Ivermectine et mébendazole dans le traitement du cancer : une étude clinique prometteuse publiée dans un journal scientifique majeur

Ivermectine et mébendazole dans le traitement du cancer : une étude clinique prometteuse publiée dans un journal scientifique majeur

Une étude clinique révolutionnaire vient d’être publiée dans le prestigieux journal Anticancer Research, évaluant l’efficacité d’une combinaison de deux médicaments antiparasitaires, l’ivermectine et le mébendazole, dans le traitement du cancer. Cette recherche observationnelle prospective, menée auprès de 197 patients atteints de divers types de cancers, révèle des résultats particulièrement encourageants.

Une approche innovante par repositionnement de médicaments

Le repositionnement de médicaments, qui consiste à utiliser des molécules existantes pour de nouvelles indications thérapeutiques, représente une stratégie prometteuse en oncologie. Cette approche permet de contourner les coûts élevés et les délais prolongés associés au développement de nouveaux traitements, tout en bénéficiant de profils de sécurité déjà bien établis.

L’ivermectine et le mébendazole, deux antiparasitaires largement utilisés depuis des décennies, ont démontré des propriétés anticancéreuses significatives dans des modèles précliniques. Leurs mécanismes d’action complémentaires ciblent plusieurs voies oncogéniques clés :

  • Inhibition de la prolifération cellulaire
  • Réduction des métastases
  • Blocage de l’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins tumoraux)
  • Élimination sélective des cellules souches cancéreuses
  • Induction de l’apoptose (mort cellulaire programmée)

Une étude clinique rigoureuse

Cette évaluation prospective a été menée auprès de patients atteints de cancers variés, principalement des cancers de la prostate (27,9%) et du sein (18,3%), mais aussi des cancers du poumon, du côlon, du foie et d’autres types de tumeurs. Les participants ont reçu une combinaison de 25 mg d’ivermectine et 250 mg de mébendazole par capsule, avec un suivi standardisé sur une période de six mois.

Les caractéristiques démographiques de la cohorte reflètent une population diversifiée :

  • Âge moyen de 67 ans
  • Répartition quasi égale entre hommes (52,3%) et femmes (47,7%)
  • Diversité des types de cancers et des stades de la maladie
  • 37,1% des patients présentaient une progression active de leur cancer au début de l’étude

Des résultats cliniques remarquables

Les résultats à six mois sont particulièrement impressionnants :

  • 84,4% des patients ont rapporté un bénéfice clinique, défini comme l’absence de progression de la maladie, une régression tumorale ou une stabilisation de leur cancer
  • 48,4% des participants ont signalé les résultats les plus positifs :
    • 32,8% sans aucune évidence de maladie (rémission)
    • 15,6% avec une régression tumorale
  • 36,1% ont rapporté une stabilisation de leur maladie
  • Seulement 15,6% ont signalé une progression de leur cancer

Ces taux de bénéfice clinique dépassent largement ceux généralement observés avec les chimiothérapies conventionnelles pour des cancers avancés ou prétraités. Par exemple, dans le cancer de la prostate métastatique résistant à la castration, les régimes de chimiothérapie métronomique atteignent généralement des taux de bénéfice clinique d’environ 56,8%.

Une tolérance et une observance exceptionnelles

L’un des aspects les plus remarquables de cette étude réside dans la tolérance et l’observance du traitement :

  • 86,9% des patients ont terminé la prescription initiale de 90 capsules
  • 66,4% continuaient le traitement après six mois
  • Seulement 25,4% ont rapporté des effets secondaires, principalement légers et gastro-intestinaux
  • 93,6% des patients ayant éprouvé des effets secondaires ont pu continuer le traitement après un ajustement mineur de la posologie

Cette excellente tolérance est particulièrement importante pour une population âgée (âge moyen de 67 ans) et souvent fragilisée par les traitements conventionnels.

Une combinaison synergique aux mécanismes complémentaires

Les propriétés anticancéreuses de l’ivermectine et du mébendazole reposent sur des mécanismes d’action distincts mais complémentaires :

Ivermectine :

  • Inhibe la kinase PAK1, une protéine impliquée dans la croissance tumorale
  • Bloque les voies de signalisation Wnt/β-caténine, PI3K/Akt/mTOR et STAT3
  • Induit un dysfonctionnement mitochondrial dans les cellules cancéreuses
  • Cible spécifiquement les cellules souches cancéreuses, responsables des récidives
  • Possède des propriétés anti-protéine Spike, potentiellement bénéfiques dans le contexte post-pandémique

Mébendazole :

  • Déstabilise les microtubules, provoquant un arrêt du cycle cellulaire en phase G2/M
  • Induit l’apoptose des cellules cancéreuses
  • Inhibe l’angiogenèse tumorale
  • Perturbe l’absorption du glucose par les cellules cancéreuses

La combinaison de ces deux molécules permet de cibler simultanément plusieurs voies oncogéniques, offrant ainsi un potentiel thérapeutique supérieur à celui de chaque agent utilisé individuellement.

Un profil économique avantageux

Outre leur efficacité potentielle, ces médicaments repositionnés présentent un avantage économique majeur. Le coût annuel estimé d’un traitement quotidien par ivermectine-mébendazole se situe entre 2 000 et 3 000 dollars, soit une fraction des 111 000 dollars annuels en moyenne pour les chimiothérapies conventionnelles. Cette accessibilité financière pourrait révolutionner l’accès aux soins pour de nombreux patients.

Une étude pionnière mais des limites à considérer

Bien que ces résultats soient extrêmement prometteurs, il est important de souligner les limites de cette étude :

  • Il s’agit d’une étude observationnelle, sans groupe contrôle
  • Les résultats sont basés sur des déclarations des patients et non sur des évaluations cliniques ou radiographiques objectives
  • De nombreux patients combinaient ce traitement avec d’autres thérapies conventionnelles ou alternatives
  • L’étude n’a pas pu contrôler tous les facteurs confondants potentiels

Néanmoins, ces résultats constituent une base solide pour la réalisation d’essais cliniques randomisés, contrôlés et en double aveugle, nécessaires pour valider définitivement l’efficacité et la sécurité de cette combinaison thérapeutique.

Des résultats cohérents avec les données précliniques et cliniques existantes

Ces observations s’inscrivent dans une lignée croissante de preuves soutenant le potentiel anticancéreux des antiparasitaires repositionnés :

  • Une étude observationnelle en Équateur avait déjà rapporté des bénéfices cliniques significatifs avec l’ivermectine chez des patients atteints de cancer
  • Un essai randomisé contrôlé avait montré que l’ajout de mébendazole à un protocole standard dans le cancer colorectal métastatique améliorait considérablement le taux de réponse objective (65% contre 10%) et triplait presque la survie sans progression (9,25 mois contre 3 mois)
  • Une série de cas de 2025 avait rapporté des rémissions complètes ou quasi-complètes chez trois patients atteints de cancers de stade IV (sein, prostate et mélanome) ayant utilisé du fenbendazole, un dérivé du mébendazole

Une collaboration scientifique unique

Cette étude a été rendue possible grâce à une collaboration exceptionnelle entre plusieurs institutions et experts renommés :

L’équipe de recherche était composée de scientifiques et de cliniciens de premier plan, dont Nicolas Hulscher, MPH, Kelly Victory, MD, James A. Thorp, MD, Drew Pinsky, MD, et Peter A. McCullough, MD, MPH.

Perspectives futures

Ces résultats, bien que préliminaires, ouvrent des perspectives passionnantes pour le traitement du cancer. Ils soulignent l’importance de poursuivre les recherches sur le repositionnement de médicaments existants, qui pourraient offrir des solutions thérapeutiques efficaces, sûres et économiques.

Des essais cliniques randomisés, en double aveugle et contrôlés par placebo sont désormais nécessaires pour :

  • Valider définitivement l’efficacité et la sécurité de cette combinaison
  • Déterminer les schémas posologiques optimaux
  • Identifier les types de cancers les plus sensibles à ce traitement
  • Évaluer les bénéfices potentiels en combinaison avec d’autres thérapies conventionnelles

En attendant ces validations supplémentaires, de nombreux patients atteints de cancer explorent déjà cette option thérapeutique dans le cadre de leur droit d’essayer des traitements prometteurs.

Pour consulter l’étude complète publiée dans Anticancer Research, rendez-vous sur le site du journal. Vous pouvez également accéder à la référence sur PubMed.

Cette avancée scientifique majeure représente un espoir tangible pour des millions de patients à travers le monde, tout en illustrant le potentiel considérable du repositionnement de médicaments dans la lutte contre le cancer.

Source : www.thefocalpoints.com