
Directeur de l’Institut des finances publiques de l’Université Leibniz de Hanovre de 1997 à 2021, le professeur Stefan Homburg a été l’une des premières voix à soulever des incohérences dans la gestion de la crise sanitaire dès 2020. En cette année 2026, alors que de multiples commissions d’enquête tentent de faire la lumière sur ces événements en Allemagne et en Europe, il dresse un bilan d’étape. Lors d’un entretien approfondi, il aborde les coulisses de ces investigations, les mécanismes financiers entourant l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et la manière dont les événements ont été orchestrés.
Les coulisses opaques de la commission d’enquête allemande
Le professeur Homburg participe en tant qu’expert à la commission d’enquête du Bundestag. Selon lui, le fonctionnement de cette instance manque cruellement de transparence. Les décisions majeures sont prises à huis clos, et une majorité politique bloque régulièrement les initiatives visant à éclairer les débats. À titre d’exemple, quatre des cinq groupes parlementaires ont refusé que des graphiques officiels de l’Office fédéral de la statistique (Destatis) ou de l’Institut Robert Koch (RKI) soient projetés lors des audiences, invoquant initialement des questions de droits d’auteur, avant d’assumer un simple refus politique.
De plus, les véritables débats de fond y seraient inexistants. Les échanges se limitent à des questions-réponses chronométrées dans des créneaux stricts de cinq minutes, empêchant toute argumentation construite. Toute tentative de discussion entre les membres, même par courrier électronique, a été formellement découragée par la présidence de la commission.
Des aveux officiels qui s’accumulent
Malgré ces obstacles, le professeur estime que ces commissions, couplées à la fuite des « RKI Files » (les dossiers de l’Institut Robert Koch), constituent le socle de la recherche de la vérité. Plusieurs déclarations chocs ont ainsi été actées sur les serveurs officiels du Parlement :
- L’absence de protection des tiers : L’ancien ministre de la Santé, Jens Spahn, a reconnu que la vaccination n’avait jamais eu pour objectif de protéger les autres contre l’infection, contredisant ainsi l’argumentaire utilisé pour justifier le pass sanitaire et l’exclusion sociale des non-vaccinés.
- Les dangers de la protéine Spike : Le professeur Carmen Scheibenbogen, pourtant fervente défenseuse de la vaccination, a fait des déclarations sur la protéine Spike, admettant qu’il s’agit d’une protéine dangereuse qui reste dans le corps beaucoup plus longtemps que prévu après l’injection.
- Les contradictions de Christian Drosten : Interrogé sur son revirement spectaculaire de mars 2020 — passant en une semaine d’un discours qualifiant le virus de « simple rhume » à la prédiction de « scènes dignes de films de cinéma » —, le virologue a été incapable de fournir les données justifiant ce changement d’avis.
Les « RKI Files » et l’avancée internationale
Pour Stefan Homburg, l’Allemagne a bénéficié d’une avancée majeure grâce à un lanceur d’alerte interne au RKI qui a divulgué 10 gigaoctets de documents internes. Ces archives révèlent que l’institut envisageait de poursuivre le ministère de la Santé, jugeant la stratégie de panique injustifiée. Les documents montrent également le choc interne face aux effets secondaires du vaccin AstraZeneca, quelques semaines seulement avant que le ministre de la Santé n’affirme publiquement s’être fait vacciner avec ce même produit.
À l’échelle internationale, le professeur salue le travail du Sénat américain. Les auditions publiques ont mis en lumière la dissimulation et la destruction de documents par l’administration du Dr Anthony Fauci. Ces enquêtes ont d’ailleurs conduit à la première inculpation par un procureur aux États-Unis, prouvant que les choses avancent, bien que lentement.
L’OMS, un instrument financier sans médecins ?
L’entretien aborde également les connexions troublantes apparues dans les documents liés à l’affaire Epstein. Dès 2011, Jeffrey Epstein et Bill Gates auraient échangé sur la manière d’impliquer l’OMS dans des montages financiers offshore liés aux vaccins et aux pandémies. En 2015, une grande conférence sur la préparation aux pandémies a été organisée avec la banque JP Morgan, réunissant le président de la Banque mondiale, des économistes, des juristes et des sociologues, mais curiellement aucun médecin.
Le professeur Homburg va plus loin en décrivant l’OMS comme un potentiel instrument de délit d’initié. L’organisation bénéficiant d’une immunité totale en Suisse, ceux qui l’influencent financièrement pourraient anticiper les déclarations de pandémies et orienter leurs investissements en conséquence. Il rappelle que la mortalité en Allemagne en 2020 se situait à un niveau intermédiaire entre 2018 (année de forte grippe) et 2019. Ce n’est qu’en 2021 et 2022 que les données sur la surmortalité ont commencé à grimper. Par ailleurs, une étude publiée dans le Lancet confirme que la Suède, seul pays à avoir suivi les manuels médicaux classiques sans confiner sa population, affiche les meilleurs résultats européens sur la période 2020-2023.
La stratégie de la peur et la manipulation médiatique
Au lieu de rassurer la population, comme le préconisent les manuels de gestion de crise, le gouvernement allemand a délibérément choisi de susciter la peur au sein de la population. En mars 2020, le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer a réuni un groupe de travail (composé d’un doctorant en littérature, d’un sociologue et d’économistes, mais d’aucun médecin) pour rédiger un « document de la panique ». L’objectif assumé était de terrifier les enfants en leur faisant croire qu’ils pourraient étouffer leurs parents s’ils ne se lavaient pas les mains.
Parallèlement, Stephan Kohn, un haut fonctionnaire du ministère fort de 20 ans d’expérience, a rédigé un document interne du ministère avertissant que les confinements et les fermetures d’écoles étaient disproportionnés. Il a été immédiatement suspendu puis licencié à vie de la fonction publique pour avoir exprimé ce qui est aujourd’hui largement admis.
Pourquoi la justice est-elle si lente ?
Si les faits semblent établis pour beaucoup, les poursuites judiciaires se font attendre. En Allemagne, le professeur Homburg souligne un problème structurel : la justice n’est pas indépendante. Les procureurs sont soumis aux directives politiques du ministère de la Justice, ce qui empêche toute mise en accusation d’acteurs gouvernementaux sans un changement de majorité politique.
Le deuxième obstacle majeur est la dilution des responsabilités. Trop d’acteurs de la société civile ont participé activement à la mise en place de ces mesures discriminatoires : directeurs d’hôpitaux, chefs d’établissements scolaires, ou simples restaurateurs exigeant trois doses de vaccin à l’entrée de leur établissement. Cette implication massive crée un désir collectif d’amnésie.
Malgré ce tableau, Stefan Homburg, qui a documenté la chronique de cette crise, reste optimiste. Il constate qu’en six ans, une grande partie de la population s’est éveillée face aux manipulations médiatiques, qui se succèdent désormais sur d’autres thématiques (guerre, climat, crise financière). Il encourage les citoyens à continuer de s’informer et de partager des données factuelles, notamment via des outils simples du quotidien comme les statuts WhatsApp, pour contourner la censure et toucher un public plus large.
Source : kla.tv
