Le changement (mais quel changement ?), c’est maintenant !

Par Arnaud Cocaul, membre du Think Tank ObésitéS, médecin nutritionniste.

D’après des données issues de l’étude NutriNet-Santé* supervisée par le Professeur Serge Hercberg, le fait de manger sous le coup d’émotions négatives, comme la solitude affective, impacte davantage le comportement alimentaire féminin. Les données recueillies dégagent une forte émotivité alimentaire chez 52% des femmes contre 20% pour les hommes.

Le fait de se mettre au régime ou de se sentir au régime provoque une dégradation de la prise alimentaire chez les femmes. On observe un risque de doublement de la probabilité d’être en surpoids. Dans cette situation, les hommes sont nettement moins touchés par cet état de fait.

On revient sans arrêt à ce principe fort : se sentir au régime, être au régime ou avoir seulement l’intention de s’y mettre, provoque une dégradation de notre capacité à gérer sereinement notre alimentation. Et cela est encore plus vrai chez la gente féminine. Les régimes restrictifs font donc plus de mal que de bien. Cela ne veut pas dire qu’il faut rester les bras croisés en attendant le refroidissement climatique. Mais il faut agir différemment, par une autre voie. Celle qui privilégie le changement global de son mode de vie, y compris en renforçant le lien social.

www.etude–nutrinet-sante.fr

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