Quel sens donner à la maladie ?

Conclusion : Réflexion pour conclure : quel sens donner à la maladie ?

Face à la maladie, le premier réflexe consiste souvent à vouloir faire disparaître le symptôme au plus vite. Pourtant, la pathologie survient fréquemment dans une vie comme une langue étrangère qu’il s’agit d’apprendre à écouter, comprendre et parler. S’interroger sur le sens profond des maux qui touchent le corps permet de compléter l’approche thérapeutique en s’intéressant à une dimension trop souvent délaissée par la médecine classique : le lien indissociable entre l’esprit et le physique.

Le corps comme révélateur des blocages intimes

Dans son ouvrage Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi, le psychoénergéticien Michel Odoul illustre cette approche à travers le cas d’une patiente prénommée Anne-Marie. Souffrant de douleurs articulaires récurrentes, cette experte-comptable s’interdisait inconsciemment de réaliser ses aspirations profondes. Un tabou familial entourait les métiers manuels, alors qu’elle ne rêvait que de devenir sculptrice. La prise de conscience de cette interdiction enfouie lui a permis d’embrasser la carrière professionnelle dont elle rêvait, ce qui s’est accompagné d’une régression progressive de ses symptômes articulaires.

Cette symbolique ne cherche pas à nier la réalité organique de la souffrance, mais vient combler un vide laissé par la médecine traditionnelle, fréquemment concentrée sur le corps physique en négligeant l’esprit. La médecine du sens s’attache à comprendre l’origine profonde d’un déséquilibre pour éviter qu’il ne se reproduise.

Accueillir le symptôme sans le mépriser

Donner du sens à une affection ne signifie en aucun cas sous-estimer ou mépriser la douleur. Michel Odoul, fort d’une expérience reposant sur plus de 6000 consultations, rappelle qu’une personne souffrant d’une forte crise migraineuse a tout intérêt à prendre de l’aspirine avant d’entamer une réflexion sur ce qui lui prend la tête. De la même manière, comprendre la raison d’un déplacement vertébral ne remet pas la vertèbre en place, mais offre un moyen d’éviter les récidives.

Comme le souligne le docteur Philippe Dransart, médecin homéopathe, les lésions corporelles agissent comme une métaphore de nos douleurs morales. Décoder le langage de ces souffrances constitue la meilleure façon de comprendre le message qu’elles adressent.

Cette démarche peut conduire à des prises de conscience majeures. Le docteur Medynski, qui a travaillé durant près de dix ans dans un service de cancérologie, observe que certains patients en viennent à exprimer de la gratitude envers la maladie. Sans minimiser la gravité du diagnostic, la compréhension des problématiques intimes, la mise en cause de traumatismes et la sortie de l’état dépressif leur font prendre conscience que l’épreuve les a aidés à mettre au jour ce qui était tapi dans l’ombre.

La vision globale des médecines traditionnelles

Sous couvert de rationalité et d’obsession de la démonstration scientifique, la médecine occidentale a souvent écarté cette approche intégrative. À l’inverse, la médecine traditionnelle chinoise attribue depuis toujours un sens précis à chaque organe en l’associant à une émotion :

  • Le foie : associé à la colère ;
  • Les reins : reliés à la peur ;
  • L’estomac : rattaché à la rancune ;
  • Le cœur : associé à la joie.

Ces correspondances rappellent que les maux du corps et ceux de l’esprit sont indissociablement liés, et qu’espérer traiter l’un sans l’autre demeure une illusion.

Écouter son corps pour s’engager sur la voie du changement

En définitive, la médecine du sens repose avant tout sur le bon sens. Elle invite à apprendre à se connaître, à oser écouter son corps et à ne pas attendre passivement le miracle d’une pilule chimique ou d’une plante, mais à se mettre en action lorsqu’un trouble ou une douleur persiste.

La présence d’une maladie indique qu’il y a quelque chose à comprendre et à transformer. Comme l’écrivait le psychiatre Carl Gustav Jung :

« Ce sont nos maladies qui nous guérissent. »

Considérées aujourd’hui comme de véritables lanceuses d’alerte, les maladies ne doivent pas être interprétées comme le mot fin, mais comme le point de départ d’un cheminement vers un renouveau personnel.

Source : Les 100 remèdes naturels qui font trembler Big Pharma