
Pour sa 500e émission, Nicolas Bouvier a reçu une invitée exceptionnelle : Prune Arnoul, fille de la célèbre lanceuse d’alerte Claire Séverac, décédée le 25 décembre 2016. Une première pour Prune, qui ne s’était jamais vraiment exposée médiatiquement jusqu’à présent. Au programme de cette émission marathon de près de cinq heures : la présentation de son ouvrage Rééduquer vos vétérinaires et vos médecins, son parcours d’ostéopathe animalier, des remèdes naturels pour les animaux et les humains, et bien sûr un hommage appuyé à sa mère.
Un parcours hors du commun dans le monde animal
Prune Arnoul n’est pas une néophyte. Dotée d’un bac scientifique, d’une licence en physiologie animale et de quatre années passées en école vétérinaire entre l’Angleterre et la Belgique, elle a fini par quitter ce cursus par divergence profonde avec le système. Dès son arrivée en école vétérinaire, elle a été confrontée à un univers qu’elle décrit comme sectaire : des professeurs qui leur disaient « vous êtes l’élite », un bizutage de trois mois cautionné par les doyens, des lieux réservés exclusivement aux étudiants vétérinaires et une corruption précoce par les laboratoires pharmaceutiques dès la deuxième année d’études.
Ce qui l’a particulièrement choquée, ce sont les cours de marketing dispensés aux futurs vétérinaires, leur enseignant comment faire revenir les propriétaires trois fois au lieu d’une. Elle cite l’exemple de la castration, où il était préconisé de faire passer l’animal par un traitement chimique préalable de plusieurs mois avant l’acte lui-même, dans le but explicite de générer davantage de revenus et d’endommager les organes filtrateurs pour que l’animal nécessite des soins les dernières années de sa vie.
Après avoir quitté l’école vétérinaire, Prune s’est tournée vers l’ostéopathie animale, exerçant pendant plus de 25 ans auprès de champions de course, de CSO, de dressage, ainsi que de chiens athlètes de mondioring, d’agility et d’exposition. Membre de l’équipe de France de CSO pendant de nombreuses années, elle a également été formée en homéopathie, aromathérapie, phytothérapie, Dien Chan et acupuncture, et a enseigné trois ans en école d’ostéopathie animale.
Le combat pour exercer librement
L’exercice de l’ostéopathie animale n’a jamais été un long fleuve tranquille. Prune raconte avoir reçu des lettres du conseil de l’Ordre des vétérinaires dès son installation, menaçant de procès si elle ne cessait pas son activité. Elle a même reçu des appels téléphoniques menaçant de perquisition à son domicile. Pourtant, ironiquement, des vétérinaires de sa région l’appelaient en privé pour soigner leurs propres animaux, tout en déconseillant l’ostéopathie à leurs clients.
Lorsqu’un examen a été instauré pour réglementer la profession, Prune a refusé de s’y soumettre, perdant ainsi son titre d’ostéopathe. Elle s’est alors reconvertie en étiopathie animale, une discipline proche de l’ostéopathie mais qui se concentre sur l’identification de la cause primaire d’une pathologie plutôt que sur un déséquilibre global du corps.
Un livre pour s’émanciper de Big Pharma
Son ouvrage Rééduquer vos vétérinaires et vos médecins – Forcez-les à sortir de la doctrine Big Pharma est le fruit de 25 années de pratique et d’observation. Le livre présente des remèdes naturels oubliés ou volontairement dissimulés par l’industrie pharmaceutique, avec pour chaque produit un historique, ses propriétés et une posologie détaillée pour les humains, les chiens, les chats et les chevaux.
Parmi les remèdes présentés dans l’ouvrage, Prune a détaillé plusieurs produits remarquables au cours de l’émission :
- L’eau de Quinton : découverte en 1896 par le biologiste René Quinton, qui a démontré l’analogie entre l’eau de mer et le plasma sanguin. L’expérimentation la plus célèbre reste le remplacement du sang d’un chien par de l’eau de mer isotonique, l’animal ayant non seulement survécu mais vu sa vitalité accrue. Enregistré au Vidal en 1970, le plasma de Quinton en a été éjecté en 1982. Il est interdit d’injection en France mais reste disponible sous forme buvable.
- L’argent colloïdal : antibiotique et antiseptique naturel, utilisable en buvable ou en spray pour de multiples affections chez les chiens et les humains. Prune l’utilise notamment contre le coryza chez les chats et les abcès.
- La bromélaïne : un complexe d’enzymes naturels extrait de la tige de l’ananas, utilisé par les Amérindiens pour soigner les plaies et les tumeurs. Ses propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et anticancéreuses en font un produit aux applications multiples.
- La zéolite : principalement utilisée pour la détoxification des métaux lourds.
- Le silicium de prêle : ciblé spécifiquement sur la détoxification de l’aluminium, à ne pas confondre avec le silicium de bambou ou d’ortie utilisé pour les problèmes articulaires.
- La sérapeptase : une enzyme issue du ver à soie aux propriétés anti-inflammatoires.
- Le desmodium : pour la protection et la reconstitution du foie après une cure de détoxification.
- Le Digilance : qualifié de « chef de chantier des parois intestinales », composé de glutamine, spiruline, curcuma, myrtille et aloe vera.
Le livre comporte 57 pages de notes et de sources, témoignant de la rigueur de la démarche.
L’alimentation animale : un scandale passé sous silence
Un long passage de l’émission a été consacré à l’alimentation des animaux domestiques, en particulier aux croquettes industrielles. Prune rappelle que les chiens et les chats sont des carnivores, contrairement à ce que certains vétérinaires affirment en les qualifiant d’omnivores. Leurs dents carnassières, leur intestin court et leur système digestif ne sont absolument pas conçus pour assimiler les céréales.
Or, les croquettes industrielles contiennent de 40 à 60 % d’amidon issu de céréales, nécessaires uniquement pour le processus d’extrusion qui permet de fabriquer les croquettes. Ce choix est purement économique, les céréales coûtant bien moins cher que les protéines animales. Résultat : gastrites, allergies, problèmes de peau, cancers et une espérance de vie réduite. Prune rappelle que sa grand-mère, qui nourrissait ses chiens avec les restes de table, avait des animaux qui vivaient 17 à 18 ans, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.
L’alternative qu’elle préconise est le BARF (Biologically Appropriate Raw Food) : une alimentation crue composée principalement de viande, de carcasses et d’abats, reproduisant ce que l’animal mangerait à l’état sauvage. Pour ceux qui ne peuvent pas passer au BARF, elle recommande des croquettes sans céréales et sans pommes de terre, un allergène majeur souvent ignoré.
Vaccination animale : mythes et réalités
Sur la question des vaccins animaux, Prune est catégorique : il n’existe aucun vaccin obligatoire pour les chiens et les chats en France, à l’exception de la rage si l’on souhaite sortir du territoire et y revenir. Les clubs canins, en tant qu’établissements privés, peuvent exiger une vaccination, mais c’est leur choix, pas une obligation légale.
Elle souligne l’existence des nosodes, des mélanges homéopathiques utilisés en prévention, ainsi que du vaccicheck, un test sanguin permettant de vérifier si l’animal possède encore des anticorps suffisants. De nombreuses études ont montré que l’immunité d’un chien dure entre 7 et 10 ans, soit approximativement sa durée de vie moyenne, rendant les rappels annuels superflus.
Concernant les antiparasitaires chimiques, Prune dénonce des produits qui sont en réalité des pesticides fabriqués par des groupes comme Bayer-Monsanto, polluant l’organisme de l’animal pendant plus d’un an. Des études ont montré que ces molécules apparaissaient comme perturbateurs endocriniens chez 90 % des enfants vivant dans les familles utilisant ces produits, avec des régressions cognitives significatives. L’alternative existe : graines de courge, ail, carottes et terre de diatomée alimentaire sont des solutions naturelles efficaces.
Les produits Beljanski : un héritage à préserver
Prune a évoqué les produits Beljanski, développés par le chercheur Mirko Beljanski, ami de sa mère. Ce scientifique avait mis au point des produits anticancéreux naturels capables de différencier l’ADN des cellules saines de celui des cellules cancéreuses. C’est lui qui aurait soigné François Mitterrand lors de son cancer pendant son second mandat. Après la mort de Mitterrand, le laboratoire de Beljanski a été saisi et le chercheur est décédé peu après dans des circonstances suspectes. Sa femme Monique et sa fille Sylvie ont poursuivi les recherches aux États-Unis, réalisant plus de 200 études et développant de nouveaux produits, dont les dernières avancées concernent la destruction des cellules souches du cancer du sein.
Un hommage à Claire Séverac
L’émission a naturellement été l’occasion d’évoquer Claire Séverac, disparue le 25 décembre 2016. Prune a confirmé que sa mère avait été empoisonnée, sans vouloir entrer dans les détails publiquement. Elle a aussi évoqué les difficultés rencontrées après le décès : le harcèlement de personnes prétendant mieux connaître sa mère qu’elle-même, les critiques sur le choix de l’incinération, les faux témoignages de prétendus amis et l’impossibilité, encore dix ans après, de regarder les vidéos de sa mère tant la douleur reste vive.
Des extraits vidéo de Claire Séverac et de Sylvie Simon ont été diffusés pendant l’émission, montrant combien leurs alertes sur les vaccins, les conflits d’intérêts et les épandages aériens restent d’une actualité frappante.
Argiena : des cosmétiques naturels pour les animaux
Prune a également présenté Argiena, une gamme de cosmétiques naturels pour les animaux qu’elle a cofondée. Le nom signifie « celle qui amène la lumière » en langue basque, un hommage à sa mère. Fabriqués en Corse à partir d’ingrédients 100 % naturels, ces produits innovants travaillent sur le sensoriel animal en envoyant des informations au corps à travers les récepteurs cutanés. La gamme comprend notamment des sticks protecteurs, des argiles enrichies en actifs et des textures à intégrer dans la nourriture ou l’eau des animaux. Lancée pour les chevaux, elle s’élargira prochainement aux chiens puis aux chats.
Des réponses concrètes aux questions du public
La seconde partie de l’émission a été consacrée aux questions du public, auxquelles Prune a répondu avec générosité :
- Arthrose : l’hydrotomie (injections sous-cutanées de quinton ou de dérivés marins) est le traitement le plus efficace. En complément, du quinton isotonique quotidien, un mélange de chondroïtine, glucosamine, MSM et acide hyaluronique, et de l’harpagophytum contre la douleur.
- Épilepsie du chien : vérifier en priorité la première cervicale avec un ostéopathe, un blocage pouvant appuyer sur le nerf optique et provoquer les crises.
- Cataracte : un produit appelé Extralive Vision peut ralentir considérablement le processus, voire l’arrêter.
- Problèmes de thyroïde : le Thyopus, un produit naturel, peut aider à stabiliser la thyroïde.
- Détoxification : cures alternées de chlorella, zéolite et silicium de prêle, suivies de desmodium pour reconstituer le foie. Vitamine C liposomale quotidienne (environ 5 g) et antioxydants en continu.
- Fractures : quinton, silicium de bambou ou d’ortie, et idéalement hydrotomie pour une action ciblée.
Prune a insisté sur le fait que la cortisone existe en homéopathie et peut remplacer la version chimique dans de nombreux cas. Elle a aussi rappelé que l’extrait de pépin de pamplemousse est un antibiotique naturel puissant qu’elle utilise quasi quotidiennement, en alternance avec l’argent colloïdal.
Concernant la question des injections à ARN messager, Prune a été très claire : il n’existe aucun moyen de désinsérer ce qui a été intégré au niveau de l’ADN. Les produits de détoxification comme le thuya ou la NAC sont des antioxydants qui aident l’organisme mais ne peuvent pas inverser l’insertion génétique.
L’émission s’est conclue sur la perspective de futures collaborations, Prune ayant accepté le principe d’une série d’émissions abordant l’ésotérique, le quantique et d’autres remèdes naturels à paraître dans un tome 2 de son ouvrage, actuellement en gestation.
Source : Nicolas BOUVIER
