Le remède contre le cancer oublié, qui se cache sous nos yeux

Le remède contre le cancer oublié, qui se cache sous nos yeux

Le diméthylsulfoxyde (DMSO) est une substance naturelle dont la remarquable capacité à transporter des médicaments à travers la peau et dans tout le corps est bien documentée. Grâce à la loi de 1994 qui a légalisé toutes les thérapies naturelles aux États-Unis, le DMSO connaît un regain d’intérêt. Cependant, son utilisation la plus prometteuse reste largement ignorée : son association avec l’hématoxyline pour traiter le cancer, une méthode sélective qui cible les cellules malignes sans nuire aux tissus sains.

L’hématoxyline et la découverte du Dr Tucker

L’hématoxyline est une poudre extraite du bois de campèche. Elle a été utilisée à l’origine par les Mayas pour teindre le coton et traiter la diarrhée et la dysenterie. Depuis les années 1830, c’est un colorant incontournable en pathologie pour observer les cellules et leurs noyaux.

Historiquement, le développement de médicaments reposait souvent sur des essais empiriques impliquant des colorants. Par exemple, le premier antibiotique a été découvert selon la théorie qu’un colorant ciblerait spécifiquement les bactéries. Plus tard, un autre colorant a conduit à la découverte du sulfanilamide.

Dans les années 1960, le Dr Eli Jordon Tucker Jr., chirurgien orthopédiste, cherchait un colorant capable de cibler les tumeurs. Il a découvert que le DMSO dissolvait parfaitement de grandes quantités d’hématoxyline. Ce mélange (D-hématoxyline) se concentrait dans les cancers, provoquant une augmentation marquée de la nécrose centrale du néoplasme, tout en épargnant les tissus sains. L’hématoxyline seule, sans DMSO, n’en avait aucune efficacité anticancéreuse.

Des études de toxicité menées ultérieurement par un étudiant, Roger Tapia, ont confirmé la sécurité du traitement, notant que la DL50 orale est supérieure à 2000mg/kg. Malgré des succès cliniques impressionnants sur des patients humains (avec une amélioration chez 70,5 % des patients combinant ce traitement avec d’autres thérapies), l’American Cancer Society a publié un bulletin qualifiant le traitement de « non prouvé ».

Tucker, qui a été signalé pour avoir sauvé de nombreux cas désespérés, a fait face à une forte opposition médicale. Ses patients se voyaient parfois refuser des médicaments vitaux par d’autres médecins, comme la Pitressin pour le diabète insipide.

Cette histoire fascinante a été relayée par des personnalités comme Ron Stone sur KHOU-TV Houston, et documentée par le journaliste Pat McGrady. L’industrie pharmaceutique avait initialement recruté environ 1 500 cliniciens pour mener leurs recherches sur le DMSO, mais la FDA a brutalement stoppé ces essais. Les travaux de Tucker ont survécu de justesse, préservés dans un livre de 1983 et un livret de 1985. Tucker est décédé le 7 février 1983, mais sa formule a perduré.

La renaissance en Équateur

Jim McCann, un ingénieur canadien passionné par les thérapies alternatives, a introduit la D-hématoxyline à Riobamba, en Équateur. Plus tard, une équipe médicale locale a repris le flambeau, encouragée par le pionnier du DMSO, le Dr Stanley Jacob (qui est décédé en 2019 à l’âge de 91 ans).

Cette équipe a traité environ 85 patients avec un taux de réussite de 80 à 90 % pour les cancers n’ayant pas subi de chimiothérapie préalable. Certains cancers dépendent d’une protéine mutante qui a été démontrée comme sensible à ce traitement. Les marqueurs tumoraux, tels que le CEA ou le PSA, chutent souvent rapidement sous l’effet de la thérapie. Cette approche redonne espoir et évite les prophéties médicales funestes, souvent liées à l’effet nocebo ou au maléfice médical.

Voici quelques cas marquants traités par l’équipe équatorienne :

Une femme de 54 ans atteinte d’un lymphome de Hodgkin classique a vu sa moelle osseuse se régénérer complètement sans transfusion sanguine.

Une patiente de 72 ans atteinte de leucémie a vu son anémie s’améliorer rapidement sous D-hématoxyline.

Des changements similaires dans la moelle osseuse ont été observés chez cette patiente.

Un jeune homme de 16 ans atteint d’un séminome médiastinal a combiné la D-hématoxyline avec de la vitamine C intraveineuse et une chimiothérapie ciblée, aboutissant à une guérison.

Un homme de 63 ans atteint d’un cholangiocarcinome, un cancer des voies biliaires agressif, a été traité avec succès.

Les débris cancéreux éliminés étaient d’ailleurs visibles dans le drain biliaire de ce patient.

Une autre patiente atteinte du même cancer a vu ses marqueurs s’améliorer significativement en soins palliatifs.

Un trouble lymphoprolifératif à cellules B chez un homme de 63 ans s’est normalisé après seulement 10 jours de traitement exclusif à la D-hématoxyline.

Une femme de 55 ans présentait une tumeur médiastinale complexe, enroulée à 560° autour de l’aorte. La tumeur a totalement disparu après 33 traitements quotidiens.

Une jeune femme de 27 ans atteinte de leucémie aiguë lymphoblastique, jugée en phase terminale, a connu une rémission spectaculaire. Elle a par la suite donné naissance à un enfant en parfaite santé.

Mécanismes d’action : Comment la D-hématoxyline détruit-elle le cancer ?

Les recherches de Thomas Rogers ont démontré que la D-hématoxyline inhibait les tumeurs de manière dose-dépendante chez la souris. Contrairement à la chimiothérapie classique, le traitement détruit la tumeur de l’intérieur vers l’extérieur.

Les analyses suggèrent que le mélange dissout la matrice extracellulaire, affamant ainsi les cellules cancéreuses.

L’hématéine (la forme oxydée de l’hématoxyline) a une forte affinité pour l’ADN, ce que fait l’hématéine naturellement. Elle provoque la mort cellulaire par autolyse ou en empêchant la résistance à l’anoïkise. Il n’existe à ce jour qu’une seule autre étude évaluant les effets combinés du DMSO et de l’hématoxyline sur les cellules.

Une piste majeure concerne la Protéine Kinase CK2, une enzyme qui a été impliquée dans des centaines de maladies. Dans le cancer, la CK2 favorise la prolifération tumorale et supprime l’immunité (frontiersin.org). De plus, la CK2 module l’effet Warburg et rend les cellules cancéreuses résistantes à l’anoïkise. L’inhibition de cette enzyme est même approuvée pour traiter le cancer des voies biliaires.

L’hématéine s’avère être un puissant inhibiteur de la CK2. De nombreuses études (spandidos-publications.com, pmc.ncbi.nlm.nih.gov, pmc.ncbi.nlm.nih.gov) confirment qu’elle déclenche l’apoptose des cellules cancéreuses. La sous-unité CK2α est souvent surexprimée dans les tumeurs (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov, aacrjournals.org, pmc.ncbi.nlm.nih.gov). Les inhibiteurs de la CK2 augmentent également la sensibilité à la chimiothérapie (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov, nature.com), particulièrement pour les cancers du sang (pmc.ncbi.nlm.nih.gov, pmc.ncbi.nlm.nih.gov).

D’autres hypothèses suggèrent des effets biophysiques liés à la lumière et aux colorants. Il y a pas mal de preuves à ce sujet, notamment un article de 1972 montrant l’impact optique de certaines molécules. Par ailleurs, la destruction de la matrice extracellulaire par la D-hématoxyline augmente la capacité du système immunitaire à éliminer les cellules cancéreuses, une approche immunitaire qui a été explorée en oncologie moderne.

Enfin, l’hématoxyline possède des propriétés antimicrobiennes reconnues (cabidigitallibrary.org, pubmed.ncbi.nlm.nih.gov, emerald.com, doi.org, sciencedirect.com). Certains praticiens utilisant des catalyseurs à base de quinone estiment que la relance du métabolisme oxydatif pourrait également jouer un rôle clé.

Précautions et administration

L’administration de DMSO exige une grande prudence. Le produit traverse facilement la peau, entraînant avec lui tout ce qui s’y trouve. Il est bien connu que les professionnels de santé manipulant des chimiothérapies y sont exposés, parfois via l’inhalation de vapeurs. Des organismes comme le CDC et le NIOSH mettent en garde contre ces risques professionnels. Il faut donc être extrêmement vigilant lors de l’association de DMSO et de médicaments toxiques, particulièrement lors d’une application topique. Le Dr Jacob avait d’ailleurs téléphoné à Tucker à ce sujet dans le passé pour discuter de ces protocoles.

La D-hématoxyline représente une avancée historique fascinante. Bien qu’oubliée par la médecine conventionnelle, elle offre une lueur d’espoir, alliant sécurité et efficacité ciblée pour de nombreux patients.

Source : midwesterndoctor.com