Comment Rockefeller a fondé Big Pharma et a fait la guerre aux remèdes naturels

Comment Rockefeller a fondé Big Pharma et a fait la guerre aux remèdes naturels...

En 1913, John Rockefeller, patron du trust pétrolier Standard Oil Company, crée la fondation Rockefeller. Derrière l’apparence philanthropique se dessine un projet bien plus ambitieux : prendre le contrôle stratégique du secteur de la santé aux États-Unis.

Les dons de la fondation ne soutiennent exclusivement que des écoles médicales et des hôpitaux. Ces institutions deviennent les missionnaires d’une nouvelle race d’entreprises : les fabricants de médicaments synthétiques brevetés. Or les vitamines et autres micronutriments rendent impossible le développement d’une activité commerciale fondée sur les médicaments brevetés. Les produits d’origine naturelle ne peuvent pas être brevetés ; ils restent donc ouverts à la concurrence. Éliminer cette concurrence indésirable devient, dès la fin de la Première Guerre mondiale, une question de vie ou de mort pour le commerce pharmaceutique.

La fondation Rockefeller profite de l’épidémie de grippe espagnole de 1918 et utilise les médias pour lancer une chasse aux sorcières contre tous les médicaments qui échappent à ses brevets. Au cours des quinze années suivantes, toutes les écoles médicales des États-Unis et la plupart des hôpitaux deviennent des pions sur l’échiquier stratégique de Rockefeller, placés sous le monopole de ses entreprises pharmaceutiques.

Face à Rockefeller : le cartel IG Farben

De l’autre côté de l’Atlantique, en Allemagne, un premier cartel chimico-pharmaceutique se forme pour s’opposer à la conquête du marché mondial des médicaments par Rockefeller seul. Dirigé par les multinationales Bayer, BASF et Hoechst, le cartel IG Farben voit le jour. Tout aussi insatiable, il apporte son soutien à un politicien allemand qui leur promet de conquérir le monde par la force des armes. Grâce aux millions de dollars investis en campagne électorale, ce politicien prend le pouvoir, transforme la démocratie allemande en dictature et lance une guerre de conquête.

Dans chaque pays envahi par l’armée d’Hitler, les premières actions consistent à piller les industries chimiques, pétrochimiques et pharmaceutiques pour les intégrer gratuitement à l’empire IG Farben. Le cartel teste ses substances pharmaceutiques brevetées sur les prisonniers des camps de concentration. Les paiements de ces études inhumaines sont directement transférés des comptes bancaires de Bayer, Hoechst et BASF vers ceux de la SS, l’organisation militaire responsable des camps.

À la fin de la guerre, les actifs industriels d’IG Farben sont absorbés par le trust Rockefeller, Rothschild et J.P. Morgan. Le tribunal de Nuremberg juge 24 directeurs de Bayer, BASF, Hoechst et d’autres responsables du cartel pour crimes contre l’humanité. Mais en 1944, Nelson Rockefeller fait déjà partie de la direction exécutive du gouvernement américain. Partant du poste de sous-secrétaire d’État, il devient en quelques années conseiller spécial du président Truman pour les affaires spéciales. Nelson Rockefeller s’assure que les vrais coupables ne seront pas pendus : il a besoin d’eux. Après seulement quelques années, les directeurs d’IG Farben sortent de prison et retrouvent leurs positions pour gérer les intérêts de leurs nouveaux propriétaires, les Rockefeller.

L’OMS au service de l’industrie du médicament

Rockefeller a également aidé à la création de l’OMS en la finançant dès le début via sa fondation. L’Organisation mondiale de la santé est un organisme largement influencé par le cartel pharmaceutique. Son objectif principal est de développer l’industrie du médicament à travers le monde et de protéger les intérêts des grands groupes pharmaceutiques.

Mise à part l’industrie du pétrole, le business de la maladie génère plus de profits que n’importe quelle autre industrie sur Terre. Il est plus rentable que l’automobile, la chimie et l’aviation confondues. Il faut plusieurs millions d’euros pour financer les études permettant la mise sur le marché de nouveaux médicaments. Mais aucune entreprise pharmaceutique ne financera l’étude de produits naturels non brevetables. Autrement dit, s’il existait un remède naturel contre le cancer, aucune entreprise pharmaceutique n’en ferait la promotion. Un remède simple contre le cancer représenterait une catastrophe économique pour le cartel pharmaceutique.

Tamiflu, grippe aviaire et conflits d’intérêts

Le pouvoir de lobbying du cartel est extrêmement important. En 2005, le gouvernement américain débloque un budget de 1,5 milliard de dollars pour l’achat de 20 millions de doses de Tamiflu destinées à lutter contre une épidémie imminente de grippe aviaire. Donald Rumsfeld, alors membre du gouvernement, est l’ex-PDG de la société fabriquant le Tamiflu. Cette grippe aviaire ne fera aucun mort aux États-Unis.

Le Tamiflu s’est révélé un échec retentissant. Développé contre la grippe, il n’est pas très efficace et peut être extrêmement toxique. Les études menées dans les indications normales n’offrent que des certitudes extrêmement faibles quant au rapport bénéfice-risque. Pourtant, face à un virus présenté comme inconnu et effrayant, on affirme que le Tamiflu fonctionne. Des voix médicales dénoncent cette dilapidation des fonds publics et conseillent purement et simplement de jeter le médicament à la poubelle.

Quand l’OMS redéfinit la pandémie

Un moyen communément admis pour éliminer une maladie est la vaccination. En mai 2009, l’OMS, sous l’impulsion du cartel pharmaceutique, change la définition officielle d’une pandémie. On passe d’une définition logique — une contagion à l’échelle mondiale avec un taux de mortalité élevé — à une définition amputée : une contagion à l’échelle mondiale. N’importe quelle grippe saisonnière devient donc une pandémie. Pourtant, on n’entendra parler que de la grippe A.

En France, sur 6 millions de personnes convoquées dans le cadre de la campagne de vaccination, un million se font vacciner. On parle de la plus grande opération de santé publique menée dans le pays. Mais le médecin Marc Girard, co-auteur du dictionnaire Flammarion de médecine, dénonce une dramatisation extravagante destinée à circonvenir l’opinion : tromper, abuser, embobiner. Il rappelle que les indicateurs objectivement interprétés laissent penser que cette grippe est moins grave que les grippes saisonnières. La grippe, par définition, est une pandémie chaque année.

Girard pointe aussi les phénomènes de revolving doors entre les lobbies pharmaceutiques et les postes ministériels, ainsi que la violation quotidienne d’une loi de 2007 du code de la santé publique, qui oblige tout professionnel de santé s’exprimant dans les médias à déclarer ses liens d’intérêt. Cette loi est bafouée en permanence. Derrière les campagnes de vaccination et les mesures présentées comme sanitaires se dessinent des mesures liberticides et des intérêts financiers massifs, notamment autour des vaccinations obligatoires.

Ainsi, depuis plus d’un siècle, le contrôle de la santé mondiale s’est construit sur un modèle simple : brevetabilité, élimination des alternatives naturelles, influence sur les institutions internationales et dramatisation médiatique au service d’une industrie plus lucrative que presque toutes les autres réunies.