Les dossiers Epstein montrent qu’ils avaient tout planifié

Les tout nouveaux dossiers Epstein déclassifiés pourraient bien démontrer que l’infrastructure nécessaire pour tirer profit d’une pandémie mondiale majeure avait été méticuleusement mise en place des années avant l’apparition du COVID-19. Ces documents, analysés en profondeur par le journaliste d’investigation Sayer Ji, exposent un vaste système financier construit autour des pandémies, fonctionnant discrètement bien avant que le monde ne se confine. Ils révèlent également l’identité de nombreux acteurs clés impliqués dans ce réseau.

Jeffrey Epstein, architecte financier au service de Bill Gates

La piste documentaire commence en 2011, avec des courriels internes de la banque JP Morgan montrant que Jeffrey Epstein a contribué à concevoir l’appareil financier qui allait ensuite permettre de sécuriser plus de 100 millions de dollars de financement pour la Fondation Gates. Dans ces échanges, Epstein conseillait les dirigeants les plus haut placés de la banque sur la manière de présenter un fonds dont Gates serait le donateur principal, spécifiquement destiné à attirer des investissements dans les vaccins. Ce projet se présentait officiellement comme une initiative caritative, mais était en réalité conçu pour générer d’énormes profits, créant ainsi un pipeline permanent permettant à des sommes colossales d’affluer vers le développement vaccinal sous couvert de philanthropie.

À cette époque, Bill Gates était déjà fortement investi dans le développement de vaccins. Toutefois, selon Epstein, Gates était terriblement frustré, car la Fondation Gates avait déjà dépensé des milliards sans pouvoir exhiber de véritable grand succès. Gates avait effectivement un long historique dans ce domaine remontant au début des années 2000, mais ses efforts étaient déjà entachés de controverses, notamment concernant la distribution massive de vaccins dans les pays du tiers-monde, qui auraient par la suite été associés à des cas d’infertilité généralisée.

La création du Fonds mondial d’investissement pour la santé

Deux ans plus tard, en 2013, le projet de financement vaccinal sur lequel Gates et Epstein travaillaient ensemble se concrétisa enfin. La Fondation Gates créa une structure d’investissement spéciale appelée le Global Health Investment Fund (Fonds mondial d’investissement pour la santé). En apparence, ce fonds permettait à des investisseurs privés d’injecter de l’argent dans le développement de médicaments et de vaccins dans le but déclaré d’améliorer la santé mondiale, avec des rendements stables de 5 à 7 %.

Cependant, la particularité de ce montage résidait dans une garantie de 60 % du capital offerte aux investisseurs. Concrètement, les investisseurs privés ne risquaient qu’un maximum de 40 % de leur mise initiale en cas d’échec. Les 60 % restants étaient couverts par la Fondation Gates et ses partenaires, grâce à de l’argent philanthropique et public. En d’autres termes, les investisseurs privés empochaient la majeure partie des profits en cas de succès, tout en étant largement protégés des risques les plus importants par l’argent des contribuables et des donateurs. Ce dispositif transformait ainsi les problèmes de santé mondiale, comme les pandémies, en opportunités commerciales extrêmement lucratives à faible risque.

L’alignement des élites sur la gouvernance pandémique

Le rôle d’Epstein ne s’arrêta pas là. Au fil des années, il continua d’étendre l’influence de Gates dans le domaine de la préparation aux pandémies. En 2015, les documents montrent que la Fondation Gates était déjà en discussions actives avec plusieurs groupes au sujet des pandémies et des réponses mondiales à y apporter, bien avant toute épidémie. Nombre de ces groupes étaient liés à l’International Peace Institute, qui proposa cette même année une réunion d’experts de haut niveau à Genève, consacrée aux moyens les plus efficaces de prévenir et de gérer les pandémies.

Bien que la Fondation Gates ait publiquement refusé de financer l’événement, celui-ci eut lieu malgré tout, présidé par son directeur Terje Rød-Larsen. Cette réunion rassembla des acteurs majeurs, dont le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, la Banque mondiale, MSF International et de hauts responsables des Nations Unies. Il est à noter que Rød-Larsen connaissait personnellement Gates et avait dîné avec lui à la résidence de Jeffrey Epstein seulement deux ans auparavant. Même après le refus de financement, Epstein parvint à maintenir le canal de communication avec Rød-Larsen en lui transmettant un article de Gates sur la préparation aux pandémies. Epstein agissait ainsi comme un intermédiaire officieux, diffusant l’influence de Gates et contribuant à aligner les idées sur les pandémies à travers différentes institutions.

2017 : les pandémies deviennent une catégorie d’investissement

Le véritable tournant se produisit en 2017, lorsque le langage changea complètement. Dans leurs communications, Epstein et d’autres membres du cercle rapproché de Gates discutaient désormais ouvertement des pandémies comme s’il s’agissait d’opportunités commerciales. Les pandémies étaient traitées comme une catégorie d’investissement permanente, au même titre que l’énergie, la technologie ou la construction. Le concept de pandémie n’était plus perçu comme une catastrophe rare, mais comme un événement pouvant être prédit, planifié et potentiellement transformé en source massive de revenus.

Durant cette période, Epstein introduisait également des spécialistes directement dans le bureau de Gates dans le but spécifique de simuler des pandémies. Un exemple frappant est un fil de messages provenant du téléphone d’Epstein avec un médecin non identifié, citant son expérience professionnelle auprès des Nations Unies, de l’OMS, de la Fondation Gates et de la Banque mondiale. Ce médecin mentionnait spécifiquement la simulation de pandémie comme une compétence clé de son parcours. En réponse, Epstein recommanda directement de le mettre en contact avec Bill Gates.

Par une coïncidence troublante, cette même année 2017, la Banque mondiale lança la toute première facilité de financement d’urgence pandémique, un fonds catastrophe pandémique inédit proposant 320 millions de dollars en obligations destinées à être vendues à des investisseurs privés. Les coronavirus figuraient explicitement parmi les risques couverts par ces obligations. Cela suggère, au minimum, que ces institutions planifiaient déjà financièrement une épidémie de type coronavirus au moins trois ans avant qu’elle ne survienne.

Event 201 : la répétition générale six semaines avant le COVID

En octobre 2019, soit à peine six semaines avant l’apparition officielle du COVID-19, eut lieu ce qui ressemble à une répétition grandeur nature. L’Event 201 fut un exercice majeur de simulation de pandémie, spécifiquement modélisé sur un nouveau coronavirus. Il fut co-organisé par le Centre pour la sécurité sanitaire de l’Université Johns Hopkins, le Forum économique mondial et la Fondation Bill et Melinda Gates.

Cet exercice portait principalement sur la manière de façonner les politiques gouvernementales lors d’une épidémie virale, la distribution des approvisionnements en médicaments, le contrôle de la couverture médiatique et des messages de santé publique, la gestion et la limitation des publications sur les réseaux sociaux, les moyens de contraindre le grand public à respecter les règles et réglementations, et la coordination d’une réponse unifiée entre les pays.

Un faisceau d’indices troublant

Bien que ces documents ne constituent pas à eux seuls une preuve définitive, lorsqu’on les combine avec l’ensemble des autres éléments accumulés au cours des cinq dernières années — les brevets préexistants sur les coronavirus, la technologie vaccinale à ARN messager, les protéines spike, les millions de dollars de financement dirigés vers la recherche sur le gain de fonction — le tableau d’ensemble devient de plus en plus difficile à ignorer.

Ce réseau avait déjà construit les outils financiers, les plans d’action politique, les simulations pandémiques, les brevets vaccinaux et les connexions entre élites nécessaires pour répondre à une épidémie mondiale majeure et en tirer profit. L’argent était là. Les répétitions avaient eu lieu. Les coronavirus étaient déjà identifiés. Les acteurs clés étaient alignés des années à l’avance. Il ne s’agit pas de théories, mais d’événements documentés qui, au minimum, soulèvent des questions extrêmement sérieuses. Comme le souligne l’article original de Sayer Ji, pour identifier le véritable responsable lorsqu’un événement de cette envergure se produit sur la scène mondiale, il suffit de se poser une question simple : à qui cela profite-t-il ?

Source : EONutrition