Produits d’hygiène pour bébé : la moitié est à éviter

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Le magazine 60 millions de consommateurs a testé une cinquantaine de produits d’hygiène et de soin pour bébé, en particulier les lingettes. Son constat est alarmant.

INDÉSIRABLES. Composés allergisants ou irritants, présence de phénoxyéthanol ou de propylparaben… Les molécules indésirables sont nombreuses dans les produits d’hygiène pour bébé, selon une enquête du magazine 60 millions de consommateurs, qui a testé les formules de 52 produits d’hygiène et de soin pour nourrisson : lingettes, crèmes pour le lange, liniments, crèmes et laits nettoyants, eaux nettoyantes, eaux micellaires.

Selon cette enquête, 28 produits sont à éviter, y compris parmi les grandes marques.

Perturbateur endocrinien, composé irritant et substance allergisante dans les lingettes

TOXIQUE. Sur les neuf produits de lingettes étudiés, l’association constate que quatre d’entre eux contiennent du phénoxyéthanol alors que l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) déconseille son usage : celle-ci conseille notamment depuis 2012 de ne plus utiliser cette substance, suspectée d’être toxique, dans les produits destinés au siège des enfants de moins de trois ans.

D’autres lingettes présentent du propylparaben, un perturbateur endocrinien potentiel qui sera interdit à partir du 16 avril 2015 dans les produits sans rinçage à appliquer sur le siège des enfants de moins de 3 ans, sur décision de la Commission européenne.

HYPOALLERGÉNIQUE. L’association a également trouvé dans les lingettes testées des traces d’un composé irritant (le propylène glycol) et de deux substances reconnues allergisantes par l’ANSM (l’hydrolysat de protéines de blé et l’imidazolidinyl urée).

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De plus, la mention « hypoallergénique » ne serait pas fiable, puisque 11 produits qui l’affichent sur l’étiquette contiennent bel et bien des composés allergisants…

Alors que faire pour la toilette du nourrisson ? En général, mieux vaut privilégier les produits composés d’un nombre restreint d’ingrédients et qui se rincent, souligne l’enquête. Et ne pas les multiplier car selon l’Inserm, l’excès de soins pourrait être responsable du développement de l’eczéma atopique, une maladie inflammatoire de la peau qui toucherait 1 enfant sur 10.

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