
L’homme le plus riche de la planète pose une question fondamentale par ses prises de position : peut-on sérieusement nier l’efficacité thérapeutique de la nature ? Alors que la fondation de Bill Gates affirme œuvrer pour améliorer la santé des populations défavorisées, la réponse donnée à une scientifique française passionnée par la phytothérapie laisse perplexe. Le Docteur Lucille Cornet-Vernet a contacté l’organisation du milliardaire pour financer des études cliniques sur l’Artemisia annua. Cette plante chinoise, utilisée depuis plus de 2000 ans, offre des résultats sensationnels et économiques contre le paludisme, une maladie qui touche 250 millions de personnes et cause 445 000 décès par an. Pourtant, la réponse de l’entourage du créateur de Microsoft a été claire : M. Gates ne croit pas dans le pouvoir des plantes.
Considérer la médecine par les plantes comme une simple croyance relève d’une méconnaissance profonde des réalités scientifiques. Chaque jour, des recherches valident les vertus de la phytothérapie et de l’aromathérapie. Les preuves accumulées par la recherche couvrent de nombreux domaines :
- Troubles nerveux et dépression : Le Mucuna pruriens et le safran (Crocus sativus) offrent des perspectives contre la dépression, le griffonia et l’eschscholtzia luttent contre l’insomnie, et l’huile essentielle de lavande vraie surpasse le Prozac.
- Maladies neurodégénératives : Des études scientifiques démontrent l’intérêt majeur de l’huperzine contre la maladie d’Alzheimer.
- Affections inflammatoires et cardiovasculaires : L’huile essentielle de thym à thuyanol, de sarriette et d’hélichryse d’Italie agissent sur les polyarthrites, tandis que l’ylang-ylang aide à réguler l’hypertension et la mélisse réduit les palpitations cardiaques.
- Mémoire et cognition : De nombreuses recherches confirment que l’hysope d’eau (Bacopa monnieri) améliore la mémoire en stimulant les récepteurs de la sérotonine.
- Santé générale et libido : La sarriette, le thym, le fenouil ou la grenade soutiennent la libido, le curcuma soulage les douleurs articulaires, la scrofulaire noueuse traite les lombalgies, et le plantain lancéolé aide au sevrage tabagique tout en apaisant l’asthme.
Même la toxicité de certaines espèces atteste de leur puissance biochimique. La belladone contient de l’atropine, responsable d’états seconds et d’hallucinations autrefois associés aux sorcières. De son côté, l’aconit constitue l’une des herbes les plus vénéneuses d’Europe, capable de provoquer des défaillances cardiovasculaires et nerveuses mortelles en cas de confusion alimentaire, comme l’a rappelé une intoxication mortelle par l’aconit survenue dans les Pyrénées.
L’Artemisia annua : une menace pour les profits pharmaceutiques
Si un personnage influent refuse de reconnaître la puissance des plantes, c’est avant tout parce qu’elles représentent une menace économique directe. L’Artemisia annua (armoise annuelle) a valu à la chercheuse chinoise Tu Youyou le prix Nobel de médecine en 2015. Son principe actif, l’artémisinine, détruit les parasites du paludisme et s’avère également redoutable contre le cancer. Combinée au fer, l’artémisinine bloque le facteur de transcription E2F1 et éradique jusqu’à 98 % des cellules cancéreuses du poumon en seulement 16 heures. Ce mécanisme, étendu aux cancers de la prostate et des intestins, a amené des spécialistes à qualifier la molécule de bombe intelligente contre le cancer.
Pourtant, au lieu d’encourager cette ressource naturelle accessible, la fondation Gates investit massivement dans l’industrie chimique : 64 millions de dollars chez Sanofi et 300 millions chez GSK pour développer un vaccin synthétique contre le paludisme. Une plante efficace et gratuite vient contrarier la rentabilité de ces investissements lourds et les objectifs de vaccination mondiale fixés par le milliardaire.
Une efficacité clinique supérieure sans effets secondaires
La médecine conventionnelle privilégie les polythérapies médicamenteuses (ACT) basées sur des molécules dérivées de l’artémisinine. Or, la plante entière consommée en tisane s’avère plus performante et totalement inoffensive. Des travaux menés par le Worcester Polytechnic Institute ont démontré la guérison de 18 patients atteints d’un paludisme résistant et jugés incurables. Parmi eux, un enfant de 5 ans plongé dans le coma et souffrant de convulsions a été totalement remis sur pied en 5 jours grâce aux feuilles séchées d’Artemisia annua, reprenant une vie normale dès le 6e jour.
À l’inverse, les molécules de synthèse provoquent des effets indésirables dévastateurs. La mésaventure du chanteur Stromae illustre ce danger : traité au Lariam lors d’une tournée, l’artiste a subi de graves décompensations psychiques et des hallucinations, conservant des séquelles durables sous forme d’attaques de panique. Alors que l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament limite l’usage du Lariam en raison de sa toxicité psychiatrique, l’Organisation Mondiale de la Santé et les autorités françaises choisissent d’interdire ou de déconseiller l’armoise annuelle, pourtant autorisée en Allemagne, en Angleterre ou au Luxembourg.
L’argument invoqué par l’OMS pour justifier cette restriction est un prétendu manque de preuves. Pourtant, c’est la synergie des éléments de la plante qui explique sa force : la tisane contient une vingtaine de molécules identifiées, des phytostérols, du zinc et une cinquantaine d’huiles essentielles qui multiplient par 27 l’absorption de l’artémisinine par rapport à la molécule isolée. La préparation est d’une simplicité enfantine : 5 grammes de feuilles et tiges séchées infusés 15 minutes dans un litre d’eau bouillante, distribués en 3 à 4 prises quotidiennes pendant 7 jours. Dès le deuxième jour, la fièvre et les douleurs disparaissent.
La synergie du vivant et la médecine traditionnelle
Les plantes ne sont pas de simples assemblages chimiques, mais la manifestation d’un principe de vie complexe. Comme le soulignait le botaniste Pierre Lieutaghi, contempler la fleur demande plus d’amour que d’analyse froide. Les traditions médicales à travers l’histoire l’ont toujours compris, de Sainte Hildegarde de Bingen aux chamanes d’Amazonie.
La science moderne peine à expliquer la précision des connaissances traditionnelles. La préparation du curare, utilisé pour paralyser les muscles, nécessite la cuisson combinée de plusieurs végétalies sur des durées extrêmement précises : la probabilité de découvrir cette formule par hasard parmi 80 000 espèces végétales est d’une sur 6,4 milliards. De même, le breuvage de l’ayahuasca réunit la Psychotria viridis (contenant de la DMT) et la liane Banisteriopsis caapi. Seule, la DMT est détruite par l’enzyme monoamine oxydase lors de la digestion ; l’association avec la liane permet d’inhiber cette enzyme et d’activer les effets sur la conscience. Les peuples autochtones affirment tenir ce savoir directement des plantes elles-mêmes, un constat également réalisé par le botaniste Jean-Marie Pelt auprès de praticiens traditionnels.
Enfin, la même plante qui s’avère mortelle à l’état brut devient un remède puissant lorsqu’elle est préparée selon les principes homéopathiques. L’aconit napel (Aconitum napellus), extrêmement toxique sous sa forme naturelle, se transforme en une solution efficace sous forme de granules diluées et dynamisées pour apaiser l’angoisse aiguë (15 CH), calmer les névralgies (9 CH) ou faire tomber brutalement une fièvre élevée (5 CH).
Source : Les 100 remèdes naturels qui font trembler Big Pharma






