
Le secrétaire américain à la Santé, Robert F. Kennedy Jr., a récemment dévoilé de nouvelles recommandations alimentaires pour les Américains. Cette nouvelle pyramide alimentaire est littéralement inversée : elle place désormais les protéines, les produits laitiers, les graisses saines, les légumes et les fruits au sommet, reléguant les céréales tout en bas de l’échelle. Cet article a été initialement rédigé par Suzanne Burdick, Ph.D.
Un changement de paradigme historique
Lors d’un point presse à la Maison-Blanche, RFK Jr. a qualifié ces modifications de « refonte la plus significative de l’histoire de la politique nutritionnelle fédérale ». Ces recommandations officielles, valables jusqu’en 2030, deviendront la norme par défaut pour les repas servis aux écoliers, aux militaires, aux vétérans, aux personnes âgées et aux familles à faible revenu participant à des programmes fédéraux tels que WIC et Head Start.
Kennedy a déclaré avec fermeté :
« Ces directives remplacent des hypothèses dictées par les lobbys industriels par des objectifs de bon sens et une intégrité scientifique de référence. Ces nouvelles directives vont révolutionner la culture alimentaire de notre nation et rendre l’Amérique à nouveau en bonne santé. Pendant des décennies, les Américains sont tombés de plus en plus malades tandis que les coûts de santé ont explosé. La raison est claire : la dure vérité est que notre gouvernement nous a menti pour protéger les profits des entreprises, en nous disant que ces substances pseudo-alimentaires étaient bénéfiques pour la santé publique. La politique gouvernementale a promu et subventionné les aliments ultra-transformés et les glucides raffinés, fermant les yeux sur leurs conséquences désastreuses. Aujourd’hui, les mensonges s’arrêtent. »
La fin de la guerre contre les graisses saturées
Selon RFK Jr., le public pourrait penser que la nouvelle pyramide est à l’envers, car l’ancienne accordait la plus grande place aux céréales et la plus petite aux graisses. « Mais elle était en fait à l’envers avant — nous l’avons simplement remise à l’endroit », a-t-il précisé. L’ancien modèle nutritionnel décourageait à tort la consommation de graisses saines et de protéines.
Les précédentes recommandations alimentaires américaines limitaient drastiquement les graisses saturées, conseillant de les remplacer par des huiles végétales industrielles, comme le rappelle Nina Teicholz, Ph.D., journaliste scientifique et auteure de l’ouvrage The Big Fat Surprise.
Cependant, malgré l’enthousiasme de Kennedy pour réhabiliter ces nutriments, les nouvelles directives maintiennent toujours un plafond de 10 % des calories quotidiennes pour les graisses saturées, comme l’a écrit Nina Teicholz récemment.
Le site officiel indique que chaque Américain devrait consommer entre 1,2 et 1,6 gramme de protéines animales ou végétales par kilogramme de poids corporel par jour, accompagnées de graisses saines issues d’aliments complets (œufs, fruits de mer, viande, produits laitiers entiers, noix, graines, olives et avocats). Il est également recommandé de consommer trois portions de légumes, deux portions de fruits et deux à quatre portions de céréales complètes par jour.
Une offensive contre la malbouffe et les sucres ajoutés
Fait marquant : la nouvelle pyramide exclut totalement les sucres ajoutés. Il est vivement conseillé, en particulier pour les enfants, de les éviter complètement au profit des sucres naturellement présents dans les fruits entiers et les produits laitiers nature.
Pour la première fois, ces directives s’attaquent directement aux aliments ultra-transformés et fixent des limites strictes pour le sucre dans les achats de l’État. L’objectif est de privilégier la « vraie » nourriture, définie comme des aliments peu transformés, préparés avec un minimum d’ingrédients et sans sucres ajoutés, huiles industrielles, arômes artificiels ou conservateurs.
Le commissaire de la FDA, Marty Makary, a cité une étude montrant que les Américains tiraient plus de la moitié de leurs calories d’aliments ultra-transformés, un constat alarmant également partagé par un récent rapport officiel des CDC.
« Nous avons maintenant une génération d’enfants accros aux glucides raffinés et carencés en protéines », a alerté Makary.
Kennedy a renchéri sur la gravité de la situation :
« Si un adversaire étranger cherchait à détruire la santé de nos enfants, à paralyser notre économie, à affaiblir notre sécurité nationale, il n’y aurait pas de meilleure stratégie que de nous rendre dépendants aux aliments ultra-transformés. Il est choquant que notre propre gouvernement ait contribué à ces changements cataclysmiques dans notre alimentation. Les dégâts sont réels. »
L’évolution des aides alimentaires dans les supermarchés
Plus de 40 millions d’Américains dépendent du programme SNAP pour se nourrir, selon une fiche d’information officielle. Actuellement, les boissons sucrées, les bonbons et les chips figurent parmi les articles les plus achetés via cette aide. Étant donné que 78 % des bénéficiaires du SNAP dépendent également de l’assurance maladie publique (Medicaid), ces incitations à la malbouffe font grimper en flèche les coûts de santé supportés par les contribuables.
Une simple réduction de 10 % du taux d’obésité permettrait aux États-Unis d’économiser 30 milliards de dollars sur les dépenses médicales, a souligné Mehmet Oz, administrateur des Centers for Medicare & Medicaid Services.
L’offre dans les magasins participant au programme devrait donc bientôt évoluer. Brooke Rollins, à la tête du ministère de l’Agriculture, a annoncé que l’agence finalisait de nouvelles normes pour les rayons. Les quelque 250 000 commerces acceptant ces aides devront doubler la quantité d’aliments de base sains proposés à la population.
Source : tdefender.substack.com
