
Face à la récente médiatisation de l’hantavirus, présenté par certains comme une potentielle nouvelle menace pandémique, le médecin infectiologue Christian Perronne livre une analyse sans concession. Selon lui, la panique actuelle autour de cette maladie soulève de nombreuses interrogations, tant sur le plan médical que géopolitique.
Une souche connue depuis plus de trente ans
Au cœur des inquiétudes actuelles se trouve la souche Andes de l’hantavirus, soudainement mise en avant pour sa supposée contagiosité. Pourtant, le spécialiste rappelle que cette variante n’a rien de nouveau : décrite pour la première fois en 1995, elle a été à l’origine d’une petite épidémie en Argentine dès 1996. En plus de trente ans d’existence, elle n’a provoqué aucun dégât majeur à l’échelle mondiale.
Historiquement, la contamination par un hantavirus nécessitait d’inhaler des déjections de rongeurs dans un espace confiné, sans aucune transmission interhumaine. Si les experts concèdent aujourd’hui qu’une transmission entre humains est possible avec la souche Andes, les conditions requises sont extrêmement restrictives. Il faudrait en effet un confinement très proche et prolongé dans un même local, voire un échange de salive ou des relations intimes.
« Ce n’est pas avec ça qu’on va faire une pandémie. »
Le médecin souligne ainsi que le risque d’une propagation massive est extrêmement faible et complexe à réunir.
Un emballement médiatique et des mesures incohérentes
L’incident récent survenu sur un bateau, ayant entraîné quelques dizaines de cas et trois décès tragiques, a suffi à déclencher une couverture médiatique alarmiste, traitant l’hantavirus comme la nouvelle maladie du siècle. L’arrivée du directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, à Ténérife a d’ailleurs renforcé cette dramatisation.
Le traitement des patients illustre, selon l’infectiologue, une gestion théâtrale et profondément incohérente. D’un côté, des individus équipés de scaphandres évacuent les malades traités comme des pestiférés. De l’autre, des policiers et des membres d’équipage se tiennent à proximité sans la moindre tenue de protection. L’absurdité culmine avec le rapatriement des passagers français : placés dans un avion de ligne classique sans mesure d’isolement, ils ont été strictement confinés dès leur atterrissage à Paris.
Pour le spécialiste, l’explication de l’épisode du navire est pourtant triviale. Les bateaux abritant fréquemment des rongeurs, il est fort probable que le système de climatisation ait simplement dispersé des particules contaminées dans l’air ambiant. Une simple dératisation et l’arrêt de la ventilation auraient constitué la réponse adéquate, loin du récit d’une future pandémie.
Géopolitique, retraits de l’OMS et intérêts pharmaceutiques
Au-delà des incohérences sanitaires, le médecin pointe du doigt un calendrier troublant. L’alerte est initialement partie d’Argentine, un pays qui venait tout juste d’emboîter le pas aux États-Unis en annonçant son retrait de l’OMS. Il y voit une possible manœuvre politique :
« Pour moi, c’est évident que ça semble une punition contre l’Argentine. »
Enfin, l’aspect industriel soulève également de sérieux doutes. Le laboratoire Moderna développe actuellement un nouveau vaccin à ARN messager ciblant les hantavirus. Ce développement, initié avant même l’incident du bateau, surprend pour une maladie qui, jusqu’à très récemment, ne représentait pas une menace de santé publique majeure dans le monde. Face à cette accumulation d’éléments, la conclusion de Christian Perronne est sans appel : toute cette affaire « sent la manipulation à plein nez ».
🦠 #Hantavirus : « Ça sent la manipulation à plein nez. »
‼️« Ce qui me choque le plus, c’est que si on regarde bien, c’était parti de l’Argentine, or l’Argentine venait de suivre les États-Unis pour quitter l’#OMS. Pour moi, c’est évident que ça semble être une punition contre… pic.twitter.com/9iydwaav5A
— Tocsin (@Tocsin_Media) May 11, 2026
Source : x.com







