La maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques ont un ennemi commun : un minéral !

La maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques ont un ennemi commun : un minéral !

Face à l’augmentation fulgurante des maladies neurologiques telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson et la sclérose en plaques, la recherche médicale explore sans relâche de nouvelles pistes thérapeutiques. Pourtant, une solution porteuse d’un immense espoir pourrait se trouver dans un oligo-élément fondamental, présent naturellement dans notre organisme et dans notre alimentation : le sélénium. De récentes méta-analyses et études cliniques révèlent que ce simple minéral possède la capacité stupéfiante d’améliorer les fonctions cérébrales, de réduire le déclin cognitif et de protéger le cerveau contre le stress oxydatif.

Le rôle fondamental du sélénium dans l’organisme

Le sélénium est un minéral essentiel que notre corps utilise pour fabriquer des sélénoprotéines. Ces protéines spécifiques possèdent de puissantes propriétés antioxydantes, cruciales pour réduire l’inflammation et lutter contre le stress oxydatif, un processus destructeur à l’origine de nombreuses maladies organiques et du déclin cognitif.

Historiquement, le sélénium est surtout connu pour son rôle vital dans la santé thyroïdienne. La glande thyroïde contient en effet la plus forte concentration de sélénium du corps humain. Pour synthétiser les hormones thyroïdiennes (T3 et T4), la thyroïde a impérativement besoin de trois éléments : l’iode, un acide aminé appelé tyrosine, et le sélénium. Une supplémentation adéquate s’est avérée particulièrement bénéfique pour soulager des affections telles que la maladie de Hashimoto ou la maladie de Basedow.

L’étonnante connexion entre l’exercice physique, le cerveau et le sélénium

Il est scientifiquement prouvé depuis une vingtaine d’années que l’exercice physique stimule la création de nouveaux neurones dans l’hippocampe, la zone du cerveau responsable de l’apprentissage et de la mémoire. Cependant, le mécanisme exact restait mystérieux. Des chercheurs ont récemment découvert que pendant l’effort physique, l’organisme produit une quantité accrue d’une protéine spécifique (la sélénoprotéine P), chargée de transporter le sélénium vers le cerveau.

Pour vérifier si le sélénium seul pouvait reproduire les bienfaits de l’exercice, les scientifiques ont administré du sélénium à des souris âgées (l’équivalent de 60 ans chez l’humain) sédentaires. Les résultats ont été spectaculaires :

  • Le nombre de nouveaux neurones dans l’hippocampe a doublé en un mois.
  • Les déficits cognitifs liés au vieillissement ont été inversés, et non simplement stabilisés.
  • Les souris ayant subi des lésions cérébrales (similaires à un accident vasculaire cérébral) ont retrouvé des capacités d’apprentissage et de mémoire normales après la supplémentation.

Cette découverte ouvre une voie thérapeutique majeure pour les personnes âgées, fragiles ou handicapées, qui sont dans l’incapacité de pratiquer une activité physique régulière.

Un espoir majeur contre la maladie d’Alzheimer

Des études cliniques menées sur des patients humains ont confirmé les observations faites en laboratoire. Il a été constaté que les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer présentent systématiquement des taux de sélénium sanguin et cellulaire nettement inférieurs à ceux des personnes en bonne santé du même âge. Le cerveau étant le dernier organe à se vider de son sélénium en cas de carence, mais le premier à se recharger lors d’une supplémentation, l’apport en sélénium devient une priorité.

Une vaste méta-analyse regroupant de nombreuses études a évalué l’impact de la supplémentation en sélénium sur les patients atteints d’Alzheimer ou de déclin cognitif léger. Les chercheurs ont fait une découverte cruciale : la prise de sélénium isolé (et non intégré dans une multivitamine) offre des résultats infiniment supérieurs.

En supplémentant uniquement avec du sélénium, les taux de ce minéral explosent de manière bénéfique dans l’organisme :

  • Multiplication par 4 dans le plasma sanguin.
  • Multiplication par près de 4 dans les globules rouges.
  • Augmentation de 2,5 fois dans le liquide céphalo-rachidien (le fluide dans lequel baigne le cerveau).

Ces augmentations se traduisent par des améliorations cliniques remarquables. Les scores aux tests d’évaluation cognitive (comme le test MMSE) ont connu des bonds spectaculaires. Par exemple, dans certaines études, les scores sont passés d’une moyenne de 10,4 avant la supplémentation à 19,7 après. De plus, le sélénium contribue à réduire la formation des plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer, en inhibant les processus qui les génèrent.

Protection contre la maladie de Parkinson et autres troubles neurologiques

Les bienfaits du sélénium s’étendent à la maladie de Parkinson. Cette pathologie est caractérisée par la dégénérescence des neurones dopaminergiques dans la voie nigro-striée, entraînant des tremblements, une rigidité et des problèmes d’équilibre. Les recherches indiquent que les sélénoprotéines préservent cette voie cruciale, protègent les neurones producteurs de dopamine et réduisent les dommages à l’ADN.

L’action neuroprotectrice du sélénium ne s’arrête pas là. Des études ont mis en évidence son efficacité pour :

  • Protéger contre les crises d’épilepsie.
  • Soutenir les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) et de la maladie de Charcot (SLA) en luttant contre la mort cellulaire induite par le stress oxydatif.
  • Agir comme un antidépresseur naturel en augmentant le renouvellement de la sérotonine et de la dopamine dans le cortex préfrontal.
  • Protéger le cerveau contre les neurotoxines redoutables telles que le méthylmercure et le plomb.

Posologie et recommandations pratiques

Selon l’Institut de Médecine, l’apport quotidien recommandé pour un adulte est de 55 microgrammes, avec un seuil de sécurité supérieur fixé à 400 microgrammes par jour. Les études démontrent que des doses allant jusqu’à 400 microgrammes (souvent réparties en deux prises de 200 microgrammes) apportent des bénéfices cognitifs significatifs sans toxicité pour l’organisme.

Il est important de noter que pour obtenir des effets thérapeutiques sur le plan neurologique, la recherche souligne l’importance de consommer le sélénium sous forme de supplément isolé, plutôt que noyé au milieu d’autres minéraux dans un complexe multivitaminé, où son absorption et son efficacité semblent considérablement réduites. Bien que l’on trouve du sélénium dans certains aliments comme les noix du Brésil ou les céréales, une supplémentation ciblée reste le moyen le plus sûr d’atteindre les doses thérapeutiques étudiées par la science.

Le sélénium se révèle ainsi être bien plus qu’un simple nutriment : c’est un véritable bouclier protecteur pour notre cerveau, offrant une lueur d’espoir tangible pour inverser le cours des maladies neurodégénératives et préserver notre capital cognitif tout au long de la vie.

Source : The Dr. Ardis Show