Qu’est-ce qui arrive à votre corps quand vous buvez trop d’alcool ?

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Certaines personnes croient qu’un verre de vin rouge occasionnel peut être bon pour votre santé. Quel que soit le bien-fondé de ce point de vue, consommer trop de vin rouge est un désastre.

L’alcool peut nuire à la capacité de décision et à la motricité. C’est souvent une cause d’accident de voiture, de comportements violents, de grossesses non désirées et de maladies sexuellement transmissibles. Une consommation d’alcool excessive peut résulter en danger mortel d’intoxication alcoolique, également, ce qui a un impact négatif sur votre santé et peut même vous coûter la vie si cette intoxication n’est pas traitée de façon adéquate.

Rien qu’aux Etats-Unis, les estimations rapportent 88 000 morts et 2,5 millions d’années de vie potentielle perdues chaque année de 2006 à 2010 du fait d’intoxication alcoolique, privant en moyenne 30 années de vie de ceux qui sont morts. (1)

Qu’est-ce que l’intoxication alcoolique ?

L’intoxication alcoolique affecte le corps et peut éventuellement bloquer les zones du cerveau qui contrôlent les fonctions vitales de base comme la respiration, le rythme cardiaque et le contrôle de la température. (2)

Vous devenez plus sensible à l’intoxication alcoolique lorsque vous :

  • buvez au point d’être ivre ou si vous consommez en une seule occasion 4 boissons alcoolisées ou plus (femmes) 5 boissons alcoolisées ou plus (hommes).
  • buvez beaucoup, ou consommez 8 boissons alcoolisées ou plus (femmes) 15 boissons alcoolisées ou plus (hommes), par semaine.
  • buvez pendant la grossesse. Aucune quantité d’alcool ne devrait être consommée pendant la grossesse en raison des risques de toxicité de l’alcool passant par le placenta directement à votre enfant à naître, ce qui peut provoquer de graves dommages à n’importe quel stade de la grossesse.
  • buvez avant l’âge de 21 ans. Ceux qui boivent avant cet âge sont plus vulnérables à l’intoxication alcoolique. Des études ont montré qu’ils leur arrive de consommer environ 5 boissons alcoolisées en une seule occasion.

Symptômes de l’intoxication alcoolique

L’intoxication alcoolique entraîne de sérieux handicaps de santé, c’est pourquoi il est si important d’être vraiment informé des symptômes à surveiller très sérieusement. Ci-dessous, voici quelques-uns des signes révélateurs d’empoisonnement à l’alcool les plus courants (3).

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  • Perte de coordination
  • Mains moites et froides, peau bleuâtre due à l’hypothermie
  • Vomissements répétés et/ ou incontrôlables
  • Respiration irrégulière ou lente (moins de 8 respirations par minute ou plus de 10 secondes entre les respirations)
  • Convulsions
  • Confusion, perte de conscience, stupeur (ou conscient mais ne répond pas) et parfois le coma

Si vous remarquez l’un de ces symptômes, appelez le 18 immédiatement.

Facteurs de risque d’intoxication à l’alcool

En général, les femmes sont plus vulnérables à l’intoxication alcoolique. Elles ressentent les effets de l’alcool plus rapidement que les hommes de même taille. Malheureusement, elles sont aussi plus prédisposées à souffrir des dommages induits dans le corps par l’alcool à long terme. Ceci est dû à plusieurs raisons physiologiques, entre autres (4) :

  • Faible capacité à assimiler l’alcool car elles ont un plus faible pourcentage d’eau dans le corps. Les femmes en ont en moyenne seulement 52 % tandis que les hommes en ont en moyenne 61 %.
  • Faible capacité à métaboliser l’alcool parce qu’elles ont moins de déshydrogénase que les hommes, une enzyme du foie conçue pour éliminer l’alcool du corps.
  • Hormones. Les modifications hormonales prémenstruelles ont tendance à rendre les femmes ivres plus rapidement pendant les jours précédant leurs règles. Les pilules contraceptives et autres médications comportant des oestrogènes, d’autre part, ralentissent l’élimination de l’alcool.

Néanmoins, cela ne signifie pas que les hommes sont complètement à l’abri des dangers de l’intoxication par l’alcool. Ci-dessous, voici un certain nombre d’autres facteurs qui ont une influence sur la réponse de votre corps à l’alcool, que vous soyez un homme ou une femme.

  • Alimentation – La concentration maximum d’alcool dans le sang peut être 3 fois plus élevée chez les personnes qui boivent sur un estomac vide que chez les personnes qui ont pris un bon repas avant de boire. L’alimentation joue un rôle important dans l’absorption de l’alcool dans le corps, car elle dilue l’alcool tout en ralentissant le passage du bol alimentaire de l’estomac à l’intestin grêle où l’alcool est absorbé.
  • Spécificité Asiatique – Environ 50 % des Asiatiques ont du mal à métaboliser l’alcool car ils leur manque une enzyme du foie nécessaire au traitement de l’alcool.
  • Etat de santé – Les personnes qui ont le diabète devraient se méfier de l’alcool car il peut provoquer une soudaine augmentation de la glycémie dans le sang, puis une chute de glycémie brutale et dangereuse. La consommation d’alcool peut également gêner le fonctionnement correct des médicaments.
  • Médicaments – Les médicaments peuvent réduire les sensations dues à l’alcool, ce qui alors vous incite à boire plus que votre corps ne peut vraiment gérer.

La quantité d’eau que vous buvez, le nombre de fois où vous buvez de l’alcool, votre âge, vos antécédents familiaux sont des facteurs potentiels de risques également.

Teneur en sang de l’alcool : à partir de quand est-ce trop ?

La teneur d’alcool dans le sang, encore appelée la concentration d’alcool dans le sang, se réfère à la quantité d’alcool qui circule dans votre système sanguin. On l’exprime en poids d’éthanol, mesuré en grammes par 100 millilitres de sang ou 210 litres d’air. On peut mesurer la teneur d’alcool à l’aide d’un éthylotest, un test sanguin ou un test d’urine.

Par exemple, un résultat de 0,10 signifie que 0,10 % (1/10e de 1 %) de votre sang, en volume, est de l’alcool. Les 50 états des Etats-Unis ont maintenant institué 0,08 % d’alcoolémie comme limite maximum légale pour les conducteurs. Pour les conducteurs commerciaux, un taux d’alcoolémie de 0,04 % peut entraîner une condamnation. Pour ceux qui ont moins de 21 ans, il y a une tolérance zéro : aussi faible que soit une quantité d’alcool dans le sang, le conducteur sera arrêté. (5).

Pour calculer votre alcoolémie actuelle, il existe des sites en ligne gratuits et des applications que vous pouvez essayer comme BloodCalculator.org et iDrinkSmarter. Les résultats du taux d’alcoolémie peuvent varier selon différents facteurs, y compris le genre de la personne, la tolérance personnelle, le poids ainsi que le pourcentage de graisse corporelle (6).

Combien d’alcool contient votre boisson ?

Selon les Lignes Directrices Alimentaires Standard de 2010 pour les Américains, une consommation modérée d’alcool pour les femmes est de un verre maximum par jour, et deux verres maximum pour les hommes.

Fondamentalement, un verre normal contient 18 ml d’alcool pur, que l’on trouve en général dans : (7)

  • 360 ml de bière (5 % d’alcool)
  • 240 ml de bière forte (7 % d’alcool)
  • 150 ml de vin (12 % d’alcool)
  • 45 ml d’alcool ou de spiritueux distillé à 80 % comme le gin, le rhum, la vodka et le whisky (40 % d’alcool)

Différentes marques et types de boissons alcoolisées ont des teneurs en alcool différentes. Pour avoir une idée de la quantité d’alcool que contient votre boisson préférée, consultez la liste ci-dessous : (8)

  • Bières : généralement entre 4,2 et 6,5 %
  • Vins : généralement entre 10 et 13 %
  • Vodka : 40 %
  • Gin : 42,5 %
  • Rhum : 45 %
  • Tequila : 45 %
  • Cognac : 42 %
  • Whisky : 50 %

En règle générale, les bières les plus sombres et amères ont une teneur en alcool supérieure. Les vins rouges, en revanche, ont une teneur en alcool plus élevée que les vins blancs, sauf pour le Chardonnay. De plus, les vins doux ont une teneur plus faible en alcool. Et concernant les alcools clairs, ils contiennent 40 % d’alcool, à l’exception de l’alcool de grain. Alors que les alcools les plus foncés contiennent davantage d’alcool, de même que pour le vin rouge, ceux qui sont les plus sucrés en contiennent moins.

Complications possibles

Si elle ne reçoit pas de soins, une personne qui souffre d’intoxication à l’alcool peut : (9)

  • S’étouffer dans son propre vomi
  • Etre gravement déshydratée, ce qui peut provoquer des convulsions, des lésions cérébrales permanentes, et même la mort
  • Avoir une respiration lente et irrégulière, qui peut finalement s’arrêter
  • Avoir des arythmies cardiaques, qui peuvent provoquer un arrêt cardiaque
  • Ressentir de l’hypothermie
  • Souffrir d’hypoglycémie (très bas niveau de sucre dans le sang), ce qui peut entraîner des convulsions.

Effets à long terme chez les femmes

Du fait que le corps des femmes a moins de tolérance à l’alcool que les hommes, elles sont plus sensibles aux effets néfastes de l’intoxication alcoolique. De nombreuses études ont établi des liens entre ces problèmes de santé et la consommation excessive d’alcool chez les femmes, et entre autres :

  • Cycles menstruels perturbés (10)
  • Risque accru d’infertilité, de fausse couche, d’accoucher d’un enfant mort-né, et de naissance prématurée (11)
  • Risque plus élevé de cirrhose du foie et d’autres maladies du foie liées à l’alcool que pour les hommes (12)
  • Pertes de mémoire et rétrécissement du cerveau (13)
  • Risque accru de cancer de la bouche, de la gorge, de l’oesophage, du foie, du côlon, et du sein.

L’alcool est également un facteur de risque courant dans de nombreux cas d’agressions sexuelles, en particulier chez les jeunes femmes. Environ 1  étudiante sur 20 est agressée sexuellement chaque année, et la recherche suggère qu’il y a de plus grands risques de viols ou d’agressions sexuelles lorsque la victime et l’agresseur sont tous les deux sous l’influence de l’alcool avant l’agression. (15,16)

A faire et à ne pas faire pour une personne qui semble souffrir d’intoxication alcoolique

Ce n’est pas à ignorer en pensant que ça va passer le lendemain. Si vous pensez que quelqu’un que vous connaissez pourrait souffrir d’intoxication alcoolique, voici quelques actions que vous pouvez entreprendre ou ce que vous devriez éviter pour les soulager en attendant de l’aide :

A faire :

L’intoxication alcoolique est une maladie grave et potentiellement mortelle.

  • Assurez-vous que la personne reste éveillée
  • Maintenez son niveau d’hydratation en lui donnant de l’eau
  • Assurez-vous que la personne a bien chaud
  • Restez avec la personne – ne la laissez jamais seule
  • Surveillez ses symptômes
  • Assurez-vous qu’elle est allongée sur le côté afin qu’elle ne s’étouffe pas dans son propre vomi

A ne pas faire :

  • Lui dire que ça va passer en dormant. La teneur d’alcool dans le sang peut continuer à augmenter, même si la personne ne boit pas.
  • Lui donner du café. Cela pourrait déshydrater la personne encore plus.
  • Lui demander de marcher. Cela pourrait provoquer des chutes et des bosses, ce qui pourrait entraîner des blessures graves, étant donné l’affaiblissement des fonctions du cerveau.
  • Lui demander de prendre une douche froide. L’alcool fait baisser la température corporelle, et le refroidir encore plus pourrait provoquer une hypothermie.

Enfin, n’attendez pas l’apparition de tous les symptômes d’une intoxication alcoolique pour intervenir et n’hésitez pas à appeler les urgences pour avoir une aide médicale immédiate. Rappelez-vous, la teneur en alcool peut s’élever rapidement, et le temps compte dans cette situation. Une minute trop tard, et cela pourrait signifier des dommages irréversibles ou même la mort.

Comment prévenir l’intoxication alcoolique

Vous n’avez pas besoin d’être un expert scientifique pour savoir que vous pouvez prévenir l’intoxication alcoolique pour vous ou pour vos amis. Je crois que la première chose et la plus importante que vous pouvez faire est de pratiquer l’autocontrôle. Evitez de participer à tout concours de consommation d’alcool pour vous-même ou découragez vos amis de le faire. C’est en effet une pratique infaillible pour provoquer une intoxication alcoolique.

Cependant, si vous avez décidé de prendre quelques verres, je recommande personnellement de suivre ce protocole naturel à l’avance pour protéger votre corps :

  • N-acétylcystéine – Prenez au moins 200 milligrammes de N-acétylcystéine 30 minutes avant de boire pour aider à atténuer les effets toxiques de l’alcool. La N-acétylcystéine augmente le glutathion et réduit la toxicité de l’acétaldéhyde qui provoque de nombreux symptômes de l’ivresse.
  • Vitamine B – L’alcool réduit les vitamines B essentielles qui aident à l’éliminer du corps. Le NAC semble être encore plus efficace lorsqu’il est combiné avec de la thiamine, ou vitamine B1.
  • Chardon Marie – Le chardon-Marie contient de la silymarine et de la silybine, des antioxydants qui sont connus pour protéger le foie des toxines, y compris les effets de l’alcool. Non seulement il a été prouvé que la silymarine augmente le glutathion, mais elle aide également à régénérer les cellules du foie.
  • Vitamine C – L’alcool peut priver votre corps de vitamine C qui est importante pour réduire le stress oxydatif induit par l’alcool dans votre foie. Assurez-vous d’obtenir des quantités suffisantes de vitamine C, par le biais de suppléments ou d’agrumes, avant de prendre toute boisson alcoolisée.
  • Magnésium – Le magnésium est un autre nutriment que l’alcool peut affaiblir alors que nous sommes nombreux à en manquer. De plus, le magnésium a des propriétés anti-inflammatoires qui peuvent aider à réduire certains symptômes de la gueule-de-bois. Si vous ne mangez pas beaucoup d’aliments riches en magnésium, il peut être très utile de prendre un supplément de magnésium avant une soirée.

Ces mesures avant de boire sont indispensables pour alimenter votre corps en vitamines, antioxydants et autres nutriments qui protègeront votre foie et aideront à assimiler et éliminer l’alcool de votre organisme.

D’autres mesures pratiques peuvent vous aider :

  • Restez hydraté – Buvez un verre d’eau avec chaque boisson alcoolisée pour aider à prévenir la déshydratation. Au coucher, boire un ou deux grands verres d’eau pour aider à chasser les symptômes de la gueule de bois le lendemain matin.
  • Mangez avant de boire et aussi en buvant – Si vous avez l’estomac vide, cela va accélérer l’absorption d’alcool dans votre corps. Cela peut également entraîner de graves irritations de l’estomac. Gardez bien à l’esprit de manger avant de boire de l’alcool et grignotez des amuse-gueule lorsque vous buvez de l’alcool. A tout le moins, essayez cette astuce de sagesse issue de la région Méditerranéenne : prendre une cuillère à soupe d’huile d’olive avant de boire de l’alcool pour aider à prévenir la gueule de bois.
  • Régénérez les électrolytes – Essayez de boire de l’eau de coco avant d’aller au lit pour aider à réduire les symptômes de la gueule de bois le matin.
  • Choisissez les alcools clairs – En général, les alcools clairs (vodka, gin, ou vin blanc) contiennent moins de congénères (différentes sortes d’alcools) que les variétés les plus sombres (cognac ou whisky).
  • Arrêtez dès que vous sentez les premiers signes, comme des bourdonnements ou étourdissements – Lorsque vous vous sentez légèrement grisé, c’est un signe que les voies de détoxification de votre corps sont débordées. Cessez de boire, un certain temps, ou pour toute la journée, pour permettre à votre corps de métaboliser l’alcool efficacement.

Par ailleurs, je déconseille de boire quand vous vous sentez déprimé ou pire, abattu, car cela ne pourrait conduire qu’à une consommation d’alcool inconsciente et non contrôlée. Notez bien que l’alcool peut réellement altérer la biochimie de votre cerveau et réduire vos niveaux de sérotonine, une substance biochimique de régulation de l’humeur de votre cerveau,. Cela augmenterait votre anxiété et votre stress au lieu de les réduire.

Plutôt que de tomber dans le cercle vicieux de l’abus d’alcool, je recommande de traiter votre santé émotionnelle dès que possible. Essayez la technique de libération émotionnelle (EFT), qui est l’un des outils de psychologie énergétique les plus efficaces que je connaisse pour ma part.

Article en bref

En général, les femmes sont plus vulnérables à l’intoxication alcoolique. Elles ressentent les effets de l’alcool plus rapidement que les hommes de même taille. Malheureusement, elles sont aussi davantage prédisposées à souffrir des problèmes causés au corps par la prise d’alcool à long terme.

La teneur en alcool dans le sang, également appelée concentration d’alcool dans le sang, se réfère à la quantité d’alcool trouvée dans le sang. Elle est exprimée en poids d’éthanol, mesuré en grammes par 100 millilitres de sang ou 210 litres d’air. Cette teneur peut être mesurée soit à l’aide d’un éthylotest, un test sanguin ou un test d’urine.

En règle générale, les bières les plus foncées et amères ont une teneur supérieure en alcool. Les vins rouges, par ailleurs, ont une teneur en alcool plus élevée que les vins blancs, sauf pour le chardonnay. En outre, les vins doux ont un plus faible taux d’alcool. Cependant, tous les alcools clairs ont une teneur en alcool de 40 %, sauf pour l’alcool de grain (eau-de-vie). Alors que les alcools sombres ont plus de teneur en alcool, comme le vin rouge, les variantes plus sucrées en contiennent moins.

Les lignes directrices alimentaires standard pour les Américains de 2010 considéraient qu’une consommation modérée d’alcool pour les femmes ne dépassait pas un verre par jour, et pour les hommes deux verres par jour.

par le Dr. Mercola

Références:

1. Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Alcohol and Public Health: Alcohol-Related Disease Impact (ARDI)
2. National Institutes of Health (NIH) on Alcohol Abuse and Alcoholism
3. Drink Aware UK
4. Brown University Health Promotion
5. Alcohol Controls
6. University of Notre Dame
7. Centers for Disease Control and Prevention, Alcohol and Public Health
8. Virginia Tech
9. University of Texas
10. Journal of Pharmacology, 1988 May;245(2):pp. 407-12
11. Alcoholism Clinical and Experimental Research, 1984 September-October;8(5):pp.451-8
12. Scandinavian Journal of Gastroenterology
13. American Journal of Psychiatry, 2001 February;158(2):pp.198-204
14. The Lancet Oncology, 2007 April;8(4):pp.292-3
15. Journal of Studies on Alcohol Supplement, 2002 March;(14):pp.118-28
16. Journal of Studies on Alcohol, 2004 Jan;65(1):pp. 37-45