
Une recherche japonaise de juin 2025 apporte un éclairage inédit sur les effets à long terme de la vaccination à ARNm contre le COVID-19. Le docteur Nakao Ota, chercheur au sein de l’établissement Sapporo Teishinkai Hospital, a collaboré avec des confrères de l’École de médecine de l’Université Jikei, de l’Université de Kyoto et du Centre national pour la santé mondiale et la médecine. Leur équipe a émis l’hypothèse que la vaccination pourrait entraîner une persistance prolongée de la protéine Spike dans le système vasculaire cérébral, un phénomène susceptible de contribuer à la physiopathologie des accidents vasculaires cérébraux (AVC) hémorragiques.
Une méthodologie ciblée sur les tissus cérébraux
Dans le cadre d’une étude hybride, à la fois rétrospective et prospective, des neurochirurgiens et pathologistes japonais ont analysé 19 cas d’AVC hémorragiques survenus au Sapporo Teishinkai Hospital entre mars 2023 et avril 2024. L’objectif principal était de vérifier si la protéine Spike du SARS-CoV-2, introduite dans l’organisme via les vaccins à ARNm, pouvait persister dans les tissus cérébraux.
Pour mener à bien cette investigation, les chercheurs ont utilisé des techniques de coloration immunohistochimique et d’hybridation in situ sur des tissus cérébraux et artériels. Ils ont recherché la présence de la protéine Spike, de la protéine de nucléocapside (qui sert de marqueur pour une infection virale naturelle) et de l’ARNm vaccinal. L’historique vaccinal des patients a été rigoureusement vérifié grâce aux registres municipaux, tandis que leur statut infectieux vis-à-vis du COVID-19 a été confirmé par leurs dossiers médicaux. Trois patients ont spécifiquement servi de sondes pour l’hybridation in situ afin de déterminer si la protéine Spike provenait du vaccin ou d’une infection virale.
Des découvertes inattendues sur la persistance vasculaire
Les conclusions de cette analyse s’avèrent interpellantes. La protéine Spike a été détectée dans les artères cérébrales de 43,8 % des individus vaccinés, et ce, jusqu’à 17 mois après leur dernière injection. Fait remarquable, cette protéine était exclusivement localisée dans l’intima des artères cérébrales (la couche interne du vaisseau), accompagnée d’une infiltration de cellules immunitaires CD4+, CD8+ et CD68+.
Cependant, aucune protéine de nucléocapside n’a été trouvée dans ces prélèvements. Cette absence est cruciale car elle indique que les patients ne souffraient pas d’une infection active au SARS-CoV-2 au moment de l’analyse.
L’hybridation in situ réalisée sur trois patients a confirmé la présence simultanée d’ARNm dérivé du vaccin et d’ARN viral codant pour la protéine Spike dans le système vasculaire cérébral, bien qu’il ait été difficile de prouver de manière concluante quelle source était dominante. Une autre donnée statistiquement significative (p = 0,015) a émergé : l’intégralité des cas testés positifs à la protéine Spike étaient des femmes. Cette particularité soulève de nouvelles questions concernant une potentielle susceptibilité liée au sexe face à la persistance de cette protéine ou aux événements vasculaires qui y sont associés.
Une remise en question de la biodistribution vaccinale
Ces observations viennent bousculer les hypothèses initiales concernant la biodistribution des vaccins. Alors qu’il était prévu que les nanoparticules lipidiques se dégradent rapidement dans l’organisme, les preuves récoltées suggèrent une rétention vasculaire à long terme et une expression protéique au sein de tissus critiques. Plusieurs schémas préoccupants ont ainsi été mis en évidence :
- Les vaisseaux sanguins testés positifs à la protéine Spike présentaient une infiltration de cellules immunitaires de bas grade, un phénomène totalement absent chez les cas négatifs.
- Certains patients non vaccinés ont également montré la présence de la protéine Spike sans protéine de nucléocapside, ce qui suggère soit une infection non diagnostiquée, soit des voies d’exposition encore inconnues.
- Parmi les patients étudiés, la plupart avaient reçu quatre doses ou plus, et deux d’entre eux en avaient reçu jusqu’à sept, soulevant des interrogations légitimes sur les potentiels effets cumulatifs des rappels.
Il s’agit de la première étude évaluée par des pairs documentant une expression persistante de la protéine Spike dans le système vasculaire cérébral plus d’un an après la vaccination à ARNm, tout en l’associant directement à des cas d’AVC hémorragiques.
Les limites et perspectives de l’étude
Malgré l’importance de ces découvertes, l’étude présente certaines limites, notamment la petite taille de son échantillon (19 patients), ce qui restreint la généralisation statistique des résultats. De plus, les tissus ont été prélevés sur des sites périphériques à l’hémorragie et non sur la lésion primaire elle-même, ce qui pourrait conduire à une sous-estimation de la pathologie. Les auteurs précisent que cette recherche a été financée par la Fondation Teishinkai, sans aucune implication de sponsors gouvernementaux ou pharmaceutiques.
Ces travaux fondateurs, publiés dans le Journal of Clinical Neuroscience (référencés sous le DOI 10.1016/j.jocn.2025.111223), remettent en cause la nature éphémère des composants des vaccins à ARNm. La détection de la protéine Spike dans les artères du cerveau couplée à une infiltration immunitaire exige désormais des réplications internationales urgentes. Si ces données venaient à être confirmées à plus grande échelle, elles nécessiteraient une réévaluation complète de la pharmacocinétique des vaccins à ARNm, en particulier pour les populations neurologiquement vulnérables ou ayant reçu de multiples doses.
Source : trialsitenews.com
