Poussière du Sahara : 26 éléments toxiques détectés dans les pluies qui tombent sur nos têtes

Poussière du Sahara : 26 éléments toxiques détectés dans les pluies qui tombent sur nos têtes

Le 11 mai 2024, Ivo Sasek, fondateur de Kla.TV, exprimait pour la première fois un soupçon troublant : les précipitations de poussière du Sahara, de plus en plus fréquentes en Europe, auraient peut-être davantage à voir avec l’utilisation d’armes météorologiques brevetées qu’avec un simple phénomène naturel de transport de sable saharien. En août 2024, un premier rapport d’analyse a étayé cette hypothèse en révélant la présence d’au moins 26 éléments chimiques, dont certains hautement toxiques, dans ces pluies dites « sahariennes ».

Des brevets militaires de manipulation météorologique

Ivo Sasek rappelle l’existence du brevet américain n°9924640, l’un parmi d’autres brevets similaires. Ce document décrit comment des avions Boeing peuvent être transformés pour transporter des charges de 25 tonnes de nanoparticules de type sable à 18 000 mètres d’altitude, dans le but déclaré de contrôler et manipuler la météo et le climat.

Il évoque également le carburant de l’OTAN GP8, vendu selon lui à environ 90 % de l’aviation civile mondiale, c’est-à-dire à la quasi-totalité des grands aéroports. Les résultats d’analyse des additifs contenus dans ce carburant militaire sont préoccupants : des quantités importantes d’aluminium, de barium, de béryllium, de plomb, de cadmium, de chrome, de cobalt, de fer, de cuivre, de molybdène, de sodium, de nickel, de strontium, de titane, de vanadium, de zinc et d’étain y ont été détectés, ainsi que de nombreux oxydes de ces métaux et d’autres substances toxiques.

Ces constats ont conduit à l’hypothèse que des substances similaires pourraient se retrouver dans les nanoparticules de poussière fine dispersées dans l’atmosphère. Les brevets de manipulation météorologique mentionnés décrivent noir sur blanc comment ces nanoparticules, une fois éjectées, restent en suspension jusqu’à deux ans dans la haute atmosphère avant de retomber progressivement — soit silencieusement, soit en association avec de fortes pluies.

Des précédents d’expériences sur les populations

Pour contextualiser la gravité de ces allégations, Ivo Sasek revient sur des expériences à grande échelle menées sur des populations civiles, notamment en 1994 aux États-Unis. Des faits qui, selon lui, ont été révélés depuis longtemps mais jamais médiatisés ni punis comme ils auraient dû l’être.

Des avions militaires auraient délibérément aspergé les habitants de grandes villes américaines de substances toxiques pendant de longues périodes, sous prétexte de tester des substances de combat avant leur utilisation sur l’ennemi. Un cas particulièrement choquant est évoqué : une école primaire aurait été aspergée quotidiennement pendant trois mois de sulfure de zinc et de cadmium. Les conséquences décrites sont terribles — la moitié d’une classe serait décédée, l’autre moitié ayant souffert de graves maladies, de stérilisation et de handicaps se transmettant à la génération suivante.

« Interrogés à ce sujet, ils ont indiqué que les avions ne pulvérisaient que des produits chimiques inoffensifs. Les mêmes réponses nous sont d’ailleurs données par nos gouvernements lorsque nous les interrogeons sur le contenu des millions de tonnes de nanoparticules pulvérisées. »

L’analyse comparative : des résultats alarmants

Le cœur de cette émission repose sur les résultats d’analyse fournis par des lanceurs d’alerte indépendants de Bosnie. Ceux-ci ont fait réaliser une analyse comparative entre du sable saharien original et le prétendu sable saharien issu de précipitations en Bosnie-Herzégovine.

Le 6 mai 2022, deux échantillons ont été envoyés à l’Institut de génie chimique de Tuzla :

  • Un échantillon de sable prélevé sur les rives d’un lac dans le sud de la Tunisie (sable saharien original)
  • Un échantillon de sable prélevé à Dobošnica, près de Lukavac, le 7 avril 2022, après une « pluie de sang rouge » — c’est-à-dire après ce qu’on appelle une pluie du Sahara

Le choix de Lukavac est souligné comme pertinent car, en Bosnie, le vent souffle généralement de l’ouest, ce qui signifie que les précipitations à cet endroit n’ont pas été influencées par les fumées industrielles ou par des centrales thermiques.

Les résultats révèlent la présence de pas moins de 26 éléments, dont certains très toxiques : aluminium, arsenic, bore, barium, béryllium, bismuth, cobalt, chrome, cuivre, fer, lithium, manganèse, molybdène, nickel, plomb, antimoine, sélénium, étain, strontium, thallium, vanadium, zinc et cadmium.

Les écarts de concentration entre le sable saharien original et la « pluie saharienne » de Bosnie sont saisissants :

  • Aluminium : 728 fois plus élevé (les poussières fines d’aluminium peuvent provoquer la maladie d’Alzheimer, endommager les reins, le foie et les os)
  • Nickel : 2500 fois plus élevé
  • Barium : 660 fois plus élevé
  • Zinc : 64 fois plus élevé
  • Arsenic : 44 fois plus élevé
  • Fer : 23 fois plus élevé

Les conséquences et l’appel à l’action

Ivo Sasek insiste sur le fait que ces substances ne tombent pas seulement sur nos têtes, mais aussi sur l’ensemble de notre agriculture, nos lacs, nos rivières, nos jardins, nos prairies, sur tous les animaux et les populations d’insectes. À chaque nouveau nuage de soi-disant poussière du Sahara, ces particules sont respirées tant qu’elles flottent dans l’air, absorbées par tous les pores de la peau, ingérées avec les légumes, avalées avec l’eau potable, et même absorbées lors de la baignade.

Il souligne que l’étendue finale des dégâts et les conséquences à long terme restent encore à déterminer, mais que les déformations croissantes observées sur les arbres laissent présager le pire. Pour obtenir une attestation définitive sur l’origine, la cause et les objectifs de cette composition chimique, un maximum d’analyses supplémentaires d’échantillons de différentes origines est nécessaire.

L’émission se conclut par un appel à l’action adressé aux citoyens :

  • Demander sans relâche aux députés d’interdire la pulvérisation des carburants de l’OTAN par les avions civils
  • Informer l’entourage sur la dangerosité des éléments chimiques détectés
  • Exiger un débat ouvert sur les brevets de manipulation météorologique et d’armes météorologiques
  • Demander aux politiciens de rendre compte publiquement des analyses de la poussière du Sahara
  • Diffuser largement cette information auprès du plus grand nombre de personnes possible

Source : www.kla.tv