Le docteur Denis Agré, médecin en santé publique et urgentiste, avance une thèse particulièrement troublante : les vaccins injectés aux enfants pourraient non seulement ne pas les protéger, mais également provoquer les maladies infectieuses qu’ils sont censés combattre.
Cette idée va à l’encontre de ce qui est enseigné depuis des générations. Pourtant, les observations réalisées autour de l’année 2020 apportent selon lui des éléments concrets qui méritent réflexion. Durant les mois de mars, avril et mai 2020, les cabinets de médecine générale, les pédiatres et les centres de PMI sont restés fermés. Conséquence directe : les enfants n’ont pratiquement pas reçu de vaccins pendant plus de deux mois.
Une chute massive des doses administrées
Les chiffres sont éloquents. En 2019, près de 9 millions de doses de vaccins ont été administrées aux moins de 18 ans. En 2020, ce nombre est tombé à 7,6 millions, en incluant les injections contre le Covid. Une fois ces dernières retirées, la baisse des vaccins classiques apparaît encore plus spectaculaire.
Or, cette réduction importante de la vaccination s’est accompagnée d’une diminution tout aussi nette de plusieurs pathologies infectieuses. Les cas de coqueluche sont tombés à moins de 50. Les infections invasives à méningocoque ont également fortement reculé, passant sous la barre des 100 cas en 2021 et affichant déjà une forte baisse en 2020.
Le cas emblématique de la rougeole
Le phénomène le plus frappant concerne la rougeole. Après avril 2020, les cas se sont effondrés avant de connaître une légère reprise en 2023. Les données de Santé publique France permettent de mesurer l’évolution précise :
- 2017 : 519 cas
- 2018 : 2 900 cas et 3 décès
- 2019 : 2 136 cas
- 2020 : seulement 240 cas
L’obligation vaccinale contre la rougeole, entrée en vigueur en janvier 2018, avait été suivie d’une explosion des déclarations. Selon le docteur Agré, ce pic constitue une véritable épidémie vaccinale. Les autorités ont expliqué la forte baisse de 2020 par le confinement et les gestes barrières. Pourtant, le médecin souligne que cette diminution intervient précisément au moment où les vaccinations ont été massivement interrompues.
Il étend ce constat à d’autres maladies : épidémie vaccinale de coqueluche, de méningite, et même de rougeole-oreillons-rubéole. Le même schéma aurait été observé avec le Covid, où de nombreuses personnes ont développé la maladie après avoir reçu le vaccin correspondant.
Repenser l’obligation vaccinale
Ces éléments conduisent le docteur Denis Agré à remettre en cause l’idée selon laquelle les vaccins protègent durablement les populations. Il invite chacun à examiner ces données sans a priori et à se demander si la stratégie actuelle est la bonne.
Plutôt que de maintenir une obligation vaccinale instaurée en 2018, il plaide pour un retour à la liberté vaccinale. Les parents qui souhaitent faire vacciner leurs enfants restent libres de le faire, mais ils sont encouragés à s’informer de manière approfondie. La santé des plus jeunes ne doit pas être confiée aveuglément à un calendrier vaccinal imposé.
Le médecin conclut en appelant au courage : assumer une conscience éclairée sur ces questions n’est pas facile, mais nécessaire. Il suggère notamment de partager ces informations avec les professionnels de santé pour ouvrir le débat.
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