’ironie : les professeurs Molimard et Costa-Gliola, pris en flagrant délit de fraude scientifique, ont été nommés par Emmanuel Macron à la tête d’un nouveau groupe chargé de déterminer ce qui relève de la science ou non. Molimard avait soutenu l’article mensonger sur la chloroquine, tandis que Costa-Gliola a bloqué et modifié le rapport du professeur Andril sur l’ivermectine.
Un système de santé à reconstruire
Louis Fouché souligne la complexité du défi à relever. Les institutions françaises et européennes restent au service des intérêts de Big Pharma, avec des ramifications dans l’agriculture et les pesticides. Face à cette situation, il propose d’adopter l’approche pragmatique américaine : établir une hiérarchie des priorités et commencer par ce qui est absolument nécessaire pour maintenir le système en vie.
L’alimentation : un enjeu national urgent
Le sucre fonctionne comme une véritable drogue. Toute personne tentant d’arrêter sa consommation ressent un mal-être, un manque et des maux de tête, similaires au sevrage d’autres substances addictives. L’industrie agroalimentaire ajoute du sucre dans pratiquement tous les produits, y compris ceux où on ne s’y attendrait pas, dans le but de créer une dépendance.
Le problème s’aggrave avec le coût élevé d’une alimentation saine. Bien manger nécessite des moyens financiers importants, alors que le niveau de vie des Français a baissé. Les centres-villes se remplissent de restaurants servant des plats surgelés médiocres à prix élevés, de fast-foods et de kebabs. La gastronomie française, autrefois fierté nationale, disparaît progressivement.
Pour inverser cette tendance, plusieurs mesures sont proposées : créer des Rungis dans toutes les régions françaises pour mettre en relation producteurs locaux et consommateurs, éliminant ainsi les intermédiaires et réduisant les prix. Il faudrait également baisser les charges salariales et patronales tout en obligeant les entreprises à augmenter les salaires. Enfin, interdire aux industriels d’ajouter des substances nocives dans l’alimentation permettrait d’améliorer la qualité des produits.
L’obésité, qui épargnait relativement la France, explose désormais dans le pays. Donner à chaque citoyen l’opportunité de s’alimenter correctement devrait être considéré comme un enjeu national prioritaire.
La question de la souveraineté et de la volonté politique
Concernant la corruption des laboratoires pharmaceutiques, le problème relève de la souveraineté et de la volonté politique. Un pays souverain avec un gouvernement déterminé pourrait couper l’accès à Big Pharma. Les moyens existent, mais la volonté politique fait défaut. Actuellement, de nombreux médecins français sont rémunérés par l’industrie pharmaceutique pour vanter les mérites de produits prétendument miraculeux sur les plateaux télévisés.
Source : Teddy en roue libre
