Les 10 principaux aliments responsables de la démence

La démence est une maladie dévastatrice et progressive. Il est essentiel de comprendre et d’éviter certains facteurs alimentaires qui peuvent accélérer cette dégénérescence. Cet article détaille les dix aliments qui pourraient contribuer à provoquer la démence et les mécanismes sous-jacents à surveiller.

Les mécanismes de progression de la démence

Pour comprendre l’impact des aliments sur la démence, il est important de connaître les mécanismes de progression de cette maladie. La démence augmente rapidement avec l’âge. Voici quelques statistiques illustrant cette progression : – Entre 60 et 65 ans : environ 1,33 % de la population est touchée. – Entre 65 et 70 ans : environ 2,2 %. – Entre 70 et 75 ans : 3,8 %. – Entre 75 et 80 ans : 6,5 %. – Entre 80 et 85 ans : 11,6 %. – À partir de 90 ans : plus de 20 %. – Au-delà de 90 ans : plus de 40 %. La progression rapide de la démence s’explique par plusieurs facteurs, notamment la déficience énergétique du cerveau, l’inflammation chronique, et la génétique.

L’importance de l’énergie et de la stimulation pour le cerveau

Le cerveau, bien qu’il ne représente que 2 % du poids corporel, consomme plus de 20 % de l’énergie totale du corps. Cette énergie provient principalement des glucides et des cétones, ainsi que de l’oxygène. Les mitochondries, présentes dans les cellules, jouent un rôle crucial dans la production de cette énergie. De plus, la stimulation est essentielle pour maintenir la fonctionnalité cérébrale. Sans stimulation continue, le cerveau, tout comme les muscles immobilisés par un plâtre, commence à se détériorer rapidement.

Facteurs génétiques et épigénétiques

Les gènes influencent la prédisposition à la démence, mais l’expression de ces gènes est modulée par des facteurs épigénétiques. Ainsi, même si l’on hérite de certains gènes, leur activation dépend largement du mode de vie et des choix alimentaires.

Inflammation chronique

L’inflammation chronique et de bas grade est un facteur chimique important dans la dégénérescence cérébrale. Le stress oxydatif, les toxines environnementales, les allergies alimentaires et la dysbiose intestinale y contribuent de manière significative.

Les 10 aliments à éviter pour prévenir la démence

1. Alcool en excès

La consommation excessive d’alcool est neurotoxique. Elle provoque des dommages directs aux cellules cérébrales, favorise la perméabilité intestinale, et contribue à la stéatose hépatique (foie gras), augmentant ainsi la résistance à l’insuline et l’inflammation. Il est recommandé de limiter la consommation d’alcool à un ou deux verres occasionnels.

2. Les glucides raffinés

Les glucides raffinés, tels que les sucres ajoutés et les grains transformés, augmentent rapidement le taux de glucose sanguin, favorisant la résistance à l’insuline. Cette condition, souvent appelée « diabète de type 3 », est fortement liée à la démence. Évitez les sucres ajoutés, le sirop de maïs à haute teneur en fructose et privilégiez les sources de glucides complexes comme les légumes non amylacés.

3. Le sucre

La consommation de sucre cause une résistance à l’insuline, favorisant ainsi le développement de la démence. Le fructose contenu dans le sucre contribue à la stéatose hépatique et à une dysbiose intestinale. Limitez les aliments riches en sucre, y compris les jus de fruits concentrés et les fruits secs.

4. Les poissons contaminés par le mercure

Certains types de poissons, comme le thon et l’espadon, contiennent des niveaux élevés de mercure, une neurotoxine puissante. Privilégiez les petits poissons comme les sardines, le maquereau et le hareng, qui sont moins susceptibles de contenir du mercure.

5. Les produits contenant des pesticides

Les produits agricoles intensivement pulvérisés, tels que les fraises, les pommes et les épinards, contiennent souvent des résidus de pesticides, qui sont toxiques pour le cerveau. Optez pour des fruits et légumes biologiques pour ces produits particulièrement vulnérables ou évitez-les.

6. Les édulcorants artificiels

Les édulcorants artificiels comme l’aspartame et le sucralose ont des effets néfastes sur le cerveau. Ils perturbent la flore intestinale et augmentent ainsi le risque de fuites intestinales et inflammations. Privilégiez les édulcorants naturels, tels que la stevia et le fruit du moine, en quantité modérée.

7. Les graisses trans et les huiles végétales

Les graisses trans et les huiles végétales oxygénées, telles que l’huile de soja et de maïs, provoquent une inflammation et un stress oxydatif, augmentant ainsi le risque de démence. Utilisez des graisses stables comme l’huile de coco et le beurre clarifié.

8. Les aliments riches en lectines

Les lectines présentes dans les aubergines, les poivrons, les tomates et les pommes de terre peuvent provoquer des inflammations intestinales, entraînant des fuites intestinales et une inflammation cérébrale. Limitez leur consommation ou assurez-vous de les préparer de manière à réduire leur teneur en lectines.

9. La caféine en excès

La consommation excessive de caféine contribue à un stress accru et perturbe le cycle veille-sommeil en inhibant la production de mélatonine. Limitez-vous à deux tasses par jour pour profiter des effets bénéfiques sans les inconvénients.

10. Les additifs alimentaires

Les additifs alimentaires, y compris les colorants artificiels, les arômes et les conservateurs, sont souvent toxiques pour le cerveau. Privilégiez les aliments frais et évitez les produits transformés contenant de nombreux additifs.

Conclusion

Comprendre les aliments et les mécanismes biologiques liés à la démence permet de prendre des mesures proactives pour la prévenir. En évitant les aliments mentionnés ci-dessus et en adoptant une alimentation saine, riche en légumes non amylacés, en graisses saines et en protéines de qualité, il est possible de réduire significativement le risque de démence et de favoriser la santé cérébrale.

Source : Dr. Sten Ekberg